‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 141 sur 223 · LE MAR^HAL DE BBRWICK AU MARQUIS DE TORCY · texte numérisé non relu

LE MAR^HAL DE BBRWICK AU MARQUIS DE TORCY

Aff. Étp. Copp. Turin, vol. CXVI, fol. 76.

An camp da Ponl de Servière, le 5 octobre 1710.

Le sieur Laurent m'est venu trouver hier, Monsieur, pour m apporter réponse de la conversation qu'il a eue avec le père Arnaud en conséquence de la lettre que je lui avois écrite ; vous trouverez ci-joint ce qu'il m'a rapporté que je lui ai fait mettre par écrit ; cela m'a donné lieu à écrire à M. le duc de Savoie, et à lui envoyer un mémoire : les copies en sont pareillement ici.

Il y a dans le mémoire du sieur Laurent plusieurs articles sur lesquels il sera bon que vous me fassiez savoir les intentions du Roi, à savoir : la ligue avec les Vénitiens et Princes dltalie, sa médiation pour la paix générale, et la proposition de rester neutre. Car, pour celle de rester comme il est, uni avec les Allemands, et seulement les empêcher de rien faire ne me paroit guère à accepter.

Si M. le duc de Savoie insiste qu'on lui laissât Exilles et Fenestrelles, ne pourrai-je pas lui offrir les places du Roi d'Espagne sur les côtes de la Toscane? Si même cela ne suÂlsoit pas, j'aimerais mieux que le Roi offrit de lui donner (dans des termes raisonnables), une certaine somme pour rebâtir une place à Montmélian, afin de tâcher à sauver Exilles et FenestreUes qui sont des places d'une très grande conséquence pour le Dauphiné.

Pour plus grande assurance à M. le duc de Savoie que le Roi ne Fabandonneroit pas, ne pourrais-je pas stipuler, dans le traité, ligue offensive et défensive avec le Roi ?

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