M. D'ARGENSON
Péninsule. La France se présente à eux comme absolument désintéressée et n'ayant pour elle-même aucun désir de conquêtes territoriales. Elle veut seulement assurer pour Tavenir Tindépendance et le repos des Princes italiens.
La Savoie qui, depuis quinze ans, souffre de la présence continuelle des gens de guerre, a plus que tout autre intérêt à la réussite d'un pareil dessein. D'Argenson devra, pendant son séjour à Turin, se concerter avec le président Servien, ambassadeur ordinaire du Roi en Piémont, pour gagner Tesprit de Madame Royale et de Charles- Emmanuel aux idées de la cour de France.
Les instructions suivantes lui furent données pour cette mission. Mazarin était alors premier ministre, et Henri-Auguste de Loménie- Brienne secrétaire d^État pour les Affaires Étrangères.