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11 parait, s'il en faut croire le célèbre écrivain allemand du récit duquel je vais extraire et traduire quelques lignes, qu'il y a eu un pays lointain, en Afrique, où les richesses ne gâtaient point le cœur des hommes. Voici un fait qui se passa devant Alexandre-le-Grand, en présence du roi africain qui rendait publiquement la justice à ses sujets: «0 roi, disait l'un d'eux, j'ai acheté de cet homme un champ, et quand je remuai la terre, j'y trouvai un trésor. Il n'est pas à moi, car je n'ai acheté que le champ et non le trésor caché; malgré cela le vendeur ne veut point le reprendre. — Je suis aussi consciencieux que mon concitoyen, répondit l'adversaire; je lui ai vendu mon bien avec tout ce qu'il renferme et par conséquent le trésor. ».... Le roi parla aiusi : « Tu as un fils, mon ami ? — Oui. — Et toi une tille? — Oui. — Vos enfants s'aiment-ils? — Oh ! beaucoup. — Fort bien ! Mariez vos enfants et donnez-leur le trésor trouvé en dot. Voilà ma sentence. » Alexandre avoua que dans son pays on eût mis en liberté les deux hommes, et gardé le trésor pour le roi. Le monarque africain s'écria : « Le soleil luit-il donc aussi chez vous? El le ciel fait-il aussi tomber sur m. us de la pluie? — Oui, reprit Alexandre. — Ce doit être, continua-t-il, à cause des innocents animaux qui vivent dans votre pays; car pour de tels hommes, ne devrait aucun soleil luire, aucune pluie tomber. » IIkuder.)
Dieu préserve cette contrée sauvage, si jamais on la retrouve, du contact de notre civilisation!
LES GRANDS MANGEURS DE CRUCIFIX
(Satire métiippée)
Tous ceux qui me disent : Seigneur, ^eigneur, n'enlreront pas pour cela dans le royaume des cieux.
(S. Matt.,VII,21J
LES GRANDS MANGEURS DE CRUCIFIX
( Satire ménippée )