et. Hiiloii-e dt ia
1 de Satioie, par la Princt^ss de Belgicijos
TRAITES DB TCBIN I6i0 !64S. XLI
miDoril^. la duchesse ChristiDe. tout? Trançsise, n>ncnD(ni 1» plus vive opposilion de la pari dp ses beaux-frères, le cardinal Hanricr et le prioce Thomas, iortod^s à l'Espagne. Le pays se dÎTisa en deax camps, el la guerre civile se gr^da sur la guerre étrangère. ProGtint de ces divisions, les deux princes »vo}'ards livrèrent aux Espagnols plusieurs places du Piémont «t surprirent mi'me la ville de Turin. A cette prise de possession dune partie des Etats du duc Charles-Emmanuel par l'Espagne Richelieu crut devoir opposer l'occupation d'une fine de villes fortes du Piémont el de la Savoie par les troupes françaises. Ln remise de ces places donna lieu à de Uboricux pourparlers. Baulru'. d'H^mery ', Boufhilier-Cha- \ipiy ', l'abbé Mondain ' furent coup sur coup chargés d'aller insister auprès de Madame Royale pour l'amener à li>Ter elleratme au roi les Etats du duc son Bis. Un accord signé le
Il'juin 1639. fixa les conditions de cet abandon, en stipulant opressément que toutes les places occupées seraient restituées Bltfrieurement, lorsque les Espagnols se retireraient eux-mêmes du pays. Les succès du comte d'Ilarcourt en Piémont pendant is campagne de léiO, permirent au cardinal de Richelieu d'eDlamer, dans des conditions avantageuses, des pourparlers en vue de réconcilier les deux princes savoyards avec Madame Royale. Une grande défiance régnait de part et d'autre. Les Espagnols traversant en outre tous les efforts des agents fran- «19, la négociation fut particulièrement difficile. De lu Cour, «abassadeur ordinaire du Roi à Turin', le comte d'Har-
l.lutruelion paur lé titur lieBaulra, eonteillrr ordinairr durai en tuconseiU. 'N^lonl rontme ambanaàitir Extraordinaire trttuitr lUndame la duehtite dt SatHii In part du Bot. WjMiUtt. iB38. Aff. Elp, Corr, Torin. XXVI. fal.303 et 9iii«.
tlulnietion au sieur dHéntery. b ïtitI 1639. Aff. Elr, Corr. Tarin. XXVIII U. nt » «ulTuiU.
i.tmiInKtioit etilimoirt àil. dt Chanigny allant ambauadiur ej^traordtnatit fltalif, !0 .rril 1539. Aff. Eir- Corr. Turin, X.XVIII, fol. 60. Ce (iocuroent. "Mi ipte Vtnttruelion au sitar dBéinery. du 6 atril 1639. ■ éW publi* dut* VHu- '««t eu Ministire W Armand-Jean du PlaïU. cardinal due de Riehelitu, pu TUWl. Pmî». 1650, el dans lei Uémoiret pour IHitloirt du cardinal due de Hiehi- «-, fu Anbity.
t tUmairt au Heur Mondain retournant en Piémont, 10 juillet 1639. Aff, Or. Cen. Turin. XXIX, fol. 3Î. —Inalruclion donné* par sa llaje*ti au lieur Mon- «". ï MpWtnbre 1630. Afi. Elr. Corr. Turin. XXVll, fol. 101.
ï du cardinal de Bichtlieu pour M. de la Cour, «iril I6i0. Aff.
XLII INTRODUCTION
courts Mazarin' et d*Ai^eboime ' y prirent la plus grande part. Deux traités signés à Turin, le 2 décembre 1640 et le 14 juin 1642, terminèrent enfin la guerre civile. Les princes Thomas et Maurice firent leur soumission, et s^engagèrent au service de la France qui leur accorda d'importantes pensions. Un grand nombre de personnages de la cour de Turin furen^ en même temps c appointés* » par les agents de Richelieu et s'engagèrent à suivre le parti du Roi.
