‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 17 sur 135 · CE QUE PROUVENT SOUVENT LES EXAMENS · texte numérisé non relu

CE QUE PROUVENT SOUVENT LES EXAMENS

Que sçay-je?

(Montaigne, liv. II, 1-2

De nihilo nihil.

Rien ne se fait de rien.

ajERSE. sat. III.)

Nous ne sommes pas nés tous pour la même chose. Tel qui de son. esprit gêne l'essor, l'expose, Le condamne à raser le sol timidement, Quand il avait sa place inscrite au firmament. Napoléon lui-même, avec tout son génie, Eût fait triste figure en votre Académie. S'il eut dû conquérir son baccalauréat, DeBrienne, sans doute, il fût parti soldat.

Cène sont pas toujours les jeunes gens d'élite, Qui, dans les examens, arrivenfle plus vile : Une heureuse mémoire en latin comme en grec, Bien plus que le talent vous oauve de l'échec 4. D'ailleurs le vrai talent est souvent trop timide. Souvent la hardiesse est une sûre égide

Que d'examinateurs seraient embarrassés S'ils subissaient encor leurs examens passé. . Tant l'on exige, hélas, de la pauvre jeunesse D'inutiles travaux que soudain on délaisse ! 5

co SATntE v.

Du étranger voya ni ces antiques tournois,

Amusements guerriers des princes el des rois:

« C'est trop peu, » se mil-il naïvement à dire, « Si tout est sérieux; sinon c'esl trop pour rire'. »

Ainsi des examens qui. la plupart du temps,

Ne prouvent que l'acquit de soixante-deux francs 6.

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