‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 19 sur 223 · Ibidem, IV, p · texte numérisé non relu

Ibidem, IV, p

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TRAITE D'AIX-LA-CHAPELLE. nxxv

de Don Philippe, ou s"il lui arrivait de succéder à des (îtats considérables.

La Sardaignc relournerait à l'Iîspagne dans les niâmes

La reine d'Espagne aurait, dès à présent, avec le roi son ■• fpoux, la jouissance di- Parme et dp Plaisance, dont l'usu- - Iruil se réunirait à la propriété en faveur des rois de Lom-

bardie ft la mort de ladite reine d'Espagne.

> Ijue rttalic entière devienne libre, qu'on on bannisse cède

suzeraineté des empereurs d'Allemagne qui a causé tant de

iblcs el qui a ébranlé plusieurs fois la religion dans le

du Saint-Père. Que chaque suzerain ne tienne ses droits

'en franc-alleu et de Dieu et de son épée; que les Atle-

ids soient chassés d'ilalic pour toujours et que ce qu'il

restera d'Espagnols devienne italien, en ne dépendant

plu» d'Espagne'. >>

Après s'f^tre préalablement assuré des dispositions du roi do Sarduigne, le marquis d'Argenson confia à M. de Champeaux, aux mois de décembre 1741 et de janvier 174S, deux missions «crête» à Turin. L'entente parut à la veille de s'établir sur lub&ses qui viennent d'fitrc indiquées. Des articles prélimiwires el une suspension d'armes furent signés entre la Prancc et la Sardaigne, et le comte de Maillebois fut envoyé à Turin pour lâcher de faire suivre ces arrangements provisoires il'un traité définitif. La conclusion de l'accord projeté était •ubordonnce à l'adhésion de l'Espagne. Obstinément attachée if^i convoitises sur le Milanais tout entier, la cour de Madrid «cueillit ces préliminaires '< par une explosion de cris et d'in- " jures et par un refus net ». Au même moment, trente mille Autrichiens s'avançant à marche forcée entraient en Lombar- Jie. l* roi de Sardaigne ne chercha plus dès lors qu'à se déga- ?fir aux meilleures conditions possibles. En arrivant en Piémont dans les premiers jours de mars 1746, le comte de Mail- Ichois ne put que constater la rupture de la négociation. Ain.si ^fbouait sans avoir pu passer dans le domaine des idées pra-

H. Edgar Zevorl. p. 391. Mén-o-n

Lxxxvi INTRODUCTION.

tiques, ce plan de d'Argenson que Voltaire appelait un peu trop pompeusement peut-être, « le plus beau projet, le plus « utile depuis cinq cents ans ' » .

Le traité de Worms avait été suivi de la convention d'Aranjuez qui unissait contre la reine de Hongrie la France, l'Espagne, Naples et la république de Gènes. Après avoir remporté, en 1745, quelques succès en Italie, les Français et les Espagnols furent battus Tannée suivante à Plaisance. La ville de Gênes, d'abord prise par les Autrichiens, recouvra peu après sa liberté et reçut une garnison française. Les événements militaires qui se produisirent en 1747 et en 1748 dans les Flandres, décidèrent les Puissances à traiter. La paix d*Aixla-Chapelle attribua les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla à l'infant Don Philippe, frère de Don Carlos. Le roi de Sardaigne conservait les territoires que lui avait abandonnés le traité de Worms, à l'exception du Plaisantin attribué à l'Infant, et du marquisat de Final qui demeurait aux Génois. Certains articles, dont la rédaction souleva dans la suite des contestations, stipulèrent la réversibilité des duchés de Parme et de Guastalla en faveur de l'impératrice-reine et du duché de Plaisance en faveur du roi de Sardaigne dans fe cas où Don Philippe viendrait à mourir sans enfants ou que Don Carlos, roi des Deux-Siciles, hériterait de la couronne d'Espagne*.

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