‹ Satyre Menippée de la vertu du catholicon d'Espagne et de la tenue des Estats de Paris;Chapitre 26 sur 47 · CARDINAL DE GONDY ET ARCHEVESQUE DE LYON AVEC LE ROY · texte numérisé non relu

CARDINAL DE GONDY ET ARCHEVESQUE DE LYON AVEC LE ROY

Ceux de Paris s'estant depuis douze jours en cà assemblez cinq ou six fois, non sans grande contradiction de messieurs de Nemours , chevalier d'Aumale , dame de Montpensier , prevost des marchands , et autres , enfin vaincuz par l'im^Dortunité du prétendu parlement et du peuple , résolurent d'envoyer au roy messieurs le cardinal de Gondy et l'archevesque de Lyon , qui n'y vouloyent aller, qu'ils ne fussent munis d'une descharge contre l'excommunication du pape. Le légat, avant que de l'envoyer, consulta avec Panigarole, Tirius, le recteur des jesuistes, et Bellarminus sur trois articles : Utriim reddentes urbem liœretico principi ^ ob necessitatem famis , sint excommunicati. Utriim adeuntes principem hœreticum ut eum convertant, vel ut conditionem ecclesiœ catholicœ faciant meliorem , incurrant excommunicationem buLlœ Sixti Quinti. Sur ce lesdicts docteurs res-

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pondirent négative, quod non incurrant. Lesdicts ambassadeurs munis de ce, demandèrent saufconduict au roy pour le venir trouver à Sainct-Denys. Il leur manda que ils le vinssent trouver à Sainct-Antlioine- des -Champs. Hier, sixiesme du présent mois d aoust, il y alla accompagné de mil ou douze cents gentils-hommes du moins. Ils le vinrent trouver dans le cloistre entre midy et une heure. Ils luy firent la révérence, et luy à eux fort bon recueil, maximo concursu de la noblesse qui le pressoit fort. Il leur dict : Ne trouvez estrange si je suis aussy pressé, encore davantage aux batailles. Estants montez en haut, monsieur le cardinal de Gondy luy faict une harangue, luy représentant le misérable estât de la France, que les gens de bien de Paris, meuz d'un juste désir d'y veoir une fin , les avoyent depeschez vers sa majesté, pour la prier d'y apporter un remède; et , afin qu'il fust gênerai , leur donner sauf conduict pour allei; trouver le duc de Mayenne , d'où ils retourneroyent dans quatre jours, pour l'induire à rechercher sa majesté d'une paix générale. Que lesdicts quatre jours passez, cela faict ou failly, ils prendroyent conseil pour Paris. Allégua pour inconvénient, si le roy reduisoit les Parisiens au desespoir, l'exemple des Gantois , qui pressez deffirent une grosse armée du roy et du

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comte de Flandres, qu'il ne devoit trouver estrange si, pour leur religion, ils souffroyent une si grande faim; car ceux de Sancerre pour la leur avoyent faict le mesme. Le roy dict qu'il luy feroit response , et entretint à part monsieur le cardinal , puis prit à part monsieur de Lyon. Cela dura deux heures. Puis sojîimairement délibéra avec ceux de son conseil. Cela faict , il fit venir lesdicts prélats , auxquels, d'une grâce indicible, dit la substance qui s'ensuit, mais avec tant de nayveté, que tous les hommes ne le sçauroyent représenter.

Premièrement, il demanda leur pouvoir, qu'ils présentèrent couché en forme d'un arrest, portant que les députez assemblez en la chambre Sainct-Loys avoyent ordonné que messieurs les cardinal de Gondy et archevesque de Lyon, iroyent vers le roy de Navarre, pour le supplier d'entrer en une pacification générale de ce royaume, et iroyent au duc de Mayenne pour l'induire à rechercher ladicte pacification. Le roy leur contredict ceste qualité de roy de Navarre , et leur dict que s'il n'avoit que ceste qualité, il n'auroit que faire de pacifier Paris et la France ; et que toutesfois, sans s'amuser à ceste formalité, pour le désir qu'il a de veoir son royaume en repos, il passeroit outre, encore que cela fust contre sa dignité. Puis il dit: Je ne suis point dissimulé, je dis ronde-