Les échecs subis à la même époque par Philippe IV en Portugal, en Catalogne, en Allemagne, en Italie, et la défaite décisive du Roi catholique à Rocroy permirent aux Français d'affermir victorieusement leur situation dans le Piémont. Le traité du Valentindu 3 avril 1645, renouvela l'alliance offensive de la duchesse régente et des deux Princes, ses beaux-frères, avec le Roi Très-Chrétien, pour toute la durée de la guerre entre la France et l'Espagne. Les engagements pris antérieurement pour la restitution des places occupées par les Français étaient formellement renouvelés dans cette convention. Il fut en outre décidé que Verrue demeurerait provisoirement au pouvoir du Roi pour assurer la défense de Casai.
Pendant les années 1646 et 1647, les projets da cardinal Mazarin se portèrent particulièrement sur les possessions espagnoles en Italie. En s'emparant des Présides de Toscane (Porto-
Etr. Corr. Turin, XXX, fol. 279. — Mémoire au sieur de la Cour, conseiUer du roi en ses conseils et son ambassadeur en Savoie, 9 jain 1640. Aff. Etr. Corr. Tarin, XXX, fol. 288. Ce dernier document a été publié dans les Mémoires pour r Histoire du cardinal duc de Richelieu^ par Anbéry.
1. Mémoire pour M. le comte d'Harcourt, général de Varmée du Roi en Italie, 28 mai 1640. Aff. Etr. Corr. Tarin, XXX, fol. 297. — Mémoire pour M, le comte d'Barcourt, 29 août 1540. Aff. Etr. Corr. Tarin, XXX, fol. 759. Les deax documents qui précèdent ont été publiés dans les Mémoires pour rHistoire du cardinal duc de Richelieu, par Aubéry. — instruction pour M. le comte dPHar' court, général de Varmée du Roi en Italie, et pour M, Mazarin, ambassadeur extraordinaire de Sa Majesté, 14 octobre 1640. Aff. Etr. Corr. Turin, XXXI, fol. 200.
2. Instruction pour M. Mazarin s^en allant en Piémont pour le service du Roi, 14 septembre 1640. Aff. Etr. Corr. Turin, XXXI, fol. 32. — Instruction particulière pour M. Mazarin, 12 octobre 1640. Aff. Etr. Corr. Turin, XXXI, fol. 292.
3. Mémoire au sieur d'Aiguebonne, conseiller du roi en ses conseils et son ambassadeur en Piémont, 5 mars 1642. Aff. Etr. Corr. Turin, XXXV. fol. 93. — Mémoire au sieur d'Aiguebonne, ambassadeur du Roi en Piémont, 10 mars 1642. Aff. Etr. Corr. Turin, XXXV. fol. 99.
4. Liste des appoinctez. -^ AS. Etr. Corr. Turin, XXXI, fol. 587.
NEGOCIATIONS DE MUNSTBB. xLil!
LoDgone, PiombiDO, Orbitello, ctc.)i il voulait d'abord briser en deux la lourde chaîne qui du nord au sud enserrait la P^Dinsule, et unissait les possessions espagnoles de Milan et des Dpux-Siciles. Encourageant à Naples la rébellion naissante, il «vait le dessein d'en chasser les Espagnols pour y établir en qualité de souverain, sous la protection du roi de France, le prince Thomas de Savoie, déGnîtivcment attaché i!i la cause française, et qui. dans ce cas, eût cédé k Louis \1V, Gaëte et un porl sur l'Adriatique '. Le duché de Milan, dont on projetait également la conquête, devait être abandonné en pâture aux potentats de la Haute Italie. Enfin, visant une éventualité plus lointaine encore, le cardinal prévoyait le cas où, par l'extinction de la branche aînée de sa maison, le prince Thomas, déjà roi de Naples, deviendrait en même temps duc régnant de Savoie, et U était stipulé que le Prince oîdcrait alors à la France la Frontière des Alpes, soit Nice et la Savoie. Une partie seulement de ce plan put se réaliser : en IG46 el 1647, les Présides reçurent des garnisons françaises ; puis Naples se souleva à la ïoix de Masaniello. Les ducs de Modènc et de Parme imitant l'exempte du duc de Savoie, conclurent avec la France une alliance offensive et défensive. Quelques districts du Milanais Inreat conquis en 1647. Les troubles de la Fronde arrêtèrent ces succès .
