‹ Sauvons le genre humainChapitre 7 sur 27 · E1IIPI.OI8 DE I.A SERIE · texte numérisé non relu

E1IIPI.OI8 DE I.A SERIE

La loi sériaire régit la distribution des facultés, instincts, organes^ chez tons les êtres animés. Nous lavons fait sentir par des exemples.

Cette loi représentant la combinaison logique et naturelle de tout ensemble ^ de tout objet composé de parties, on doit la retrouver et on la retrouve dans la classification des temps.

Enfin, puisqu'elle préside à la répartition des organes, elle doit présider aussi à la distribution des fonctions, qui sont toujours en harmonie avec ces organes.

L'application de la loi sériaire à la classification des êtres animés d'après leurs instincts et leurs organes doit régénérer l'histoire naturelle. Jusqu'à nos jours elle s'est contentée de la division, de la subdivision, qui n'est que l'ébauche de Tordre. Tout en saluant dans quelques animaux des rois de la création, tout en signalant chez d'autres une organisation exceptign*

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nelle, ambiguë, transitoire, elle n'a pas cm classer les premiers comme ceatres on pivots de série, assigier aux autres la place naturelle des transitions. Ub ordre plus complet, plus harmonieux, doit présider aux classifications du naturaliste. Sans essayer cette réforme, déjà pressentie par les savants 4'ufi esprit supérieur, surtout en Allemagne, nouste-ons observer que le règne animal semble la sollidier. À diaque pss il nous montre quelle importance le Créateur aet à lier tous les ordres de faits par des transitions graduées. Souvent un membre, développé et capable de fonctionner, dans les espèces typiques et pivotales, s oblitère par degrés dans les ailes de la série; il s'atrophie, arrive k Télat rudimenlaire, et n'est plus utile à aucun but, si ce n est à constater rendbainement des créations.

Parmi les reptiles, entre les sauriens ou lézards et le3 ophidiens ou serpents, il existe des affinités nombreuses : Vexistence de pattes chez les lézards est la principale différence qui sépare ces deux séries ; mais rintervalle est encore trop grand pour la nature. Entre les serpents et les lézards, elle place un groupe transitoire où les pieds disparaissent graduellement : la famille des scincoïdiens qui passe de la marche à la reptation par les trois groupes des scinques, des seps et des chirotes. Les chirotes, ainsi appelées du mot grec qui signifie main y n'ont que deux patt^ trèspetites placées près de la tête. Ce dernier anneau de la chaîne nous conduit & la série des serpents.

A ce groupe, les serpents eux-mêmes se rattachent par un aileron ascendant qui participe un peu do caractère transitoire ; il ne conserve plus aucva ves-

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tige de j^edg» mais sa conformaiion intérieure et la slractare de ses écailles rappellent assez les lézards pour lui avoir mérité le som à^ofhisauriens.

Il ne faut pas s'attendre à trouver dans toutes les parties de la zoologie la gradation sériaire aussi complète. Classés d après le système que nous indiquons, les animaux, habitants actuels de la terre, laisseraient dans leurs rangs les lacunes les plus capricieuses. Ce sont les créations nouvelles réservées à la période d'Harmonie qui pourront seules combler les vides. Ces créations aussi utiles et sympathiques au genre humain que les trois quarts des animaux et des végétaux lui sont aujourd'hui étrangers ou funestes» sont réservées à lavenir de la terre; mais Fourier s*est compromis gravement en décrivant leurs proportions et leiH*s formes avec des chiffres et des détails que le Créateur lui-même serait incapable de garantir. Il y a de l'imprévu dans ses conceptions comme dans celles de l'artiste, et Ton ne peut en prédire que les caractères les plus essentiels. La mission du naturaliste éclairé serait aujourd'hui :

De se familiariser avec les conditions de l'organisation sériaire ;

De tracer d'après ces conditions un cadre logique donnant place, comme pivot, ailes, ailerons ou transitions, à toutes les espèces animales qui vivent encore ou dont l'existence passée est constatée par les fossiles ;

