‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 113 sur 135 · REVERIE · texte numérisé non relu

REVERIE

La nuit enveloppait encor, d'un voile obscur, Les toits silencieux de la ville endormie; Des célestes flambeaux la troupe réjouie. Vive poussière d'or, scintillait dans l'azur.

Rêveur, sous un ormeau, je respirais l'air pur; Des merveilles du Ciel la divine harmonie Avait plongé mon cœur dans la mélancolie : « Qui sommes-nous?... Quel est notre destin futur?.

Et mes yeux mesuraient l'immense et sombre voûte... La Foi brûlait mon âme, y dévorait le Doute... Une étoile soudain file et vole en éclats.

Je dis, en regagnant ma couche solitaire :

« Un monde s'est brisé!... Tu dois de môme, ô terre !

« Être abîmée... Et moi ! moi je ne péris pas ! »

27G fiel et miel

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