Pendant ce temps, les plénipotentiaires des Puissances poursuivaient les négociations de Munster. La duchesse Cbrisline se fit représenter au Congrès par le marquis de Saint- Miurice et le sénateur Bollesîa. Les instructions' remises à «sagenls avaient principalement pour objet d'obtenir l'esécutioD des traités de Cbcrasco que le duc de Mantoue avait toujours entravée, en prétextant que ces arrangements l'avaient dépouillé de la moitié du Montferrat. Les plénipotentiaires de Stroîe devaient également réclamer l'investiture impériale des Aabde Piémont et notamment des fiefs cédés en 1631 à Victor-
l. Cf. Chdnul : BUloire df France pendant la minorité de LouU XIV.
1 fj. Un toiéiniiire de Lt Dran sur Jea Pourparlen pour faire admettre la S"»*» M4 nigociationa de MUnsler ci négoeialionj de la Sanoie û Mûntter. M tu. Fonds lUter». Mém. el Doc. Sardaigne, V, fol. ÎÏS et suiianU.
ILIV INTRODUCTION.
Amédée. La paix de Westphalie donna sur ces différents points gain de cause â la maison de Savoie, el confirma les traités de Cherasco. Cependant, les négociations de Mùnsicr furent l'occasion d'un refroidissement, qui ne dura pas moins de trois années, dans les rapports du roi de France avec Madame Royale. Le sénateur fiollesia ayant cru devoir traverser les pourparlers engagés entre les plénipotentiaires français et impériaux, en vue de confirmer la cession de l'ignerol à 1& France, Maitarin s'en était montré fort irrité. Il enjoignit aux ambassadeurs du Roi à Munster d'interrompre toutes relations avec les agents savoyards, et rappela l'ambassadeur de France à Turin, M. d'Aiguebonne (décembre 164^)].
La cour de Madrid ayant refusé de désarmer en même temps que les autres Puissances à Mtinster, et les princes savoyards étant, par le traité du Valentin, liés à la France pour toute U durée des boslilités avec l'Espagne, la signature de la paix de Westphalie ne modifia pas d'une façon sensible la situation du Piémont. Aussitôt après la conclusion du traité, les relations diplomatiques entre les deux coure, furent renouées par lu nomination d'Ennemond Servien en qualité d'ambassadeur du Roi à Turin (novembre 1648). Comme gage de réconciliation, Mazarin rappela les garnisons françaises qui» depuis 1640, occupaient les places de Trin, Susc, Avigliana et Cavour.
De 1649 à 1653, par suite de la guerre civile en France, toute l'œuvre diplomatique de Richelieu et de Mazarin au dehors des frontières du royaume demeura en suspens là où de grave» échecs ne nous firent pas perdre nos meilleures positions. Audelà des Alpes, l'influence française subit sur toute la ligne ua mouvement de recul : nos armées durent céder le Crémonais, les Présides de Toscane et l'île d'Elbe. Le duc de Modëne, l'un des plus fidèles alliés du Roi, abandonna lui-raéme notre parti. De connivence avec les Espagnols, le duc de Mantoue substitua ses troupes à la garnison française qui. depuis ving' ans, occupait Casai comme un poste avancé contre le Milanais, Dès que l'autorité royale fut rétablie, un des premiers soins de Mazarin, fut d'essayer de regagner en Italie le terrain perdu.
