‹ Sauvetage, Assistance et Obligation de Secours en Droit MaritimeChapitre 2 sur 111 · Pro lege Manilia · texte numérisé non relu

Pro lege Manilia

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quelques modifications seulement en rapport avec leurs mœurs et leur civilisation.

Malheureusement, de toutes ces lois tant vantées qui régissaient les anciens peuples navigateurs de l’Orient, il ne nous est rien parvenu. Au xvI° siècle cependant parut un texte grec intitulé Droit naval des Rhodiens. On crut, tout d’abord, à un texte authentique; mais, aujourd’hui, tout le monde reconnait qu’il est apocryphe.

Dans ces conditions, il est bien difficile de déterminer et, par là même, d’apprécier les usages et les lois concernant le sauvetage et l’assistance maritimes chez ces peuples. On est obligé de s’en tenir à des suppositions, à des conjectures.

Le commerce maritime, en mettant en rapport des peuples de races et de mœurs différentes et en satisfaisant leurs besoins à mesure qu’ils se développent, est un agent puissant de civilisation. Or, nous verrons que les coutumes des populations voisines du bord de la mer et les législations des peuples maritimes subiront les fluctuations de la civilisation en ce qui concerne les naufragés, devenant plus ou moins humaines, plus ou moins justes, avançant ou reculant avec elle.

Au début, la navigation eut vraisemblablement la piraterie pour objet. Les peuples, encore barbares, étaient en luttes continuelles, ne connaissant que la loi du plus fort. La mer offrait aux hommes hardis et entreprenants un moyen excellent de s'emparer des richesses d’autrui sans craindre les représailles ; car, ils pouvaient, après avoir pillé les habitants des côtes, s'échapper rapidement, avec leur butin, à force de rames ou de voiles. Aussi n'est-il pas étonnant qu’à

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