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ment et sans feintise ce que j'ai sur le cœur. J'aurois tort de vous dire que je ne veuille point une paix générale. Je la veux, je la désire, afin de pouvoir élargir les limites de ce royaume , et des moyens que j'en acquerrois soulager mon peuple au lieu de le perdre et ruyner. Que pour avoir une bataille je donnerois un doigt , et pour la paix générale deux. Mais ce que vous demandez ne se peut faire : J'ayme ma ville de Paris ; c'est ma fille aisnee, j'en suis jaloux. Je luy veux faire plus de bien, plus de grâce, et de miséricorde qu'elle ne m'en demande. Mais je veux qu'elle m'en sçache gré, et quelle doive ce bien à ma clémence, et non au duc de Mayenne ny au roy d'Espagne. S'ils luy avoyent moyenne la paix et la grâce que je luy veux faire, elle leur devroit ce bien , elle leur en sçauroit gré , elle les tiendroit pour libérateurs, et non point moy : ce que je ne veux pas. Davantage, ce que vous demandez différer la capitulation et reddition de Paris jusques à une paix universelle, qui ne se peut faire qu'après plusieurs allées et venues , c'est cbose trop préjudiciable à ma ville de Paris, qui ne peut attendre un si long terme. Il est desja mort tant de personnes de faim , que si elle attend encore huict ou dix jours, il en mourra dix ou vingt mil hommes, qui seroit une estrange pitié. Je suis le

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vray père de mon peuple. Je ressemble ceste vraye mère dans Salomon. J aymerois quasy mieux n'avoir point de Paris , que de l'avoir tout ruyné et dissipé après la mort de tant de pauvres personnes. Ceux de la ligue ne sont pas ainsy : ils ne craignent point que Paris soit deschiré, pourveu qu'ils en ayent une partie. Aussy sont ils tous Espagnols ou espagnolisez. Il ne se passe jour que les fauxbourgs de Paris ne souffrent ruyne de la valeur de cinquante mil livres par les soldats qui les démolissent, sans tant de pauvres gens qui meurent. Vous, monsieur le cardinal, en devez avoir pitié. Ce sont vos ouailles , de la moindre goutte de sang desquelles vous serez responsable devant Dieu. Et vous aussy, monsieur de Lyon, qui estes le primat par-dessuz les autres evesques, je ne suis pas bon théologien, mais j'en sçay assez pour vous dire que Dieu n'entend point que vous traitiez ainsy le pauvre peuple qu'il vous a recommandé , mesme à l'appétit et pour faire plaisir au roy d'Espagne, et à Bernardin Mendoze, et à monsieur le légat. Vous en aurez les pieds chauffez en l'autre monde. Et comment voulez vous espérer de me convertir à vostre religion , si vous faictes si peu de cas du salut et de la vie de vos ouailles? C'est me donner une pauvre preuve de vostre saincteté; j'en serois trop mal édifié. Sur

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ce, monsieur de Lyon s'excusa fort, disant qu'il n'estoit point Espagnol. Le roy luy dict : Je le veust croire ainsy, mais il faut que le monstriez par les effects. Au surplus, je vous monstrerai une lettre, par laquelle le roy d'Espagne mande qu'on luy conserve sa ville de Paris; car s'il la perd, ses affaires vont très mal. Ce qui fut attesté estre vray par aucuns des assistants, mesme par l'un d'eux qui estoit là, et qui dict qu'il avoit la lettre , et la monstreroit. Monsieur le cardinal prit la parole, et dict que l'occasion pour laquelle ils demandoyent que le traicté fust gênerai avec le duc de Mayenne , estoit parce qu'ils sçavoyent bien que Paris estant rendu sans une paix générale , il ne seroit point en seureté , parce que tost après le roy d'Espagne et le duc de Mayenne l'iroyent assiéger et le pourroyent reprendre. Joinct que si Paris estoit rendu sans une paix générale les trois quarts de la ville s'en iroyent. Sur ce le roy, jettant les yeux sur toute la noblesse, dict: S'il y vient luy et tous ses alliez, par Dieu , nous les battrons bien, et leur monstrerons bien que la noblesse françoise se sçait deffendre. Puis soudain se corrigea. J'ay juré contre ma coustume; mais je vous dis encore que, par le Dieu vivant, nous ne souffrirons point ceste honte. Sur ce la noblesse , avec une acclamation grande , luy dict qu'il

