‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 34 sur 223 · POLITIQUE FRANÇAISE EN ITALIE · texte numérisé non relu

POLITIQUE FRANÇAISE EN ITALIE

dei rois ses prédécesseurs, qui ont si souveat témoigné combien la tibertf^ de l'Italie leur étoit à cœur, et pour ne recourir pi5 i lies exemptes plus éloignés, le monde a vu dans ces dcrmn temps qu'il n'y avoit rien de si difficile que le feu roi «OD pire, de glorieuse mémoire, n'ait entrepris avec joie pour Il garantie do l'oppression dont elle étoit menacée par les Espagnols et qui lui étoit comme infaillible sans l'envoi de laol (l'armées, sans la dépense de tant de millions, et sans les Tojnçi^g de Sa Majesté ra^me en personne dans les plus rigoureuses saisons de l'année, abandonnant pour cela lous les mires pressants besoins de son Etat, jusqu'à hasarder miïmc qoG 1b rébellion de l'hérésie qui avoil tant causé de maux à ce royaume et qu'il avoit commencé d'abattre par la prise de la Rccbelle reprit courage et de nouvelles forces par le reUcbc que lui procura le voyage de Sa Majesté à Suse et cette diversion de SCS armes.

Eji quoi l'Italie étoit d'autant plus obligée à Sa Majesté que lis motifs qui la faisoient agir et employer avec plaisir et promptitude toutes les forces de son royaume et tous ses Iréiors ne regardoient nullement ses intérêts propres ni ses avuilages particuliers, ne s'étant jamais proposé d'autre but qued'cmpécber cette grande province de tomber dans les fers «U'csclavagc que l'Espagne lui prépuroil et dont elle avançoit déjà le dessein à grands pas, si elle eût emporté Casai en tant de tentiitives différentes qu'elle a faites avec une dernière opi- Diilrclé pour s'emparer de cette importante place.

La République [de Venise] peut être elle-même un bon témoin ■Je ce désintéressement, pouvant se souvenir di'S assurances qiH^ Majesté lui a souvent fait donner qu'elle ne prélcndolt rico que de la garantir de l'oppression des Espagnols, et en îffet, si ses armes eussent eu le bonheur d'y faire aussi bien '!< grandes conquêtes comme elles ont eu la bonne fortune i'bkr tout moyen aux Espagnols d'y en faire, ce n'eût été que pour les partager après aux princes de la province même Mmmi; Sadite Majesté le leur a souvent fait offrir et déclarer [KiMtivement, et comme elle en a usé de toutes les places du Piémont qu'elle a remis à M. le duc de Savoie sans atlendre

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