‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 127 sur 135 · I III. I.T MIEL · texte numérisé non relu

I III. I.T MIEL

Eh ! ne nous privez pas, malheureux, de qos pères ! Vous n'eûtes donc jamais de tendres bienfaiteurs ? Est-ce vous qui sauriez adoucir nos misères.

Tarir nos premiers pleurs?

Ah ! jetez les regards sur ce pieux asile, Vous ne trouverez pins la richesse inutile... Dieu fournit aux oiseaux, ces fils légers de l'air, Le grain qui les nourrit, un abri dans l'hiver... Mais au pauvre orphelin, seul, en ce vaste monde, A la veuve plaintive, au vieillard sans vigueur, Au malade qui gît sur son grabat immonde, A cette jeune fille, aimable et tendre Heur Que du vice éhonté le vent si tôt menace, Le Ciel laisse ici-bas, afin qu'il le remplace Dans l'emploi de ses dons, le riche et ses trésors.

0 vous qu'un zèle inimitable

Soutient dans vos pieux efforts,

Vous, de qui la main charitable

Est une mine de bienfaits;

Puissiez-vous voir, famille sainte.

Tous vos nobles travaux couronnés de succès !

Et nous, qu'en celle aimable enceinte,

Leur bonté voulut réunir.

Justifions un si haut patronage!

El pour J parvenir.

Redoublons de ferveur, mettons tout en usage. Remercions aussi les vertueuses sœurs

Qui nous donnent des soins de mères,

Et qui, dans leurs leçons si chères,

Nous épargnent tanl de douleurs.

Ce doux séjour, comme un saint temple^ Nmis fournil à la luis le précepte et l'exemple !..,

Mais nos faibles labeurs vont être couronnés; Ces prix disent encor votre munificence;

Vous méritez la récompense, Augustes protecteurs... c'est vous qui la donnez I

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