‹ Saül: Le roi CandauleChapitre 65 sur 95 · POUR LA SECONDE ÉDITION DU · texte numérisé non relu

POUR LA SECONDE ÉDITION DU

Afin d'aider le lecteur à se faire une opinion^ si tant est qu'il y tienne^ et sur la pièce que voiciy et sur V excellence de la critique dramatique dans les journaux de Van igoi^ nous ne croyons pas inutile de copier ici, sans commentaires ^ ces découpures. •

Naturellement y nous ne copions que les lignes d'appréciations, laissant tomber celles où le journaliste prétend raconter et expliquer la piècCy et à la suite desquelles le lecteur risquerait de ny plus rien discerner. Là se borne mon choix. Je ne prétends pas que ces journaux cités représentent toute la « Presse Française », mais simplement celle qui voulut bien s'occuper du Roi Candaule.

A côté de la critique dramatique des journaux j celle des périodiques^ appelés communément: a Petites Revues », eut une voix très différente. Qu'il me

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soit permis ici de remercier à neuf MM. F. Vielé* Griffiriy Romain^ CooluSy Louis Dumur^ Maurice Beaubourg^ Henri Ghéon, de leurs longs et excel^ lents articles que la modestie seule me retient de citer.

Quant aux revues dites : « Grandes Revues », elles se turent avec ensemble.

Celte pièce d'allure sobre.

Le Petit Caporal,

. . . nous ne lui coDsacrons que quelques lignes à titre de curiosité littéraire.

La République.

Le Roi Candaule est une œuvre passablement touffue, . où l'auteur, usant largement de sa liberté de dramaturge, nous initie à des aventures plus qu'extraordinaires.

Le Petit-Bleu.

... Pièce assez sage, malgré ses prétentions à soulever quelque tapage, de par les idées remuées. 11 n*y a pas eu de tapage, et les idées sont sans audace.

... La pièce n'est guère plus développée que l'analyse cidessus. Je n'en ai pas trouvé la signification.

Le Moniteur universel,

M. Lugné-Poë, auquel nous devons tant d'artistiques et heureuses tentatives, semble avoir été moins bien inspiré que de coutume en montant le Roi Candaule. Cette pièce n'a rien d'original, sinon l'extrême prétention de son auteur à faire de l'art.

Le Chroniqueur mondain.

A la lecture, celte composition avait paru quelque peu oritiginale, quoique bizarre, et fine en ses détails. Celte illusion s'est évanouie à la scène. Le genre littéraire auquel elle se

rattache n'est pas d'ailleurs aussi nouveau qu'il en à Pair. Ledirai-jeen toute sincérité? La pièce a perdu de son intérêt artistique à la représentation. Elle m'a semblé longue, traînante, obscure, subtile, etc., etc.

La Semaine française .

Ni nouvelle, ni attachante, l'histoire du Roi Gandaule,quî... elc; pas plus intéressante Thistoire du pêcheur Gygès,que...^ etc»; ceci plutôt mal rendu, par..., etc,

Henry Matagrin, Réveil des Jeunes,

La fable d'Hérodote n*est guère plus facile à traiter au sérieux qu'un dogme de la religion papiste ou autre. M. André Gide vient de l'éprouver. Avec d'appréciables intentions littéraires, il a tenté de dégager quelque philosophie de l'historiette, mais sa démonstration faite d'idées au fond fort simples et qui se passent d'être démontrées n'a pas établi la nécessité de déshabiller encore la reine Nyssia.

La pièce mérite certes de l'estime : il me semble pourtant que l'anneau de Gygès ne sera pas nécessaire pour qu'elle passe inaperçue.

L* Aurore,

Vers ou prose, cet ambigu n'a de notable qu'une platitude dénuée de simplicité, assez assortie, en définitive, à l'indigence prétentieuse du fond.

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