‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 57 sur 223 · MÉDIATION DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

MÉDIATION DE LA FRANCE

Sa HajcstiS pour le repos de l'Italie, la disposer à suspendre Ifs armes, à faire cesser tous actes d'hostilité et à retirer ses Iroapes si elle en avoil fait avancer quelques-unes dans le Pi(5- Dinat, comme ledit sieur de Gaumont promettoit les ml^mcs choses au nom dudit sieur duc de Savoie, mCme de rappeler les troupes qu'ils pourront avoir encore dans l'Etat de

F&nnf

^H liais, parce que ledit sieur duc de Savoie a fuit témoignera

Sa Majestf^ qa'il appn^bendoit principalement pour les terres

qa'il possède sur les cdtes de la mer, ledit sieur de Gaumont

lui fora confidence, comme une marque bien particulière de

''amilii^ de Sa Majesti^, [de] l'ordre, dont il a 616 pav\6 cî-des-

sas, que Sa Majesté a donni5 en ce eus aux commandants de

^fs galères et de ses vaisseaux.

Bl, comme il a paru par quelques ri^ponses que ledit sieur duc

I * rendues au sieur de Servien, qu'il s'étoit attendu aux assis-

I 'Ulces de Sa Majesté pour le soutenir dans son entremise, il

^t*& aisé au sieur de Gaumont, si on lui en parle, de détruire

ws sujets de pluintcs si peu légitimes puisque Sa Majesté, au

w>nlpaii'e, auroit sujet de trouver étrange qu'un Prince qui Un

fst si étroitement allié, s'engageât dans une querelle qui a

(ttusé du Itruit dans toute l'Europe et fait même soupçonner

*u concert avec la France, sans lui en donner aucune part

*vani que (Je s'y commettre.

Lmlit sieur duc avoit aussi fait prier Sa Majesté qu'il lui fût permis de faire quelques levées en France et eût même espéré 10« Sa Majesté l'assistùt de quelques troupes. Maïs, comme il 'Cm facile audit sieur de Gaumont de faire voir que le dernier ■^ <$toit pas pratîcaLIe, dans un temps que les armes de Sa MajïsstÉ sont toutes occupées contre les UoUandois et sur les '"entières d'Allemagne, il ne sera pas moins aisé de faire connoîlrc que Sa Majesté doit réserver dans la conjoncture présente, 'Pa levées qui se peuvent faire dans le royaume, ou pour aug- ^^Hienter ou pour maintenir le )^rand nombre des troupes qu'elle ^Bgifiur pied.

^^H Ledit sieur de Gaumont ayant établi en cette sorte à Turin ^^ i> inf ilialioo de Sa Majesté et un porte-pouvoir du sieur duc de

Savoie de promettre la cessation de tous actes d'hostilité qui a été particularisé ci-dessus, se rendra incontinent à Gennes.

Il exposera à la République le soin de Sa Majesté pour conserver la tranquillité de ritalie, et fera même regarder comme un témoignage de bonté et d'affection bien particulière de Sa Majesté pour ladite République, rappliéà,tion qu'elle a donnée depuis peu d'années et celle qu'elle veut continuer encore pour la conserver en bonne intelligence avec le duc de Savoie.

Pour cela, ledit sieur de Gaumont témoignera qu'avant que de venir au fond de la querelle, et pour empêcher que l'aigreur qui s'augmente de plus en plus par les armes, n'en rende l'accommodement plus difficile, Sa Majesté désire que, sans perdre temps, la République commence par la cessation d'horstilités à laquelle elle se promet semblablement de porter le duc de Savoie.

La République étant convenue, comme il y a apparence, de cette première condition, ledit sieur de Gaumont en envoiera donner incontinent avis au commandant des troupes de Savoie auquel il aura pris soin à son passage à Turin, de faire donner ordre de se retirer des terres de Gennes et de suspendre le choc des armes aussitôt qu'il Tinformeroit que la République feroit la même chose de son côté.

Que, si il trouvoit que les galères de Gennes ou eussent déjàc entrepris ou fussent dans le dessein d'entreprendre sur Oneglia, il obligera, au premier cas, la République de les retirer et d'abandonner la place, et déclarera, au second, que Sa Majesté n'entend point que )es terres maritimes du duc de Savoie soient attaquées.

Que si la République faisoitla moindre difficuJté de se conformer en cela au désir de Sa Majesté, il déclarera que les commandants des galères et des vaisseaux de Sa Majesté auront ordre de s'y opposer à force ouverte et de courir sus aux sujets de la République à la mer. En effet, ledit sieur de Gaumont sera chargé dudit ordre de Sa Majesté auxdits commandants qu'il envoiera incessamment en Provence, si il y trouve que les Gennois continuent à faire agir leurs galères ou ne remet-

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