De remplir les lacunes» soigneusement respectées, par des inductions qui peuvent, en se gardant d une précision exagérée, assurer un jour à leur auteur une gloire analogue à celle de Leverrier> qui a découvert

par le calcul lœavre de Dieu ayanl de Favoir vue

Si de Torganisme animal on végétal noas passons! la succession du temps, nous trouvons dans le jour m moment central ou pivotai, le midi, où la chaleur etb clarté sont dans toute leur force; des ailes ascendanti rt descendante, avant et après midi ; des ailerons, dans le matin et le soir; des transitions, dans Tanbeel le crépuscule, qui appartiennent à la nuit comme ao jour.

La vie entière d un végétal , d'un animal» d'oo Lomme, et même, en s'élevant encore sur l'échelle, la vie d'une nation présentent les mêmes phases ; le centre, c'est Tapogée, l'époque où l'être jouit de tooles les facultés de la vie dans sa plénitude; les transitions, les passages de ce monde au monde inconnu sont la naissance et la mort.

Les vibrations ascendante et descendante dont se compose la vie individuelle, sont ainsi résumées par Shakespeare : « D'heure en heure, nous mûrissoBS,i « mûrissons, et ensuite d'heure en heure, nous poll^| c rissons, pourrissons, et là finit notre histoire ^ > ' Dans la même pièce, Shakespeare va jusqu'à représenter, par des caractères nets, les périodes qui, soivant lui, composent la vie humaine. Gomme Charlei jourier il en compte sept.

a Le monde entier est un théâtre ; tous les hommes» c toutes les femmes, sont de vrais acteurs. Ils onl « leurs entrées et leurs sorties. Un homme, dans le, « cours de sa vie, joue différents rôles, et les actes d<

• « Comnie il vovs plaira, acte iv, se. 7.

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de la pièce sont les sept âges. (Naissance.) Dans le premier, c'est Tenfant, vagissant et bavant sur le sein de sa nourrice. {Enfance) Ensuite Técolier, toujours en pleurs, le visage frais comme le matin» et son petit sac à la main, rampe^ comme le limaçon, lentement et à contre-cœur, jusqu'au seuil de Técole. {Jeunesse,) Puis vient le jeune homme amoureux, qui soupire comme une fournaise et chante une ballade plaintive qu'il a faite pour les yeux de sa maltresse. {Apogée.) Bientôt vient le soldat» prodigue de jurements étranges et le menton barbu comme le léopard, jaloux sur le point d'honneur, emporté, toujours prêt à se quereller, cherchant une bulle d'air, la renommée, jusque dans la bouche du canon. (Déclin.) Après lui, c'est le juge au ventre arrondi garni d'un bon chapon, Tœil sévère, la barbe taillée d'une forme imposante. Il abonde en vieilles sentences^ en maximes vulgaires, et c*est ainsi qu'il joue son r61e. (Caducité.) Le sixième âge oCTre un maigre Pantalon, en pantoufles, avec des lunettes sur le nez et des poches sur le c6lé ; les bas bien conservés de sa jeunesse se trouvent maintenant trop vastes pour sa jambe rétrécie; sa voix jadis forte et mâle, aiguisée en fausset d'enfant, ne fait plus que siffler d'un ton aigre et grêle. {Mort.) Enfin le septième et le dernier âge vient finir cette histoire pleine d'étranges événements; seconde enfance, état d'oubli profond, oii l'homme se trouve sans dents, sans yeux, sans goût, sans rien. »

Rome était à l'état d'enfance sous les premiers rois, alors que ses toits de chaume abritaient des dieux de

terre cuite et qu'une botte de foin deryait d'eoeeigiie à ses manipules. Rome était jeune sous les consuls quand elle combattait Cartbage. Rome, sousÀugoste, régnant de l'Euphrate à Tocéan Atlantique, était à l'apogée de sa puissance. Son empire décline sons les empereurs, tombe après Constantin, meurt sous Romulus Augustule. Dans cette grande série d'événements, nous retrouvons une vibration ascendante et une vibration descendante, appelée par Montesquieu la grandeur et la décadence des Romains.

