‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 11 sur 135 · PAGE · texte numérisé non relu

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« D'ordinaire nous savons les derniers les désordres de notre maison; nos voisins glosent sur les vices de nos enfants et de nos femmes; nous les ignorons. » Solemus mala'domus nostrœ scire novissimi, ac ïiberorum et conjugurn vitia, vicinis canentibus, ignorare. (S. Jérôme, ép. 48.)

Cette réponse a été faite par deux collégiens, fils d'une personne bien connue.

Voir, sur les jouets d'enfants, le spirituel article de Rigault, Conversations littéraires et morales, collection Charpentier.

« Il n'est rien que je haïsse comme à marchander : c'est un pur commerce de trichoterie et d'impudence; aprez une heure de débat et de barguignage, l'un et l'aultre abandonne sa parole et ses serments pour cinq soûls d'amendement. » (Montaigne, I, 40.)

L'abbé de Choisy dit au Ve livre de la Vie de saint Louis, d'après Guillaume de Chartres, que le roi « voulait que chacun fût habillé selon sa qualité et son âge. » Plus tard, sous Philippe le Bel, les femmes titrées avaient seules le droit de se donner quatre robes par an.

Quand je vois ce luxe effréné qui perce par tous les pores de la société, je ne puis m'empècher de penser à ce bureau de bois grossier, grossièrement travaillé, dont se contentait le descendant de tant de rois, Louis XVIII. Cette table dont il s'était servi en exil, dont il se servait encore aux Tuileries, est actuellement parmi les glo-

rieux souvenirs du musée des souverains. Diogène, qui n'avait pas lu la Civilité puérile et honnête, ayant besoin de cracher pendant qu'un fat 'lui faisait parcourir avec ostentation ses somptueux appartements, et ne voulant pas salir les beaux tapis, cracha au nez du maître de la maison. Nous autres, mieux appris, contentons-nous de dire avec Rollin : «Ameublements, habillements, équipages, rien de tout cela ne rendra un homme plus grand ni plus aimable. »

G. — page \-i.

Je ne sais plus où j'ai lu cette plaisante remarque, que toutes les pièces composant la toilette d'une dame, étant ajoutées les unes aux autres, on obtiendrait une hauteur égale à celle de la colonne \ endôme. U est vrai que c'était avant les crinolines, alors que les dames fiaient écrasées sous le nombre de leurs jupons. Mais voici une observation qui prouve encore une fois de plus qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Un article du journal l'Opinion nationale, -lu 19 octobre 18! montre que la crinoline pourrait remonter, à la rigueur, au temps d'Hésiode (dixième siècle av. J. C). En eil'et, on lit dans les Travaux et les Jours : « Jeune homme, prends garde aux séductions de la Femme dont le vêtement est ballonné par derrière [pygostolos) , qui gracii i babille, etc.* » . .

\ la vue des paniers auxquels nos crinolines a ont non a envier, Addisson pensait toujours à ce voyageur de l'antiquité qui, ayant visité un temple égyptien, eu cherchait le dieu, et s'écriait après avoir vert, au milieu de l'édifice, un petit singe noir accrou] >. tueux palais pour un propriétaire si étrange !

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