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n avoit point juré sans cause, et que ce qu'il avoit dict valoitbien un bon jurement. Puis il dict, que si la ville de Paris se despeuploit d'aucuns meschants , il la repeupleroit de cent mil hommes , fjens de bien, des plus riches, et nullement séditieux, et que par tout ou il iroit il feroit un Paris. Qu'il y avoit en ceste armée cinq cents gentilshommes reunis avec luy qui avoyent esté de la ligue, qu'on sceust d'eux s'ils s'y trouvoyent mal, et s'ils se repentoyent d'estre venuz à luy. Au surplus, qu'il ne pou voit trouver bon que sadicte ville fust si soigneuse du bien du duc de Mayenne et du roy d'Espagne, que de se vouloir rendre arbitre de la pacification d'entre eux et luy; que, si c'estoit une respublique de Venise, ou une autre ville franche , cela seroit tolerable ; mais qu'une ville, sa subjecte, se veuille mesler d'estre arbitre entre luy et ses ennemys , c'est chose qu'il ne peut souffrir. Au surplus, l'absurdité est fort grande qu'une ville affamée et pleine de nécessité, entreprenne de persuader la paix au duc de Mayenne, qui est gros et gras, et à son ayse. Il seroit bien plus à propos et faisable, que le duc de Mayenne, qui n'est pressé de nécessité, entreprist de prescher la paix à ladicte ville , maintenant pressée de nécessité, et, à ceste occasion , facile à se laisser persuader d'en vouloir sor-

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tir. Sur ce, l'archevesque de Lyon répliqua, que ce qu'ils vouloyent traicter la paix générale, estoit pour le bien de la France , et à fin de la remettre tout en un coup en repos. A quoy tout soudain le roy respondit en ceste sorte. Et vrayment, afin de vous oster, et à tout le monde l'opinion qu'on pourroit avoir que je vous veuille trop presser, je me viens d'aviser un moyen , sans en avoir communiqué à mon conseil, par lequel je vous rendray satisfaicts. Vous espérez prompt secours du duc de Mayenne; je feray un accord avec vous : dressons des articles et conditions , soubs lesquelles vous promettrez vous rendre à moy, au cas que, dans huict jours, vous ne serez secouruz du duc de Mayenne, et me donnerez ostages. Je vous accorde que, en cas que vous ne soyez secouruz dans ledict temps , ou que dans le mesme temps ledict duc de Mayenne ne soit d'accord avec moy d'une pacification générale et des articles d'icelle, de vous recevoir lesdicts huict jours passez soubs lesdictes conditions. Et au cas que, dans lesdicts huict j ours , vous soyez secouruz par ledict duc de Mayenne, ou qu'il se fasse une paix générale, en ce cas vous serez délivrez de ladicte promesse , et vos ostages vous seront renduz ; pendant lesquels vous pourrez aller veoir ledict duc de Mayenne. Et voyla tout ce que je vous puis accor-

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cler. Ce que vous présenterez à ceux de Paris, à fin que chacun cognoisse que je ne leur refuse point la paix, et que je leur tends les bras ouverts, désirant leur salut plus qu'eux niesmes. S'ils acceptent ceste condition, dans huict jours ils seront en repos. S'ils cuident attendre à capituler quand ils n'auront que pour un jour de vivres, je les lairray disner et souper ce jour là, le lendemain seront contraincts se rendre la corde au col, au lieu de la miséricorde que je leur offre. J'en osteray la misère, et ils en auront la corde; car j'y seray contrainct pour mon devoir, estant leur roy et leur juge, pour faire pendre plus de centaine d'eux, qui, par leur malice, ont faict mourir plusieurs innocents et gens de bien de faim. Je suis debteur de ceste justice devant Dieu. Vous ferez donc , comme je vous ay dict , entendre ceci à mon peuple, et je vous somme et conjure d'ainsy le faire en j^resence de tous ces princes, et de toute ceste belle et grande noblesse , lesquels , au cas que vous y faillirez, vous reprocheront tout le temps de leur vie, comme encore je feray, vostre infidélité envers vostre patrie, si vous aurez teu et celé à mes subjects le désir que j'ay de leur donner la paix , et mettre ce royaume en repos. Et au surplus , quand vous cèlerez cela à mon peuple de Paris , vous n'y gaignerez rien ; car

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mes soldats qui sont aux fauxbourgs, et parlent jour et nuict aux vostres et à ceux de Paris, le leur feront entendre à vostre confusion. Sur ce , lesdicts cardinal et archevesque promirent solemnellement faire entendre ce au peuple de Paris. Le roy continuant puis après son propos , dit qu il n'y avoit gentil-homme de bonne maison en tout son royaume, qui ne luy fust parent ou allié; et que, à ceste occasion, si le royaume estoit électif comme la Pologne, la France auroit raison de l'eslire plustost que nul autre. Des vertuz et des dons de grâces qui peuvent estre en luy, qu'il s'en taisoit , et confessoit qu'il y en avoit peu ; et toutesfois, tel qu'il estoit, il ne voudroit estre eschangé contre nul prince du monde. Il s'esbahissoit donc comme il se trouvoit des François si peu amateurs de leur patrie et de leur liberté, qu'ils le voulussent eschanger contre le roy d'Espagne, roy vieil, qui tombe tousjours du mal caduc, et qui estoit une planche pourrie; car luy mort tous ses estats tout d'un coup tomberont en une fort grande confusion. Qu'il avoit beau se fier en un beau nombre de petits roitelets alliez et liguez ensemble, qu'il voudroit qu'au lieu de cinq ou six, ils fussent trente. Plus il y en auroit, mieux cela iroit pour luy; plustost Dieu luy donneroit moyen de les rendre rois de Brésil. Puis , se sou-