De la vie individuelle, des vies nationales^ on peut s'élever à une conception plus vaste encore, la vie de Tbumanité. L'application de la loi sériaire à cette grande existence enfante une histoire universelle qui a sur toute autre le double avantage d*étre en harmonie avec les lois de la nature et d'aboutir à des conséquences très -pratiques pour notre génération.

Nous avons montré la Série présidant à la distribution des organes chez tous les êtres animés et à Tenchaînement du temps, aux périodes successives de la vie. Ajoutons qu'elle apparaît dans les fonetiofiÈ toutes les fois qu'en les répar tissant on suit les indications de la nature. Dans une association agricole bien combinée^ à chacun des groupes de poiriers, ou de tout autre végétal si l'exemple des poiriers ne vous convient pas, attachez un groupe de jardiniers; la distribution de l'objet du travail en centre^ ailes, ailerons, transitions, se retrouve forcément dans*' la distribution des travailleurs. Voulez-vous des fonctions, non plus agricoles , mais de fabrique? prenez les métiers qui opèrent sur le métal : en aile ascendante vous aurei^

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les travaux qai s'oieroent sar les métaui communs^ fonction du taiUaadier,dtt forgeron, da serrarier; en aile descendante, les professions qui opèrent sur les métaux de luxe, groupes d'orfèvres, de joailliers, de bijoutiers; au centre vous placerez une fonction qui se distingue par sa grande importance sociale, et qui est faite pour équilibrer les deux ailes , car elle participe des deux, le monnayage. Le monnayage emploie, pour les espèces inférieures | le cuivre , le biUen » les métaux de Taile ascendante; pour les pièces d'une valeur élevée, Tor et Targent, métaux de Taile descendante. C'est cette application de la Série aux fonctions de rhamanité que noua allons développer de préférence.

am^ican^iv ds i.jl «ébie au vbataixi,

CI^^ T R^FROPIIIT li'ORDJtB PHITERSEL.

Les exemples que nous avons donnés, et que chacun peut multiplier suivant ses conuaissauces spéciales, prouvent que la loi sériaire est la loi de Tordre universel. £ente dans TastFonomie, daps la distribution des minéraux, des végétaux, des animaux, ell^ doit être transportée dans le domaine de l'homme, notamment dans la répartition des travaui^, et si nous avons consacré à sa description les développements qui précà4ent, c'est en vne de cette conclusion pratique.

Union par Vassociation. '

Avant d'appliquer ans travailleurs l'ordre sériaire, un préliminaire indispensable doit être accempU, c'est

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d'anir les hommes» de les disposer à faire va corpg. Tous les exemples qne Aoas avons donnés d'organisation sériaire s'appliquent à des êtres qui sont unis par un lien ; les hommes, au contraire» sont en état de division et d'hostilité. L'intérêt de Touvrier est contraire à celui du manufacturier^ qui veut employer les machines au lien de Thomme et réduire le salaire. L'intérêt du manufacturier lutte avec celui da marchand qui veut, lui, acheter au plus bas prix possible. L'instinct du marchand est de vendre au consommateur des objets très-chers et peu durables; toutes ces classes sont en lutte. Il n*y a même pas accord entre les membres d'une même classe ; au contraire, c est li qne l'antagonisme est le plus vif. Les ouvriers se font une concurrence qui enlève le salaire à quelques-uns, le réduit pour tous. Trop souvent se renouvellent des faits analogues à celui que nous voyons constaté par le Moniteur An 27 décembre 4848.

