‹ Satyre Menippée de la vertu du catholicon d'Espagne et de la tenue des Estats de Paris; augm. de notes tirées des éditions de Du Puy de Le Duchat, et d'un commentaire historique, littéraire, et philologiqueChapitre 31 sur 61 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Gomment nous entrasmes on la caverne, on esgarez , TÛiiiies

le$ Enfers.

A rentrée de ceste caverne Roger eut quelque frayeur; car elle ostoit telle que sedepeinct Tcntree de la Sibylle, moussue, vafjue, froide, espaisse-

ment obscure. Vray est que n'avions intention de [>asser trop avant: mais nous f'usmes surpris de ténèbres comme rats à la ratière, et ne peusmes, six pas avancez, oncques retrouver la bouche de ce noir manoir. Enfin tant tracassasmes à tastons, qu*en l'espace de vinjjt quatre heures, nous sembloit, parvinsmes au vray domicile des diables: ce que cognusmes tant à leurs hurlements, qu aux feux allumez de tous costez, et {jurandes chaudières qui estoyent dessuz les feux à la manière et semblable façon que les voyez à la Gibree , au quartier des saulcices , et boudins. Or combien que mon intention ne soit de vous raconter présentement des nouvelles des Enfers , toutesfois à cause de la passade que nous y fismes , à la veue de tous les diables » cela mérite bien qu en oyez un motelet avant que venir à mon principal «liscours.

Premièrement estants parvenuz jusc|ues à la g^and'porte de fer, ou Ton vous conte par deçà que iàict la guerre Cerberus , chien à trois testes ( ce qui est faux, n ayants les diables chiens , ne chats, d autant qu'ils ne sont gens de mcsna{;e, mais plustost mènent vie de couvent) nous ne trouvasmes aucun empeschement, ains plustost semhloycnt CCS diables nous allécher à la visitation de leurs cuisines, n estants au reste du tout si noirs qu'on les peînqt ,• Rogei y contredisoit. Qiio deviendrons

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