LE FRANÇAIS, BETE NOIRE DE L'UNIVERSITE
tiullus gallus hic eantabil.
Nul coq (ou Français) ne chantera Ici.
(Inscription à Rome, pour dire qu'i aura plus de pape français.)
De tout enseignement plus ou moins littéraire, 11 faut que le français soit la pierre angulaire. Quand on jette un corps dur sur la glace des eaux, Autour du point choqué, des cercles inégaux, Parallèles entr'eux, se décrivent, se chassent; Loin du centre commun roulent et puis s'effacent. Telle est l'instruction : le français tout d'abord 7, Et de ce qui l'entoure il sera le ressort. Les leçons, trop souvent, sans lien se succèdent. Dégoûtent la jeunesse el sans profil l'obsèdent. Qu'elles s'enchaînent donc el sans encombrement, Pour ne point d'un seul coup tuer l'entendement.
Lhomond que nous rend cher sa longue expérience, Veut qu'à petite dose on donne la science 8. Mais l'Université fait les choses en grand:
Aussi l'enfant, chez elle, apprend et désapprend.
Car lorsqu'ils ont suivi, dix ans, vos doctes règles,
Vos élèves, messieurs, sont-ils, non pas des aigles,
Possèdent-ils toujours cet honnête savoir
Que pour gagner son pain chaque homme doit avoir,
Ou n'est-ce simplement qu'un faux air de science?
Deux Grecs ont, je le sais, dit que la vraisemblance
L'emporte sur le vrai : serait-ce votre avis 9?
Les Gorgias, je crois, sont un peu vos amis.
On ne juge des gens d'ailleurs qu'à la figure.
Et l'or même n'a pas l'éclat de la dorure.
On serait, toutefois, beaucoup trop e dgeant
Si l'on ne trouvait pas assez pour son argent.
Heureux donc les parents, quand leur fils sait bien lire,
Mettre un peu i'orthojraphe et proprement écrire,
Au sortir du collège, après dix ans d'efforts!
Dedans il savait tout, il ne sait rien dehors 10-
S AT IKK V.