‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 164 sur 223 · OUVERTURES A PATRE AU ROI DE SAIIDAIGNE · texte numérisé non relu

OUVERTURES A PATRE AU ROI DE SAIIDAIGNE

de Sartlaigne n'en a point paru louché, Sa MajesW n'hésil«ra pas à juger que ce Prince n'a point d'onvie, du moins pour If présent, de s'attacher à elle ; el que, quand avant le dépari du comte de Cambîs d'auprès de lui, il a témoigné ne désirer, pour se lier avec la France, que de la voir s'acquérir des amis et prendre des mesures convenables aux conjonctures présentes, il n'a pas parlé sincèrement. Car, si ses intentions avoient répondu ii ses discours, il devroit Ctre content de ce qui s'est fait depuis l'absence du comte deCambis qui, h son retour ne pouvoit rien apporter de plus conforme ù ses souhaits, que la commuaicatioD d'un traité dans lequel se trouvent et ces mesures et cette acquisition d'amis.

Le roi de Sardaignc pourrait tout au plus désirer, avant que de se livrer entièrement à la France, de savoir quels avantages elle se propose de lui procurer. C'est une matière très délicate à traiter, aussi bien que celle des dispositions h faire en général pour une guerre du côté où ce Prince auroit à agir. Le comte de Cambie s'étudiera également à éviter ces discussions, parce que Ton n'est pas encore en étal de s'y prôter d'une manière satisfaisante pour ce Prince, et k ne pas paroitre avoir dessein de les éluder, parce que certainement c'en seroit assez pour l'aliéner. Il faudra donc que l'ambassadeur du Itoi, s'il arrive qu'il ne tienne plus qu'à cela pour s'assurer du roi de Sardaigne, fasse en sorte que ce soit ce Prince qui s'ouvre sur ses vues et sur ses désirs.

Voilà les instructions que le Roi a jugé à propos de donner a» comte deCambis, indépendamment de ce qui lui a déjà élé expliqué des intentions de Sa Majesté. Au reste, comme il n'est pas permis de présumer que le roi de Sardaigne se prêtât volontiers à rien de ce que l'ambassadeur du Roi auroit à lui insinuer, si l'alfaire du droit de Villefranche n'étoil réglée préalablement et ft sa satisfaction, Sa Majesté croit devoir autoriser le comte de Cambis à la terminer, et, pour cet elTel, elle va lui expliquer sa dernière résolution sur ce qui a rapport il ce droit.

Déterminée h donner lil-dessus au roi de Sardaigne tout le nlentcment qu'il est possible de lui accorder, elle juge que

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