« Le nombre des vendangeurs qui afOuent dans les i < environs de Dijon est tel, qu*à louvertare de la c vendange leurs journées ne se sont pas élevées à « plus de deux sous. Ceux qui n'étaient pas employés « offraient leur travail pour la nourriture seulement; « lesautres demandaient l'aumône. x>

A tous les étages, entre les manufacturiers, entre les marchands, dans toutes les professions, se produit II concurrence anarchique; elle pousse à la fraude, à la ' banqueroute» à la misère. Une société frappée de ces ' fléaux ne forme pas un ensemble auquel on puisse appliquer la meilleure distribution du travail ; il faot unir l'humanité par l'association, avant de l'organiser par la loi sériaire. L'association, c'est la solidarité da

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but et des chances bonnes on manvaises, acceptée par tous les éléments de Tactivité humaine.

Fourier, Owen, Saint-Simon, se sont rencontrés dans cette pensée, que l'association était, pour Torganisation des travailleurs, un préliminaire indispensable. Mais Owen, dans ses sociétés coopératives, distribuait les produits en raison des heures de travail, sans tenir compte des inégalités de talent et de fortune; il n'associait qu'un élément de la puissance humaine, le travail. Saint-Simon, suivant sa fameuse devise : A chacun selon sa capaciié^ à chaque capacité selon ses œuvres, tenait compte de deux conditions dans le partage des richesses, le travail et le talent; il excluait formellement un troisième élément , le capital. C'était une erreur : le capital représente des droits acquis^ un travail accumulé. C'est d'ailleurs un élément puissant dans les sociétés modernes, élément qu'il faut accepter, respecter, sous peine d'agir par voie révolutionnaire, d apporter à la société la guerre, l'anarchie, au lieu de la conciliation et de la paix. Fourier seul a fait une part à toutes les forces de Thomme, seul il a donné la formule de l'association intégrale, association du capital, du travail et du talent.

Que les capitaux, terres, habitations, numéraire, que les capacités, que les bras soient mis en société dans la Commune. Société ne veut pas dire communauté ni partage égalitaire. Au jour de la répartition, le capital aura sa part proportionnée à ses apports, les heures de travail auront leur part; les inégalités de talent, constatées par Télection libre et compétente, auront la leur ; dès lors les droits de tous sont conservés, lechelle des fortunes subsiste ; mais les barrières tombent ; la

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caippilgîie, libre de sauts-de-loup, d^artichaate de fer, de clôtures égoïstes, est soumise à rirrigation méthodique, i^ la culture unitaire, la plu^ écpnopiique, la plus puissante. La plaie du morcellepieut agricole est radicalemeut guérie, la plaie du paupérisme l'est aussi Le prplélaire, associé aux entreprises agricoles, manufacturières, ne voit plus son salaire limité, sa Camille réduite k la misère par la concurrence au ral;)ais des ouvriers affamés comme lui. Sa part dépend du bénéfice général, et ce bénéfice n'a pas de bornes; ses lumières, son activité peuvent l'étendre. Dans un pareil milieu social , la machine , glorieuse création de Thomme , noble victoire de Tesprit sur la matière, n'est plu« un monstre qui dévore ^ans ses dents de fer | des hommes, des femmes et des enfants ; la machine, elle ne chasse personne du champ ni de râtelier : c'est une force au service de rassociçnion, force qui double les produits sociétaires en allégeant le travail de tous. La machine est accueillie avec des cris de triomphe, non plus seulement ^ comme aujourd'hui, par le manufacturier qui s'en adjuge le bénéfice, mais par toute la population travailleuse* Plus de morcellement agricole, plus de paupérisme ni de mendicité, plus de misère causée par les machines : tel§ sont les résultats nécessaires de l'association.

Qu'elle s'établisse à tous les étages des circonscriptions politiques cette association bienfaisante; la Commune est son élément primordial, et, pour ain§i dire, moléculaire; elle doit se constituer ensuite dans les régions supérieures dij royaume, de l'einpire, du continent, de l'humanité*

Elle règne déj^ au-dessus de 90US, dans le monde

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soiairs dont la tanne {ail partie. Blait UsoKdsHrité A^ astres est eqtravée par riieobéreace domiaant encore sur notre planète } et, si doqs éerivons ces ligues, si le Créateur» s'affranch'ssant des lois ordinaires de la aatore» a fait tomber sur notre tète un rayon que noua avons mission de diviser et de répandre, c'est que le morcellement et lantagenisme de tous les éléments de la société terrestre allaient obliger les astres indignés à retrancher de leur communion notre globe.

