‹ Sauvons le genre humainChapitre 2 sur 27 · DE LA VIE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

DE LA VIE UNIVERSELLE

Dieu. — La matière.— Le principe d'ardre.

Bien que formé d'éléments variés à Tinfini, depuis Tanimalcule microscopique, jusqu'au soleil qui nous éclaire, et aux astres dérobés par leur éloigoemenl aux observations de nos astronomes, le monde com* pose un ensemble étroitement lié, un tout harmonieux aniodé d'une vie commune, et la langue a constaté cette unité merveilleuse par le sens et l'élymologiQ du mot Univers.

Qu'est-ce que l'Univers? c'est tout ce qui vit, et rien n'est en dehors de la vie. C'est la vie sans commencement et sans fin , sans limite dans le temps, sans limite dans l'espace, la vie endormie encore dans le végétal, s'éveillant dans l'insecte, s'épanouissant par degrés dans les espèces supérieures, croissant en activité à mesure qu'elle monte, jusqu'à l'homme et audessus de l'homme, jusqu'à ces puissances placées, comme les anges de la vision de Jacob, sur une échelle dont nous ne pouvons apercevoir la base, parce qu'elle

est plongée dans les ténèbres des créations ébauchées, ni le sommet, parce qu'il se perd dans une lumière » trop éclatante pour nos regards.

L'Univers, la Nature, la Vie, Dieu, sont des i^nonymes rendant tous une même idée.

Étudier, toutefois, c*est tracer des distinctions dans Tobjel qu'eft étudie. La Science doit constater que rUnivers est un, mais si elle se bornait là, qu'enseignerait-elle d'utile?

Pour arriver kdes réeuhats, il làut constater que cet ensemble a des parties, qu'il est constitué de plusieurs élémcBts îagrpossibles à séparer en fait, attendu que la vie consiste dans leur union, mais faciles à distinguer par la pensée.

L'univers, la nature, la vie ou dieu ne se compose pas seulement de minéraux, de végétaux, d'animaux, d'hommes et d'astres. Toutes ces créations sont des moules infiniment variés dans lesquels une substance est versée. Considérée en dehors des formes qu'elle affecte et dans lesquelles elle est coulée, cette substance ne diffère d'elle-même nulle part, si ce n'est par le degré de son raffinement. Les nuances de ce raffinement sont infinies :

i. Matière solide.

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