PRÉCEPTEUR DE MONSEIGNEUR LE COMTE D'EU
En lui donnant un exemplaire de la première édition du poëme Amour et Charité
Reçois, cher compagnon de mes premiers labeurs, De mon humble volume un amical hommage ; S'il devait resserrer les liens de nos cœurs, J'aurais fait mon plus bel ouvrage.
2 février 1848.
NOTE
Saint-Cloud, février 1848.
Mon cher ami, je viens de recevoir à l'instant le poëme que tu m'as fait le plaisir de m'envoyer; je te remercie et de l'ouvrage, que je vais lire, et de la dédicace que j'ai lue. C'est un bon souvenir dont je te sajs beaucoup de gré
Ta lettre, qui respire la gaieté parfaite, me prouve que tu es complètement heureux, et j'en suis très-satisfait pourtoi. Il était bien temps, après
toutes tes anxiétés et tous tes ennui-, d'avoir une position solide et
agréable. Je suis convaincu que la Liste civile te l'a dounée Tu n'en
voudras qu'à la grippe de mon extrême brièveté. J'ai voulu seulement te dire bonjour et te serrer la main.
Tout à toi. H. Rjgault.
M. Edouard Rey, précepteur chez Madame la Comtesse de Montalivet, rue Tronchet, 17.
Autre lettre après l'envoi de la seconde édition d'ÂMOUR et Charité.
Mon cher camarade, mille remerciments de ton aimable souvenir. Je n'ai pu encore lire Amour et Charité. J'ai été très-occupé de mauvaise prose quand j'aurais bien mieux aimé lire de bons vers; niais je vais me dédommager demain. Je me fais une fête de connaître ta muse. La couverture blanche et rose de ton livre m'annonce bien d'aul ductions encore, toutes fraîches écloses ou toutes prêtes à venir au monde. Tu ne me parles clans ta lettre que d'un premier entant; mais il me semble que te voilà déjà père d'une nombreuse famille encore au berceau. Puisse-t-elle grandir et prospérer au grand soleil du succès ! C'esl li' vœu que je t'envoie de tout mon cœur, avec un ainsi-soit-il des plus sincères et des plus affectueux.
Ton tout dévoué. II. Rigaclt.
Paris, !) mars L856.