Arôme
ide YégétoU d;aniiiial.
d*homme.
d^astrM d dêwri degréi.
us GENRK HmiAIN. 3
Yoilà toate une gamme de raffinements pour lasdistanee universelle. On pent multiplier les subdivisions de chaque degré. Le passage de Tune à l'autre deviendrait alors presque insensible, comme le passage du jour à la nuit pendant les secondes dont la succession forme l'aurore. Dans cette transition , toutefois, de la nuit au jour, le commencement est ténébreux, la fin lumineuse, et dans leraffinement progressif de la substance universelle, les degrés inférieurs constituent ce qu'on appelle la matière, les degrés supérieurs ce qu'on appelle âme ou esprit.
La matière, ou substance universelle non raffinée, ou raffinée seulement jusqu'à Tétat gazeux , compose , en se présentant sous plusieurs aspects que les chimistes considèrent à tort comme autant de corps simples, l'enveloppe corporelle des végétaux, des animaux, les mers et fleuves, plaines et montagnes, habitation visible des planètes, soleils, etc., etc , dont le corps proprement dit est emprunté aux arômes, degré intermédiaire qui relie comme transition le monde de la matière au monde delà pensée.
L'esprit, qui a ses gradations dans le raffinement, comme la matière, et qui les a beaucoup plus nombreuses, parce que le raffinement est son essence et qu*il est destiné à passer par une filière infinie, est versé par le Créateur, en gouttes de feu, dans toutes les enveloppes matérielles destinées à sentir et à agir. Il constitue ainsi les âmes de plante, d'animalcnle, d'animal proprement dit, puis les âmes d'un caractère très-supérieur, les âmes seules complètes, dont le moindre type est l'âme de l'homme, type ennobli par la notion du bien et du mal moral qui commence à cet
anneaa de la chaîne, et qui vase perfectionnant, s' étendant à mesure que les anneaux de cette chatne remontent jusqu'à la voûte du ciel.
Nous avons dit que lunivers entier était Dieu, et cela est vrai, parce que l'univers est un tout indécomposable et que Dieu en vivifie les moindres parties.
Mais puisque Tétude distingue ce qu'elle ne pourrait diviser, isoler dans la nature, puisque l'étude est d'autant plus complète et lumineuse que les distinctions sont poussées plus loin et atteignent toutes les différences réelleS; reconnaissons, après avoir posé la distinction de la matière et de Tesprit, qu'une fois ces deux éléments en présence, c'est à l'esprit que conviendra exclusivement le nom de Dieu avec la notion que l'humanité y attache. — Qu'est-ce que l'homme, dans la nature vivante? c'est un corps humain et une âme humaine réunis. À tous les deux, tant qu'ils sont liés ensemble, le mot homme s'applique à la fois. On dit la pensée, lamour d'un homme; on dit aussi la lête d'un homme, sa main, son pied. Rehaussé, transfiguré par la présence de l'âme, le corps participe à la dignité de la nature humaine; il est partie constitutive de l'homme, et c'est ainsi que les fleurs, les oiseaux, les astres sont Dieu» comme rayonnement extérieur de l'âme divine.
Mais, du corps détachez l'âme, ce qui ne peut avoir lieu pour l'âme de l'univers pris dans son ensemble, ce qui peut avoir lieu pour l'âme de Thomme, séparée du corps par la mort; aussitôt, placé entre le cadavre qui va pourrir et l'âme qui remonte à sa source, vous sentez que ce cadavre n'est plus un homme, ni partie
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d'un homme; que Thomme tout entier est dans Tftme désormais affranchie.
C'est ainsi que le monde entier, considéré dans sa vie, dans. son mouvement, dans ses fonctions naturelles, est Dieu, mais que, si Ton distingue dans la substance, la notion de Dieu se concentre dans la substance rafGnée, en Topposant à la substance restée à l'état de matière.
L'univers est Dieu.
Distinguez la matière de Tesprit, c'est V Esprit qui est Dieu.
