I.E GREC ET LE LATIN SLR LE MODE PARISIEN
...Qui, dès leur tendre en Tance, élevés dans Paris sentaient encor le cliou dont ils Turent nourris.
Boileai, Soi. III)
Paris doit renoncer aux prétentions vaines
De prononcer le grec mieux que les Grecs d'Athènes.
Car c'est plaisant d'entendre un lettré du pays
Se demander quel grec on apprend à Paris:'
Le grec! nous le rendons méconnaissable et terne.
Qu'un enfan! du Pfrée, à la façon moderne,
Le di e. il reprendra cel air oriental
Qui reproduit si bien son type original.
En conservant au grec son cachet véritable.
S'il devient plus utile, il est plus agréable.
Qu'on le parle, et joyeux l'antique Parthénon,
Brisé, superbe encor. reconnaît ce douxson
Qu'il répétait jadis du liant de l'Acropole,
Quand vers lui s'élançait la foule ardente et folle
Qui bruyante accourait demander tant de fois
A Minerve un triomphe, un oracle ou des lois.
Le grec ainsi montré disposerai! l'enfance
A prononcer, un jour, avec bien plus d'aisance.
Des sons, le désespoir de nos gosiers français,
Des sons qu'ont retenus l'Allemand et l'Anglais.
El qu'ils ont pris, je pense, où les a pris l'Altique11
Je veux, à ce propos, citer un fait comique
Qui prouve qu'on devait, même pour le latin,
Adopter un accent. Sans doute, il est certain
Que la bouche d'Horace eût mieux dit ; mais en somme,
Que ne le parle-t-on comme on le parle à Rome?
N'est-il pas naturel d'espérer qu'en ces lieux
Où Virgile chantait ses vers harmonieux,
Le peuple ait conservé dans sa langue si belle
Qu'on la croit du latin, tant elle le rappelle,
Quelques traces du ton, des grâces de jadis,
Que ne peut soupçonner la race de Clovis ?
C'est alors qu'à bon droit ce latin qu'on épelle,
Fût devenu pour nous la langue universelle.
J'ai lu qu'au temps passé, des princes et des rois,
Par le même intérêt, tous poussés à la fois.
De leur respect donnant une pompeuse marque,
Voulurent saluer un illustre monarque.
Quand les ambassadeurs eurent parlé, dit-on,
Avec beaucoup de grâce et beaucoup de bon ton,
Le ministre chargé de faire la réplique
Dit à son souverain : « Doux maître, je me pique
« De montrer à ces gens qui semblent si courtois,
« Que de la politesse ils ignorent les lois.
« Sommes-nous donc forcés de connaître leurs langues*?
« Ne peut-on en latin débiter ses harangues? »
A peine eût-il fini son discours d'apparat
Qu'on murmurait, taxant d'orgueil le potentat
Pour n'avoir pas daigné se servir d'un langage
Qui, dans l'Europe instruite, est d'un commun usage.
Tous parlaient latin; nul ne s'en était douté.
Pourquoi? Je le demande à l'Université.
F ATI RE V