‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 156 sur 223 · VICTOR-AMEDÉE PERD LA SICILE · texte numérisé non relu

VICTOR-AMEDÉE PERD LA SICILE

ments à et qui a été stipulé par ces mêmes traités, I'od a. eu au moins allentioD, de ma pari, à assurer sod état et sa dignité coaire ce qu'il pouvoit justement craindre du ressentiment et des desseins de ta cour de Vienne, et que, s'il veut entrer dans les propositions qui out élu faites de ma part et de celle du roi de la Grande -Bretaj^e au comte de Provana, en acceptant les conditions stipulées pour lui, il aura lieu de se louer d'une résolution aussi digne de sa prudence qu'elle seroil conforme à ses véritables intérêts, qu'il retrouvera dans la garantie et dans les secours des médiatears toute la sûreté qu'il peut justement désirer dans une conjoncture où il lui est si important de ae pas demeurer exposé aux événements d'une guerre mal concertée et témérairement entreprise.

Après ces assurances de mes véritables sentiments, et ces représentations, vous écouterex ce que le roi de Sicile vous dira : mais vous dcvei avoir une attention particulière à ne lui pas donner lieu en entrant en matière avec lui, de se flatter de pouvoir obtenir des avantages plus considérables que ceux qui lui ont été réservés, mon intention et celle du roi de la Grande-Bretagne étant, comme je vous l'ai déjà expliqué, de n'apporter aucun changement aux projets qui ont été arrêtés, et d'eu procurer t'eiéculion de quelque manière que ce soit.

Ainsi, si vous remarquiei que le roi de Sicile voulût apporter du retardement à ses résolutions, vous devet lui faire counottre que, quoique vous n'ayei aucun ordre particulier de tnùter avec lui une matière ipii a été entamée par ses ministres auprès de moi, vous croyez devoir lui représenter que s'il perdoil du temps en délibération sur les ouvertures qui lui ont été faites, il pourroît arriver des événements qui rendroient sa satisfaction plus difflcile, et qui l'exposeroient à de nouveaux dangers.

Je n'ai ijn'â approuver l'attention que vous avei eue à écarter les insinuations que l'on auroit voulu vous faire pour vous engager à cesser d'entretenir les relations que vous avez avec le marquis de Villamayor; et mou intention est que vous conlinuiuE de le voir jusqu'à ce ipie je vous donne des ordres contraires.

Continuez, au reste, à me rendre compte avec votre exactitude orJiuaire, de tout ce que vous apprendrez dans cette conjoncture imporlaule ijui leurra avoir rapport au bien de mon service.

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