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venant de la comparaison qu'avoit faicte monsieur le cardinal de ceux de Sancerre, leur dict que cest exemple n'estoit à propos; car ceux de Sancerre s'estoyent resoluz à l'extrémité , pource qu'on leur vouloit oster la vie, leur religion, leur liberté, et leur bien; et moy je veux rendre aux Parisiens la vie, que Mendoze, ambassadeur d'Espagne, de présent à Paris, leur veut oster par la famine. Quant à la religion, tous ces princes et seigneurs catholiques vous tesmoigneront comme j'en use, et si je contraincts tant soit peu leur conscience, ny en l'exercice de leur religion, ny autrement. Quant à la liberté et aux biens, je les veux rendre à mes subjects. Et quant à la comparaison des Gantois, elle n'est pas bonne. Les Parisiens ont assez monstre le cœur qu'ils ont, quand ils se sont laissez occuper leurs fauxbourgs. J'ay cinq mil gentils-hommes qui sont icy, qui ne se lairront traicter à la Gantoise. Puis j'ay Dieu pour moy et la justice de ma cause. Monsieur de Lyon prenant la parole dict, qu'il avoit bonne main à faire la paix, lorsqu'elle fut faicte en l'année 1 585 , entre le feu roy et le duc de Guyse. Le roy luy dict, qu'il se fust bien passé d'avoir allégué ceste paix , en laquelle on l'avoit déclaré proscrit et indigne du royaume; mais Dieu , à qui il en avoit appelé, avoit pris sa querelle en main, et disposé tout au

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contraire; qu'il avoit eu un bel arrest, et n'en restoit plus que l'exécution; que ceste paix avoit esté cause de la ruyne de la France et de la mort du feu roy. Qu'il falloit qu'à ce coup ledict sieur de Lyon fist tout au contraire pour bien faire, et lors sa majesté le tiendroit pour homme de bien, autrement ne le tiendroit pour tel.

Sur ce ledict sieur archevesque répliqua, qu'il n'avoitfaict ladicte paix que pour obéir au feu roy, et suyvant ce qui avoit esté résolu et trouvé bon par tout son conseil. A quoy l'un des premiers dudict conseil respondit que tant s'en faut que cela fust , qu'au contraire ayant trouvé l'un de ceux qui estoit employé audict conseil, luy dit que tout ce qu'ils faisoyent en ladicte paix n'estoit que pour exterminer la maison de France , et soubs ce mot du hérétique priver le plus proche parent du roy, et soubs ce mot àe fauteurs les autres.

Le roy après monstra auxdicts sieurs de Gondy et de Lyon les lettres qui venoyent d'estre surprises envoyées par Mendoze au roy d'Espagne , par lesquelles il se plaint que trop tost les théologiens ont résolu qu'il estoit licite à ceux de Paris d'envoyer vers le roy, qu'ils appellent le prince de Bearn , pour traicter de pacification et finit sa lettre par ce mot: Dieu sauve vostre catholique majesté, et me veuille consoler: et estoit ladicte

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lettre escrite du cinqiiiesme de ce mois , et sur ceste occasion sa majesté conta auxdicts sieurs de Gondy et de Lyon qu'il avoit nouvelles certaines de Bearn , de la Rochelle et d'Angleterre que l'armée navalle d'EsjJagne qu'il envoyoit en Bretagne composée de deux mille cinq cents hommes, et que toutesfois ils s'estoyent vantez partout estre de quinze mille hommes, avoit esté defaicte sur la coste de Biscaye par les Anglois , et quinze navires retournées à Goruna, et les gens de pied mis en garnison sur la coste de Navarre : avoit aussy nouvelles qu'un des principaux secrétaires du roy d'Espagne nommé Anthoine Pères , ayant esté pris prisonnier et mis à la question et condamné à mort estoit évadé en Aragon, et que ceux de la justice l'ayants reçeu avoyent mandé au roy d'Espagne, que s'il luy vouloit demander quelque chose, ils luy feroyent justice: et cependant ont eslargyledict Pères ; cela faict le pourparler se finit, et le roy, après avoir un peu parlé séparément aux uns et aux autres , monta à cheval pour s'en aller.

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