‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 184 sur 223 · M. Yanhœy était alors ambassadeur de Hollande à Paris · texte numérisé non relu

M. Yanhœy était alors ambassadeur de Hollande à Paris

6. François de Franquetot duc de Coigny (1670-1759), maréchal de France, généralissime de l'armée, dltalie avec le comte de Broglie.

7. François-Marie comte, puis duc de Broglie (1671-1745), maréchal de France, fi^éralissime de Tannée dltaUe avec le maréchal de Coigny.

378 LE HABQtlIS DE SAINT-NECTAIBE, 173*-I743.

attentions. Donnons l'eieniplc de l'union et da concert. L'uni rée de M. A Sada pourra dooner occasion i 'inelque embarrss- U aura aasû. k M que l'on mande, la qualité d'ambassadeur *

(. DE CBAUTEU» AC VABIUrS DE S.tWT'KBCTAnR

Aff. Étr. Corr. Turin, «ol.CLXVm. foL M.

J'ai reçu les lettres que vous avei pris la peine de m'écrire, le 5 mois dernier. Le parti que »ous aveî pris, de voir à Turin et le ma d'Orméa et le roi de Sardaigue, puisqu'ils y dévoient s^joumer q Jours, a été très bon. Vous ne pouviei trop t6t uonnoilre le prince et l ministre avec qui vous avez à traiter.

La même prudence qui vous a fait écouler tout ce qne vous a d H. d'Orméa, de son attachement aux tutcréls du {toi, sans rien objedc contre, me répond que vous saurez bien, dans le cours de votre roinislërfl lui rappeler avec douceur et ménagement le souvenir de ses premien propos, lorsque les elTeLs de sa part pourront ne pas répondre à Sfl paroles.

Si ce ministre est TAché de ce que vous n'avez pas porté des expédient pour lever les ditUcultéa que le Bel son maître a formées sur le prajl d'accession du roi d'Espagne, nous le sommes bien davantage et vtm plus de fondement, de ce que, contre l'intérêt du roi de Sardaigue, et M préjudice de notre alliance, ces dîHicultés subsistent.

Indépendamment de tant de fortes et bonnes raisons, alléguées contn ces dilHcUltés, et de celles que vous avez su si bien employer duu voln conversation :

1» Il n'est point dit dans le projet que l'on garantit tous les Èt4tc qa l'Infant pourra conquérir en [talie;et, quelque examen que l'on puis» Ûv des expressions, on n'en conclura pas que la garantie aille au dei& di États destinés à l'Infant, jusqu'au moment Qe la signature de Tnccessioi Si quelque chose est capable de faire cesser la prévention où est le roi il Sardsigne que l'on médite d'autre conquêtes, que celles des pays pM sédés par l'empereur, c'esl la clause pur laquelle la Cour d'Espagne, a voulant Mautoue aussi déterminément qu'elle l'a voulu, a stipulé le dédom magement dn légitime héritier; et, si la Gourde Turin connoil aussi ImaI qu'elle le croit, le caractère et les intentions de la Heine d'Espagne, el doit reconnotlre et se dire que, si cette princesse nvoit des vues s^ d'autres pays, elle n'auroit pas hésité à les déclarer, en donnant la garanti du Milanois au roi de Sardaigne, chose qu'i Madrid on regarde comn aussi importante à ce Prince, qu'il afTecte de la croire peu utile pour lid

3" Vous pensez très juste sur l'attention qu'il paxoit apporter à avoir di ménagements pour l'empire en voulant qi\'ll soit absolument spéciné qn Don Carlos tiendra Hantouo en fief. Ses intentions et ses soins à cet égaf dans un acte dont assurément il scroil dangereux que l'empire eût coa noissancc, lui procureront-ils plus de ménagement dans le cours de l~

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