TRAITE DES PYRENEES
Charies- Emmanuel dans toutes ses possessions et confirma la cession CD sa faTeur des terres de Montferrat qui avaient été attribuées à la Saîoie par le traité de Quérasque. Un arrangement qui laissait PigDerol à la France et qui avait eu pour conséquence de faire échouer le projet, particulièrement cher à Madame Royale , du mariage de la princesse Marg:uerite avec Louis XIV ne fut pas sans causer quelque désappointement à la maison de Savoie. Certains points de détail soulevèrent en outre des objections de la part de Madame Rovale qui les exposa elle-même directement à Mazarin '.
Leduc Charles-Emmanuel épousa en 1663 Mademoiselle de Valois, fille de Gaston d*Orléans qui mourut dès Tannée suivante et, en 166S. la princesse Marie-Jeanne-Baptiste de Nemours, fille de Charles- Amédée de Savoie-Nemours, colonel général de la cavalerie légère de France et d'Elisabeth de Vendôme. Ces deux alliances ne pouvaient que contribuer à affermir le duc de Savoie dans son attachement à la France. Servien prit une part active aux négociations qui les précédèrent*.
tés de Quérasque : dont Sa M^esté très-chrestienne pourra soustenir l'obserTation et exécution de son anthorité, et, sll est nécessaire, de ses armes, sans que Sa Majesté catholiqae paisse employer les siennes pour Tempécher, nonobstant le conteim an troisième article do présent traité, auquel il est expressément dérogé par celui-ci, pour ce regard seulement.
Ait. XCV. — Comme le différend qui reste entre les dits sieurs ducs de Sayoie tt de Mantoue, sur la dot de la feue princesse Marguerite de Savoie, ayeule du dit lieu doc de Mantoue, n'a pu estre accommodé en diverses conférences, que les commissaires des dits sieurs ducs, ont eues sur cette matière tant en Italie, que ce Uea-d, en présence desdits plénipotentiaires de Leurs Majestés, à raison du trop K^nd éloignement des prétentions de Tun et des exceptions de lautre, en sorte qu'ils A'oQt pu convenir avant la conclusion de cette paix, qui n*a pas dû estre retardée pour ce seul intérêt : il a esté arresté et accordé, que les dits sieurs ducs feront assembler leurs commissaires en Italie, dans trente jours après la signature de ce tniié, et plus tost, s'il se peut, au lieu qui sera concerté entre le sieur duc de Narailles, et en son absence, Tambassadeur du Roi très-chrestien en Piedmont, et ^ sieur comte de Fuensaldana, ou, en la manière qu'ils jugeront plus ;\ propos, ^1 qu'avec l'intervention des ministres des deux seigneurs rois, qui pourra contribuer beaucoup à faciliter et avancer cet accord, ils travaillent à l'ajustement do cette affaire, en sorte que, dans quarante autres jours, depuis qu'ils se seront assemblés, le dit ajustement soit conclu, et que les parties ayent convenu do la somme qui est deue. Et en cas que cette nouvelle conférence ne produise pas l'effet qu'on PKtend, avant le printemps, que les deux plénipotentiaires des deux seigneurs ^^i se trouveront encore ensemble en cette mesme frontière des deux royaumes, I^us.Mjgestés alors, ayant la connoissance que leur auront donnée leurs ministres d» raisons de part et d'autre, et des expcdiens qui auront esté proposés, prendront celui qui leur semblera juste et raisonnable, pour moienner l'accommodement de cette affaire à l'amiable, et en sorte que les dits sieurs ducs puissent et doivent demeurer avec satisfaction commune : et Leurs dites Majestés concourront après, bonnement, à procurer que ce qu'Elles auront déterminé, s'exécute, en sorte qu'il ^^ reste aucun motif qui puisse altérer la tranquillité publique d'Italie.
•• Cf. Deux lettres de Madame Royale à Mazarin, 30 novembre et 28 décembre *^9. Aff. Etr. Corr. Turin, UV, fol. 881 et 915.