PAIX DES PYRÉNÉES, xvi
En 1681, il envoya d'Argenson ' h Turin, puis en 1653 du Pleasis- Besançon ' pour réchauffer le zèle quelque peu refroidi des princes de Savoie et leur exposer ses projets. D'autre part, MM. de Vaulorte et de Lumbrcs firent auprès de la diète de Ralisbonne les diligences nécessaires pour assurer au duc de Savoie la jouissance des territoires cédés à sa maison par les traités de Gberasco et de Munster. Le Roi renouvela en outre les offres qu'il avait déjà faites à plusieurs reprises, de payer au duc de Mantoue, à l'acquit du duc de Savoie, les indemnités stipulées dans les arrangements de Gberasco.
Durant toute celte période, les opérations militaires se poursuivirent assez mollement en Italie. Mais, au même moment, les Espagnols étaient battus aux Dunes, en Catalogne, en Portugal et dans les Pays-Bas. La cour de Madrid cessa dès lors de repousser avec intransigeance l'idée d'un accommodement. Envoyé seci-èteraent & Madrid en lC5(i, Lionne engagea des pourparlers qui furent sur le point d'aboutir. Pour faire tomber les dernières résistances de Pliilippe IV, Miizarin eut recours & un artilice donl le duc de Savoie paya les frais. Sachant combien le Roi d'Espagne désirait l'union de sa lille, l'infiinle Marie- Thérèse avec Louis XIV, le cardinal feignit en 1658, de préparer ivec ostentation le mariage du jeune Roi avec la Princesse Marguerite de Savoie'. Au mois de novembre 1658, Anne d'Autriche et Louis XIV, Madame Royale et sa lille se rencontrèrent iLyon. Philippe IV qu'on avait eu soin de prévenir à temps, envoya en toute hite Pimentel porteur de nouvelles propositions. Mazarin s'empressa d'accueillir ces ouvertures. Avec cet art exquis des ménagements dont il avait le secret, le cardinal eiposa la situation à la duchesse Christine. Celle-ci comprit, non sans regret, qu'elle devait sacrifier ses rêves à la raison d'Etat. Apr^s quelques jours d'entrevue, les deux cours se séparèrent.
I' hitruelïOH du sirur iTArf/mton, cvn^eiller du /loi en ifi constih, etc.,
S mut I6â[.
1. IfUlruclicn au liiur du PUssii-IUsaiicon gue Sa Hajeati enaoie vers U» ffytatt PolenlaU dllalk. 27 jnnner 18S3, Cf. Mémoires de du PlessîtBetnn' ). Ml «l «uiTuilas, al Bibt. Nul. Mon. Fonds Prançus. SWâS.
L C[. Ougur» de Lionne, set ambassades en France et en AUemogne, pir H. J. Vilfwj. Psrii., tMI, V "» *' "iiiïiint".
ILVI INTRODUCTION.
11 fat seulement stipulé que Louis XTV demanderait la main de la Princesse Mai^erite si, avant la fin du mois de mai 1659, son mariage avec l'Infante d*Espagne n*était pas définitivement résolu. C'était une platonique consolation donnée par Mazarin à la maison de Savoie.
Peu après, s'ouvrirent les conférences de Tile des Faisans. Les cours de Turin, de Mantoue et de Modène se firent représenter auprès des plénipotentiaires des deux couronnes. Le sieur de Chamousset, président du Sénat de Savoie, fut chargé de défendre les intérêts du duc Charles-Emmanuel. Hais aucun des agents des Princes italiens ne fut admis aux colloques de Mazarin avec don Luis de Haro. Les deux ministres stipulèrent, d'après leurs propres convenances, au nom des princes de la Péninsule. Avant la signature de la paix, Mazarin fit, parait-il, une tentative auprès de la Cour de Savoie pour obtenir, en échange de Genève, Tabandon de Nice à la France. Ces ouvertures ne furent point agréées, et le ministre de Louis XIV ne put donner suite à ce projet ' .
