REVERIE
La nuit enveloppait encor, d'un voile obscur, Les toits silencieux de la ville endormie; Des célestes flambeaux la troupe réjouie. Vive poussière d'or, scintillait dans l'azur.
Rêveur, sous un ormeau, je respirais l'air pur; Des merveilles du Ciel la divine harmonie Avait plongé mon cœur dans la mélancolie : « Qui sommes-nous?... Quel est notre destin futur?.
Et mes yeux mesuraient l'immense et sombre voûte... La Foi brûlait mon âme, y dévorait le Doute... Une étoile soudain file et vole en éclats.
Je dis, en regagnant ma couche solitaire :
« Un monde s'est brisé!... Tu dois de môme, ô terre !
« Être abîmée... Et moi ! moi je ne péris pas ! »
27G fiel et miel