L'esprit est la substance de toutes les âmes. Toute âme, si petite qu*ellesoit,estun élément de Dieu, séparé de lui seulement par le moule dans lequel elle est versée et où elle ne doit pas rester longtemps, la substance spirituelle étant destinée à circuler, au moyen des naissances et des décès, à travers la substance matérielle, à s'y diviser, à s'y réunir, comme notre sang circule, se réunit et se divise à travers nos vaisseaux veineux et artériels.
L'Esprit, en général, se distingue de la Matière, prise aussi dans sa généralité, en ce qu'il est plus raffiné qu'elle.
Et en second lieu, nouveau caractère intimement lié au précédent, en ce que la matière, inerte et passive, ne peut être la cause d'aucun mouvement ; elle ne fait que les subir. Dieu ou l'esprit est dans le monde le principe actif ou moteur.
L'esprit est un, impossible à diviser réellement. Les incarnations, qui nous montrent l'âme d'un homme séparée de celle d'un autre, sont des phénomènes beaucoup moins essentiels et beaucoup moins durables qu'il
ne nous semble, à notre point de vue nortd et terrestre. Une âme humaine est un composé d'éléments spirituels inférieurs à elle, âmes de créatures subalternes qoi se réunissent en elle, comme de petits ruisseaux, provenus de sources diverses, se réunissent dans une grande rivière. Un temps viendra où cette âme, jointe à d'autres, entrera comme affluent dans un grand fleuve qui sera Tâme d'un satellite ou d'une planète. C'est la circulation. Celle du sang dans le corps de rhomme en est l'image la plus juste, et nous y revenons pour dire que les petits vaisseaux se réuniront toujours dans des vaisseaux moins nombreux, mais aussi plus larges, jusqu'à ce que nous arrivions à cet organe, centre de la vie physique dans l'homme, centre de la vie spirituelle dans le monde, qui, dans le corps de l'homme, s'appelle Cœur, et, dans l'âme universelle, s'appelle Dieu.
Oui, s'appelle Dieu, à plus juste titre que les âmes humaines ou même sidérales, si élevées qu'elles soient dans la hiérarchie; car le mouvement universel a un principe, ne s' arrêtant qu'avec la vie du monde, c'està-dire jamais ; — comme la vie physique de l'homme a un principe de mouvement donnant l'impulsion à tout le reste, le cœur dont les battements commencent et cessent avec notre existence.
Qu'est-ce que Dieu? C'est tout l'univers.
Si vous distinguez dans l'univers la matière de l'esprit, lequel des deux est Dieu? C'est l'esprit.
Si vous distinguez, dans la substance spirituelle, les âmes de tous les degrés de l'âme centrale et impulsive, quelle âme est Dieu? C'est l'âme centrale, cœur et foyer du monde.
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Poargnoî ne pas dire immédiatement qu'il existe, au centre de Tunivers, une âme supérieure à toutes les autres, causeimpulsivedetousles mouvements, et que cette âme Sîeule est Dieu pour nous?
