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RECUEIL DES INSTR. DIPLOM. XIV

386 LE MARQUIS DE SAINT-NECTAIRE, 173i-t743.

H. IMELOT AU IIABQUI^ DE SAINT-NECTAIRB

Afl'. Étr. Cotr. Turin. toI, CCX, fol. Uî.

Suivant les dilTérenles relations qui sont venues ici, de la bataille

doQUËe aux environs de Cainpo-Santo, il paroit que cetle action a été fort meurtrière, et que la perte a élé k peu près égale de part el d'autre. Hais, de quelque côté qu'on veuille supposer avoir été l'avantage, comme il D'est nullement décisif, Sa Uajesté Catholique et le roi de Sardaigne n'en seront que plus animés l'un contre l'autre, et plus éloignés de faire la paix. SaM^eslé a vu jusqu'ici avec la plus grande douleur l'inutilité de tous ses soins pour réconcilier deux Princes qui lui sont aussi proches, et elle eu est encore plus sensiblement touchée en portant ses mes sur un avenir qui n'est peut-être pas bien éloigné. On doit croire, puisque M. le marquis d'Orméa vous l'a si positivement assuré, qu'il n'y a aucun traité entre le Roi sou maître el la Cour de Vienne. Uais si cela est ainsi, quel peut donc être le motif qui engage le roi de Sardaigne à pousser les choses à l'extrémité, et à faire cause commune de tous points avec la reine de Hongrie. Un concert si parfait dans les opérations militaires, dont les suites doivent eire si importantes, annonce, du moins, une disposition bien prochaine 4 se lier plus étroitement. Depuis que les brouilleries ont

. éclaté entre les Cours de Madrid et de Turin, le roi de Sardaigne a tait faire ici plusieurs fois la même déclaration, qu'il avoit les mains libres.

I H. le Cardinal crut alors que ces assurances réitérées anaonvoieut que la ir de Turin verroit avec plaisir que la France voulut s'entremettre pour reprendi'e la négociation. Mais qu'en a t-il résulté? Que le désagrément h H. le Cardinal de s'être compromis avec t'Espague ; et quel fruit a

en Allem&gos le p«nneltrùl, les Croupei qu'elle avût an lUUo ; de son c&lé, le roi da Sardaigne entreliendraît el eiuploieraJt 15. IKK) hommes. L« roi d'Angletenc I devait lenir dans la Méditerranée une forte escadra de TaisMani do guerre. Anui tooglcmpi que durerait ta gneire el à dater du 1" (livriei- I7t3, U Orande-Bietapu liromettait de pa;er ï la Sardugné un suhiide annuel de SOO.OOO livres alerling. L'article 9 renfermajl les cessions que Marie-Thérise faisait il Charle^'Emmannel. Ces ceuioDS élùeal : le Vigevanaiciue ; la parlio du duché de Pavie située antr* 1* PA et lu Tessïn. de manière que le Tessin devait former doréûavant la séparatioa des Etats rcspeclib depuis le Lac Majeur jusqu'à «on embouchure dans la PA, •xcepté les liée formées par II- canal vis-i-vU la ville de Parie; l'autre partia du duché de Pavie au delà du PS, Rohbio f étant comprii ; la ville de Plaisance avec la partie du duché de Plaisance, située entre le Paresan et aussi loin quu le ht da la Nura, depuis sa source jusqu'au PO ; enfin, la parlie du pa;s d'AngÙeia bordée, par le Novamis, la vïUéo de la Sesia, les Alpes et le Valais. Par l'article 10, Mine- Thérèse, considérant qu'il était importanl pour la cause publique que Sa MajeiU le roi de Sardaigne eût une immédiate commonicalion de ses Etais, par mer. avec les poiasauces maritimes, lui cédait tous les droits qu'elle pouvait avoir sur la ville cl le marquisat de Final • dans la Juste attente que la République de Oénes lacihlerail Mlle cession ». En vertu de l'article lï du traite, le» cessions laites au poi de Sardaigne par les arlicles 9 et 10 ne devaient avoir leur pleine «I irrévocable force que par l'enlier accomphssement do l'engagemeol qu'il avait contraclé de tester uni k la coasg dos alliés josqu'A la coacliuion de la paît en Alleinagiie.

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