Idée sénérale. «le. fol. 69 *erso et
t. • Di)nnei-nouB à qui tous toujbz. • diiait Joseph de Maislre, n mi^me au supht ■ de Pflrîc. mais dëliTTBï-nous des maj'jrs de plaça piémontaU. " Cf. UUtoire de \ la réunion de la Saeoie à la France, par M. J. Forni, p. 28.
c INTRODUCTION.
roi de Sardaigne, au moment où les journées historiques qui précédèrent la Révolution, vinrent en France passionner les foules. Elles eurent en Savoie, pays de langue française, un écho retentissant. Les Princes, frères de Louis XVI, étaient gendres de Victor- Amédée. Au moment où ils quittaient la France, il était naturel qu'ils vinssent chercher un refuge auprès de leur beau-père. Dès le mois d'octobre 1789, le comte d'Artois, le prince de Condé et un grand nombre d'émigrés arrivèrent en Piémont. Pendant l'année suivante, le mouvement ne fit que s'accentuer. « Coblentz était le camp retranché u de l'émigration ; Turin en fut un moment la capitale ^ » Avec les hommes vinrent aussi les idées, et ces idées ne pouvaient que contribuer à creuser encore davantage l'abîme qui séparait Victor-Amédée d'une partie de ses sujets.
Avant même que les armées françaises eussent envahi les États du roi de Sardaigne, la cause du Prince était perdue. La Savoie proclama spontanément sa réunion à la France. Presque aussi facile était, quelques mois après, la conquête du comté de Nice. Tout devait s'écrouler dans la tourmente pour renaître un jour grandi et transformé. Témoin de tou« ces événements, obligé de fuir en exil, Joseph de Maistre jetait, à la date du 20 janvier 1793, sur le carnet où il notait ses impressions*, ces mots prophétiques qui résument le fait accompli et laissent déjà prévoir les révolutions à vei^ir : « Novus rerum nascitur or do, »
1. Histoire de la réunion de la Savoie à la France, par M. J. Forni, p. 35.