C'est que cette âme n*est pas seule notre Dieu. C'est que la vie universelle supporte bien les analyses et les distinctions de la pensée ; mais, qu'en fait, aucun être seal n^est complet, ni par conséquent vivant. Le cœur du monde, le centre divin ne vivrak pas, si on tranchait les ramifications , épanouissement de lui-même , qui amènent dans son sein, comme un aliment céleste, la substance spirituelle assez raffinée pour être assimilée à lui, c'est-à-dire les âmes d'astres, au plus haut degré de leur perfection, La substance spirituelle tout entière ne peut pas être isolée du centre qu'elle renouvelle et rajeunit sans cesse. Ainsi, le centre vivant du monde, plus divin que tout le reste, n'est pas un Dieu complet, sans les âmes, sans toutes les âmes; et les âmes, à leur tour, plus divines que la matière, ne peuvent davantage en être isolées, attendu que cette matière leur fournil sans cesse des éléments nouveaux. Elle devient esprit quand elle a été assez longtemps solide, liquide, gaz et fluide intermédiaire entre le monde physique et le monde des pensées. Il faut bien quela grande légion des âmes se recrute sans cesse dans la matière épurée, car les âmes font des pertes. À chaque nouvelle incarnation, c'est-à-dire entre chacune de leurs morts et chacune de leurs naissances, elles sont examinées par les puissances qui les ont mises en œuvre. Les âmes mal réussies, ébauches informes dans lesquelles les âmes animales ont été grossièrement amalgamées, si bien que la brutalité domine et qu'il y a trop peu de
chances d'amélioration, sont détruites, et leurs parcelles, disséminées dans des moules inférieurs à l'espèce humaine, recommencent le travail d'épuration qui doit les amener à composer de nouveau une âme d'homme. Les âmes capables de bien faire, par leur nature, ou par une volonté bien intentionnée qui lutte courageasèment contre les imperfections naturelles, sont conservées par les créateurs qui ne sacrifient pas légèrement leurs œuvres et ne détruisent que dans des cas très-exceptionnels ; mais elles passent par une filière qui en dégage les parties les plus grossières et les fait retomber dans les régions inférieures.
La matière est ainsi alimentée de tous les détritus, de tous les débris rejetés par le travail d'épuration qu'opèrent les puissances créatrices de tous les degrés. Dieu lui-même, le Dieu-centre, que nous désignerons désormais par le mot Dieu, sans autre explication, n'accepte dans son sein les âmes les plus raffinées, qu*eD les raffinant encore.
Il y a ainsi, dans Tunivers, un mouvement ascensionnel, depuis les bas-fonds les plus obscurs jusqa*à Dieu ; et à chaque étage de Téternel édifice , les éléments grossiers qui ne peuvent suivre le mouvement d'ascension retombent, comme le cadavre tombe vers la terre, comme la dépouille de la chenille tombe, dédaignée par le papillon transfiguré.
Nous venons d'employer le mot créateurs, Y a-t-il donc un travail de création dans la vie universelle? Il n'y en a pas, si l'on entend par ce mot une œuvre qui aurait produit la substance universelle^ en faisant ai rien tout ce qui existe. Dieu s'est toujours manifesté, comme il se manifestera toujours, par la vie. Dans ces
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matières, dont Tesprit de Thomme ne peut ayoir. la compréhension complète, parce qu'elles sont trop vastes pour lui, distinguons avec soin ce qui dépasse les li* mites de notre intelligence de ce qui est contraire aux principes de notre raison. Distinguons l'infini de Tabsurde.
En vertu des limites de notre intelligence, nous ne pouvons nous faire une idée nette de Tinfini, et quand nous voulons envisager face k face le temps^ sans commencement et sans fin, l'espace sans aucunes bornes, notre âme éprouve an éblouissement semblable à Téblouissement de Tœil qui cherche à fixer le soleil. Nous sommes arrêtés par notre faiblesse dans la contemplation de rinfini, mais cet infini n'a rien d*absurde, c'est-à-dire de contraire à cette raison que Dieu nous a donnée pour qu'elle fût écoutée. La notion de l'infini est si raisonnable que la raison ne peut s'en passer un instant , qu'elle repousse lidée d'un temps limité, avant lequel il n'y aurait pas eu de temps, d'un espace au delà duquel il n'y aurait plus d'espace. Quelles que soient vos idées religieuses, déistes, panthéistes, chrétiens, juifs, musulmans, etc., vous serez tous unis par cette pensée que Dieu , principe du monde, rem* plit de son existence un temps, un espace qui ne peu* vent ni commencer ni finir.
Ce point admis, il vous reste à choisir, en vertu de votre raison, entre ces deux hypothèses :
1 ^ Après un temps infini , passé dans la solitude absolue, dans l'inertie la plus complète, il a plu à Dieu de créer des moi^des et d'utiliser pour le bonheur universel sa puissance, volontairement confinée par loi dans un désert, pendant des milliards de siècles;