Organisation par la série.

Les hommes sont réunis, travaillent de concert ; la solidarité s'est établie ; comment la division sériaire va-t-relle présider aux travaux?

Dans chaque commune, on établira d'abord pour les fonctions une série de classes, composée de s^t termes :

Travail domestique,

— agricole,

— manufacturier, -^ commercial,

— d'enseignement, Pratique des sciences, Et des beaux-arts.

Outre ces fonctions, il en est une que nous ne comptons pas : la fonction gouvernementale. Toute série de travail doit avoir son état-major, composé des cbefs de tous les groupes, des patriarches blanchis dans les travaux, pleins d'expérience, mais désormais plus capables du conseil que de la pratique ; joignons-y ces

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hommes à vues générales, qui conçoivent l'ensemble de tous les sajets, mais k qui les détails répugnent. La Commune elle-même doit avoir, en dehors des rangs actifs, une série dirigeante, un conseil de régence, dont le germe se trouve aujourd'hui dans le conseil municipal.

La division générale des travaux étant déterminée, on peut pousser la subdivision à un nombre de degrés qui variera suivant la nature, les productions de chaque terroir, les dispositions industrielles des habitants. La série d'agriculture pourra se partager en défrichementy culture proprement dite, éducation des animaux ; la culture embrassera les eaux et forêts, les céréales» vignes, vergers, potagers» Thorticulture. Autant que possible, il faut pousser la subdivision jusqu'aux moindres nuances, ou, comme le dit Fourier, jusqu'aux ténuités et minimités. A chaque degré de la division» consacrez un groupe à Tétat-major, déterminez la fonction du centre» classez les ailes» ailerons, transitions. Dans la série des métaux, par exemple» la transition antérieure» c'est le travail des forges, qui se lie à celui des mines; le mineur» par l'intermédiaire du terrassier, se rattache à Tagriculture» à la bâtisse ; la transition postérieure nous est offerte par les professions mixtes qui combinent les métaux précieux avec d'autres substances. Les fabricants de livres de messe enrichis d'incrustations et de dorures, ces patenôlrierê du moyen âge» dont l'industrie est encore de mode» rattachent la bijouterie à la reliure» à la librairie ; d'autres, en façonnant des nécessaires luxueux» vont la joindre aux métiers de l'ébéniste et du menuisier.

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Le soin de marquer cet ordre n*est pas sans utilité ratique. Non -seulement l'organisation sériaire de laqae groupe, la division parcellaire des fonctions ni permet k chacun de choisir sa partie dans ces orlestres industriels, le développement des rivalités acves et fécondes par la concurrence des sous-groupes Itachés à des fonctions semblables ou voisines, la )urte durée des séances, excitent dans le groupe pris Q particulier le saint enivrement du travail ; mais il st essentiel de conserver autant que possible, dans emplacement occupé par les groupes eux-mêmes, le ang qui leur appartient dans la série. Cette disposition étermine des effets passionnels magiques. Le centre, ier de sa mission matériellement constatée, se croirait éshonoré s'il se laissait vaincre par les ailes, lui dont ai fonction est pivotale, c'est-à-dire la mieux caractéisée, la plus renommée, la plus appréciée de la majorité des consommateurs.

Les ailes, moins ^fortes en attraction industrielle, {uoique supérieures en nombre, sont déterminées par a seule vue du champ de bataille à s'unir entre elles, )i former des ligues, des cabales, k lutter collectivement contre le centre, quant à la quantité et k la qualité de leurs produits.

Telles sont les règles suivant lesquelles on transportera dans les fonctions des hommes associés la distribution sériaire, Tordre universel.

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