‹ Satires parisiennes du XIXe siècleChapitre 39 sur 135 · TIHK VII · texte numérisé non relu

TIHK VII

t Du travail ! Vous m' ffrèz un bien maigre régal :

i C'est acheter trop cher sa place à L'hôpital. peine,

« MicLiwaut. pour mes vieux jour-, el sans beaucoup de « Gagner d'un coup de dé quelque riche domaine. •

— Oui, riche au premier coup el paui re au coup suivant; Vous marchez, croyez-moi, sur un terrain mouvant...

La hideuse misère et sa cruelle escorte Assiégeront demain peut-être votre porte...

— « Eh bien, vaincre ou mourir! Si je suis ruiné. < A la terre je rends ce qu'elle m'a donné ! ... »

Et voilà le secret de tant de suicides.

Que faire? Si parfois ils se montraient lucides,

On pourrait les traiter; mais ce mal. tout nouveau,

Est une fièvre ardente, un transport au cerveau

Qui sans cesse au malade inocule sa rage.

Ils désirent toujours, ces Midas de notre âge,

Que ce qu'ils ont touché se convertisse en or.

Giell d'un don si fal al préserve uousencor !

Soustrais à leur contact notre fertile Beauce

Dont ils feraient sans doute, en jouant à la hausse.

Une Californie au lieu d'un bon grenier.

Si la Loi n'était plus le puissant bouclier

Qui défend l'homme en butte aux manœuvres coupables

De ceux qui pour de l'or affamenl leurs semblables.

Aussi quand l'or lienl lieu des vertus qu'un n'a pas.

Qu'à l'opulent coquin on parle chapeau bas,

Tandis qu'en abordanl le pauvre, mais honnête,

Sans scrupule on le garde enfoncé sur sa tête,

Que di1 gens peuvenl dire : » On fête les filous,

« Pauvre l'on meurt de faim... hurlons avec les loups! »

LA PLAIE DE L'OR

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