SCENE IL
LES PRÉCÉDENTS; DAVID, armé, se précipite vers Micbol.qu'ila entendue.
DAVID
C'est lui, c'est ton époux.
MICHOL
Sa voix seule à mon cœur a rendu l'espérance.
DAVID
J'ai prévu vos périls, je vole à ta défense.
A peine avais-je atteint mon asile écarté
Et confié mes pas à son obscurité,
Que le bruit renaissant de l'ardente mêlée
S'élève et vient frapper mon oreille troublée :
J'écoule, et du côté d'où s'élève le bruit
Je dirige au hasard ma course dans la nuit.
Tremblant dem'égarer, la main de Dieu, sans doute,
A travers les périls a dirigé ma route ;
Où sont les ennemis? Où combat Jonathas?
En est-il temps encor? Parlez, guidez mes pas.
MICHOL
Les Philistins du camp ont forcé la muraille,
Et tout le Gelboé n'est qu'un champ de bataille.
Le combat est partout : le succès, balancé,
D'un parti dans un autre a maintes fois passé;
On se cherche, on se mêle, on frappe, et la nuit noire
Cache encor dans ses plis la fuite ou la victoire.
DAVID
Eh bien, que Dieu me gr rde au plus fort du danger !
Je vais sauver son peuple ou je vais le venger : Adieu, chère Michol, adieu ! Si je succombe, Puisse le ciel au moins nous unir dans la tombe !