Sauf quelques réserves portant sur des points de détail, le traité des Pyrénées fut accueilli avec satisfaction à Turin. Continuellement foulés, depuis vingt-quatre ans, par les gens de guerre, les peuples du Piémont allaient pouvoir jouir d'une paix ardemment souhaitée. Après cinquante années de luttes presque continuelles, s'ouvrait enfin pour la Savoie, une ère de longue tranquillité. Les articles 91 à 95 du traité confirmaient les droits concédés aux ducs de Savoie à Cherasco et à Munster sur une partie du Montferrat; ils rendaient aux Piémontais les places de Verceil et Cencio conquises par les Espagnols en 1638 et 1639 ; enfin ils arrêtaient les bases d'après lesquelles devaient ùtres réglées deux dettes jusque-là contestées : Tune, concernant la dot de Tinfante Catherine, épouse de Charles- Emmanuel 1^' ; Tautre relative à la dot de la princesse Marguerite de Savoie, mariée en 1608, au prince François de Mantoue.
Au lendemain de la signature de la paix, des commissaires
1. Cf. Comte de Salaces, Histoire militaire du Piémont^ IV, p. 333 et 334, et D. CarotU, Staria délia diplomazia délia corte di Sapoia, II, p. 530.
LB DUC CHARLBS-BUUANUEL II. xlvii
pîémoDtais et matotouans réunis à Valence, s'efforcèrent dans des conférences de terminer les différends des maisons de Savoie et deGoDzague. Puis, l'accord étant reconnu impossible, les dcax gou%ememenls s'en rerairenl. suivant les termes du traité, k Ut décision des rois de France et d'Espagne. La force d'inertie du duc de Mantone fit échouer toute tentative d'arrangement.
La guerre de Dévolution et la guerre de Hollande ne s'étendirent point à l'Italie. Durant cette période, le calme ne fut troublé, dans les Etats du duc de Savoie, que par quelques démêlés avec In ville de Genève (1666-1668} et avec la république dp Gènes (1670-1673). Par suite de l'aDimosilé des deux partis, ce dernier différend fut sui- te point de dégénérer fo un grave conflit. Louis XIV. alors tout occupé do la guerre Je Uollanda, tenait h ce que rien ne vint menacer la tranquillité des frontiiTcs françaises du cOlé de l'Itulie, ot crut devoir intervenir pour éviter des complications. Il envoya successi- Tement sur les lieux mêmes du conflit, l'abbé Servien et M. de Gaumont, cl exerça une pression très vive sur le duc de Savoie pour le forcer à accepter une solution amiable.
Les relations des deux cours étaient alors extrêmement iDlimes. Elevé par sa mère dans des Idées d'étroit attacbemcnt in [lourbons, marié successivement à deux princesses francises, d'abord h. M"" de Valois en 1663, puis à Jcanne-Bapliste de Nemours en 1665, peu enclin d'ailleurs & l'intrigue, le duc Charles-Emmanuel subit sans s'en défendre l'ascendant du ûnuid Roi. Celui-ci, de son côté, professait ouvertement pour la nuisoa deSavoic la plus Ilatteusc bienveillance. Comme preuve •le Ces dispositions d'esprit, on peut rappeler le propos suivant tenu par Louis XIV. Parlant de sa fille, le roi dit un jour que, * quand elle seroit grande, s'il n'avoit pas pris pour elle grand " itlaclicmcnt d'affection, il la donncroit au Roi d'Espagne, " mais que s'il l'aimoil beaucoup, il la lui refuserait et la inarieroit au prince de Piémont (Victor-Araédée) où il la liroit isfmiment plus heureuse' ». L'ambassadeur du Roi
ItJODae k Bnuemond Servien, S octobre 1668. AS. Ëtr. Corr. Tunn. LX,