A MARIE
Marie I... ah I quel nom cher à ma dévotion ! Le mortel qui gémit, le front dans la poussière. N'implore pas en vain, dans son humble prière, Près des cieux irrités ton intercession.
Oui, ton âme sensible à notre affliction,
Nous soulage en nos maux... Tes flots purs de lumière
Chassent de notre esprit l'obscurité grossière,
Et tu nous viens offrir ta douce affection.
Refuge des pécheurs, ô Vierge tout aimable, Que ton âme s'émeut quand ta bouche adorable Exhale, dans le ciel, pour nous, ce divin cri :
« Pardonne à ces mortels, Seigneur plein de clémence, « Pardonne, car leur cœur s'ouvre à la repentance; « C'est moi qui t'en conjure, ô mon Fils Jésus-Christ! »