LE TRAVAIL SÉRIAIRB EST LE PLUS PRODUCTIF
L'organisation que nous venons de décrire, doublement voulue par Dieu, puisqu'elle est conforme k
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Tordre un^versol et qu'elle pst indiqué^ pat lo^ tai* dance3 de nos passions, est encore celle qpi donne {eg bénéfices les plus considérables ; elle amène de grandes économies» elle crée beaucoup de valeur^ nouvelles.
Ses économies sont de deux sortes : elle réduit la dépense de Tétat actuel ; il est des causes de perte qu'elle supprime.
Elle réduit les dépenses dans tous les sens* La commune assQciée ne se coptente pas d'exploiter unitairement la campagne. A la place du village morcelé, composé de masures, elle se construit un palais. Dasj cet édifice unitaire vont se réaliser les bénéfices dont le collège, TbApital et la caserne offrent la preuve. Quant aux causes dé perte radicalement supprifnées, nous pouvons citer les précautions contre le larcin qui n'existe plus entre associés à Tabri du besoin, élevés dans le sentiment de la justice : les frais de clôture, fossés, gardiens ; le décbet causé par les récoltes hâtives, par ces cueillettes intégrales et préxnaturées, dites bans de vendange^ et que motive la crainte du vol. Les insectes destructeurs que nulle mesure administrative ne peut atteindre aujourd'hui, et qui échappent à Téchenillage en se propageant d'un ch^mp dans l'autre, disparaissent» en association, devant la gestion unitaire et la destruction combinée.
La réduction de toutes les dépenses domes^tiques, l'extirpation du vol et des animaux destructeurs sont déjà lucratives; mais les bénéfices réels, les valeurs créées par Tassociation sériaire apparaissent dans une proportion plus grande encore. N'attendez-vous rien, pour lardeur et la continuité du trav^^il, de ce contrat d association qui intéresse le moiodre manœuvre au
LB GlUM ROMAIN. &i
ia(iOèfr4«r6BtiftpFÛf«, de cette essaeîatiQB qui permet aaxmachioesde déployer iaaoceoa méat toute leur puis^ laace? N'^ttei^desi-vous rieu de la fougue de la composite, et de la division qui doit assurer à chacun, dans la pareille qu'il a choisie, tant d 'expérience et de dex^ tériié? J^e stimulant de la cabaliste améliore et multiplie encore les produits du travail. La papillonne, en ehangeaRtfréquemment les occupations de Tbomme» le délasse sans le laisser inaclif, et lui conserve une ferveur soutenue. Sa journée ne sera-t-elle pas plus pro-<* ductive que celle de nos ouvriers qui ne cherchent qu'k tuer le temps après une heure de zèle k chaque reprise de travail? Et le développement intégral du corps et de rame, et Taugmentation de santé, de vigueur, de longévité qui doivent en résulter pour Tespèce humaine, cette force immense ne doit-elle pas entrer en ligne de compte? Le travail est attrayant, il est exercé sociétairement; dès lors, vous voyez revenir aux fonctions utiles tous ces improductifs que la fatigue ou le morcellement en éloigne. La femme apparaît à la salle d'étude, aux jardins, à l'atelier; elle y apporte une puissance négligée actuellement, et stimule les efforts deThomme par une rivalité aus.si piquante qu'imprévue ; l'enfant trouve son emploi dans les fonctions subdivisées. Les travaux domestiques simplifiés, transforipés en services publics, rendent à la vie productive le peuple des valets. Plus d'armées destructives, d'agents fiscaux multipliés. L'association verse au trésor, par un seul payement, la contribution de tous. Le commerçant n'est plus que Tagent, le commissionnaire du producteur. La commune, pour ses ventes et ses achats, s'adresse à la commune, et la profession comipfrciale
n'alimente ptas des nuées de parasites sociaux. Lefl riches désœuvrés, malades aujonrd' hui du spleen, réclament leur place à des travaux qui ne sont que des plaisirs. Les rangs de Thumanité active se renforcent. A cette phalange, unie, enthousiaste, quel obstacle peut résister? Ne faudra-t-il pas que la colline, mise à nu par le défrichement, se laisse reboiser, qu'un vaste système d'irrigation rajeunisse le globe, que le marais tarisse , que la mine s*ouvre, que tout s'amé. liore, animaux, arbres, fruits, et les climats euxmêmes?
Dans son combat avec la nature Thomme est vainqueur. Le règne de la richesse et du bonheur a commencé pour la terre.