‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 133 sur 223 · ANTIBES · texte numérisé non relu

ANTIBES

Aflf. Etr. Corr. Turin, vol. CXIV.

Avril 1704.

L'intention du Roi ayant été d'assurer la personne du sieur de Phélipeaux, son ambassadeur en Savoie, lorsque Sa Majesté a fait prendre la parole du sieur comte de Vemon, ambassadeur du duc de Savoie auprès d'elle, et qu'elle a chargé le sieur de Lyboy, gentilhomme ordinaire de sa maison, de demeurer auprès de cet ambassadeur, elle a résolu de le renvoyer sur la frontière pour faire son échange avec le sieur de Phélipeaux, et c'est pour cet efifet qu'elle ordonne au sieur de Lyboy d'accompagner le sieur comte de Vemon à Antibes, et d'y demeurer avec lui, jusqu'à ce que le sieur de Phélipeaux ait été conduit sur la frontière de Provence et du comté de Nice pour être échangé en la manière dont il sera convenu. Sa Majesté veut que le sieur de Lyboy dispose le comte de

Vemon à partir le dans tel carrosse qu'il voudra prendre

pour sa commodité, pour se rendre à petites journées à Antibes ; en sorte que les mousquetaires qui sont commandés pour la sûreté dudit sieur ambassadeur, puissent suivre commodément et môme qu'ils puissent avoir un jour de séjour de Paris à Lyon, et un autre jour ou deux même, s'il est nécessaire, de Lyon à Antibes ; et afin d'éviter les difficultés qui pourroient naître dans le passage du sieur comte de Vemon à Avignon, si l'on y contestoit au sieur de Lyboy l'autorité que Sa Majesté lui donne pour conduire ledit sieur ambassadeur, son intention est qu'il évite de le faire passer à Avignon et dans l'étendue du comtat, et que, soit qu'il se serve des voitures de terre ou des rivières, il ne le quitte pas pendant son voyage et pendant le séjour qu'il fera à Antibes jusqu'à son échange.

Page 1