‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 12 sur 223 · Camille Roussel. Histoire de Louvoie, IV, p · texte numérisé non relu

Camille Roussel. Histoire de Louvoie, IV, p

2. On peut consulter sur ces négociations VHisloire de Louwns, par C. Roussel,

3. On trouTe des détails très compleU sur ces négodstions dans on mémoire

TRAITES DU Sil JUIN ICtKl. lix

traîna en longueur pondant presque toute ianni^e. Au lendemain de la bataille de la Mursaille, Victor-Amédéc fit demander an gouverneur de Hignerol de venir secrètement lui parler à Torin. Le comte de Tessé alla au rendez-vous déguisé en laqDBis, et entra k nuit daus le palais ducal. Il y demeura qiBtre jours enfermé et eut, avec le duc de Savoie et le marquis de Saint-Thomas, de mystérieuses conférence» a» cours deajuelles un prnjet de traité fut à peu près arri^té. Interrompus en 1694, les pourparlers reprirent au printemps de 1695, Hal^ ses victoires, Louis XIV se rendiiil Ir^s exactement compta de l'inlérél qu'il avait à gagner le duc de Savoie dont rbosUlUé avait pour résultat d'ouvrir à l'ennemi une des fronlièrps de la France et d'immobiliser une armée. De son côlé. Vidor-Aniéd<!c savait le prix que valait son alliance. « Il ° fallut, "Selon le mot de Saint-Simon. " en passer par ofiM. de t Savoie voulut pour le détacher de ses alliés. » Depuis long- Imps, la présence des Français à Casai et k Pignerol irritait profondément les Piémontais. En 1696, te roi consentit à remettre la première de ces places aux mains du duc de Savoie [HJar Mre démantelée puis restituée au duc de Mantoue. Le 9 juillet, après un siège simulé de quelques jours, Casai ouvrit Ml portes. Peu après, Viclor-Amédée fit entendre qu'il qnitletà\ le parti des alliés si le roi voulait lui abandonner Pignerol. Des instniclions en vue d'un traité furent adressées, le I S mars 1696, au comte de Tessé. Le plénipotentiaire français avait ordre de ne rompre en aucun cas la négociation. Le Ï9 mai, un arrangement fut signé par le comte de Tessé et par le sieur Gropello munis de pleins pouvoirs réguliers. Mais <^et acte fut ensuite annulé à la demande du duc de Savoie, et remplacé par deux traités qui furent signés le 29 juin '. Le pre-

kuuctU de Le Drsn ii;nM pour tiLve : Bialoire de ta ruptnre lurvenut m 1690 fotnUtm LouUnntt tt duc deSatoie Viclor-Amédée T d» nom et de la pnix ft^tut mitre Sa WjeiU et Siyn Allaae Royale par le traité lignr à Turin le 9iiiM #f puit le i» aoàt ISM. Aff. Etr. Mëm. et Doc. Fonda diTers, Sor-

I Datu Us recueils impriniéii, ru iruili^s porleul la 'ialf du 2n nnùt. Le duc d« iinw ablint du Boi qu'il» funseni »insi poBl-d»l*s, «fin de diisimulsr tis-i-yis itt ftlittatm de la ligne. répo<|ae i laquelle il ïrail pria l'engagement d'agir contre 'Uh. Cf. Aff. Etr, Fonds dÎTcr*. Mém. et Doc Sardugne. IV. fol. 30S.

IX I^TtODrCTIOy.

skr. cédaûl PijBmerol 4lemaBftel^ «1 4«c Vklor-Afliédée. D stipulait b restitatîofi du coaté de Nice el de la Saime, ausâtôt après la pabUcaiîoD do traité, et cselle de Moataflian et de Sose d^§ qœ la paix serait rétablie en Italie. Eb Terta de œ même accord^ la fille aînée du duc de Savoie devait épouser le duc de BoiDigoipie, petit-fils de Louis XIV. Désormab les ambassadeurs des ducs de Savoie recevraient en France le même traitement que les représentants des Rois. Vidor-Âmédée 8*engageait, d'antre part, à obtenir des alliés la neutralité de Tltalie ; s'il ne pouvait y réussir, il joindrait contre cnx ses fnxxs à celles de Louis XIV. L'autre traité r^iait les détails d'après lesqueb dei-ait fonctionner, le cas écbànt, Talliance offensive entre la France et la Savoie. L'artide XTV du traité d*action stipulait que le Milanais serait, une fois ccmquis, attribué au duc Victor qui devait alors céder la Savoie au roi de France. Voici le texte de cet article manifestement inspiré des termes du traité conclu à Brussol en 1610 entre Henri IV et Cbaries- Emmanuel l*' : € En cas que, pendant la présente guerre, la <' mort du roi d'Espagne arrivât sans enfant, SaMiyesté s'oblige « d'aider de tout son pouvoir Son Altesse Bojrale pour lui fai^ ** acquérir le Milanais, et renonce par le présent traité, audit » cas de la mort du roi d'Espagne sans enfant, à toute préten- << lion par conquête ou autrement sur le duché de Milan ; et, '' si du vivant dudit roi d'Espagne Ton fait des conquêtes dans '' le Milanois, le roi en cédera la possession à Son Altesse '' Royale, bien entendu que Son Altesse Royale en donnera '< Téquivalent à Sa Majesté en Savoie, en cas qu elle pût con- « quérir, avec la protection et les assistances du roi, tout l'état <* de Milan ; en sorte que le roi remettrait à Son Altesse Royale '< l'état de Milan, moyennant la Savoie tout entière, sans « autre prétention de Sa Majesté à cet égard ^ »

1^ duc de Savoie n'avoua pas d'abord aux princes alliés sa paix particulière avec la France. 11 commença par leur représenter comme de simples offres, avantageuses pour lui, les clauses déjà signées. Puis, dans le courant de l'été 1696, il fit

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