‹ Savoie-Sardaigne et Mantoue (volume 2)Chapitre 75 sur 223 · PROJET D'ALLIANCE DEFENSIVE. 1H · texte numérisé non relu

PROJET D'ALLIANCE DEFENSIVE. 1H

tlon. Colbert de Croissy était alors minislre des Affaires élraagères.

Air. Etr., Corr. Torin, t. LXXIU, fol. 3t2; LXXEV, fol. Î9S, el Suppl.. t I 20 Beptsmbre IG)i2.

lOIRE DU ROI POUR SERVIR D INSTRUCTION A M. L ABBÉ D ESTRADES, AURASSADECR ORDINAIRE DE SA MAJESTÉ EK SAVOIE.

I^e roi ne peut douter que la continuation de la maladie de \. le duc de Savoie ne donne lieu aux Espagnols de faire tous

waroot la pr^éanco, el il ; aura nu moins dli juges, scsvoir cinq des premiors, et aulsiit des sutrea. Et quant aux dits habitants qui auront eu les dits démeslAs aiec tas soldats du Roi, Us ne pourront estre jagcs que par les aauls jugos de Monsieur le Due de SuToio.

V. — UonslBiiF l« Duc de SsTole sera oblige de lever et entretenir le nombre «:1e milla cheTiui légers, ou dragons, outre Us huit cents qu'il a présentement sur ^Mii, et de plus cinq cents hommes d'infanterie, outre les sîi mille sept cents qui mont en giniisoit daci ses places. Pour la leTÉe el entrelien des quelles DonTelles Croupes Sa Mqjesté prt>met et s'oblige de lui faire paf er par chacun an, et de mois «n moiï la somme de trois cent mille lirre» Wamois ; et lorsque les dite» troopos «eront sur pied, Sa Majestâ loiirera le tiers de celles qu'EUe n présentement en Pié- ■nnnt pour les employer en loi autre lieu, oi!i elles seront nécesisires au bien de sou serrice : et les dits trois mille cheraux, tant des troupe* de Sa M^esté que de «ella* de Uonsienr U Duc de SïToie, seront poBtéi aux endroits qui seronl jugés les pliia propres pour l'eUec^t du présent Traité.

:n haine de la présente alliance, ou sur quoique autre prétexte, les il Eilats venoient ft estre BtUqu6s per qui que c« puisse ealre. Sa 6 fora payer pareillement par an. et de mois en mois la somme de douie ït mille llTres tournois i Monsieur le Duc de Savoie, qui aéra tenu d'entretenir r lurs quatre mille cheraui légers, ou dragons, compris ceux qu'il a présenteit sur pied, el les mille de l'augmeniatioa susdite, et deux mille hommes d'in- ' I, entre el par dessus les troupes qu'il a diji sur pied, et Sa dite Majesté i encore quinze escadrons de deux cents maistrcs chacuns, et dii-huîl I, dont il y en aura pour le moins dix colonels de seize compagnies de qurante hommes diacune, avec uu train d'artillerie pour servir selon la besoin, composé de quinze pièces de canon, do vingt-quatre livres de baies, ou bien de trente pièce* ds campagne pour le courant de la guerre, pour que les dites trnupos puis- Mut agir, non seulement !i la défense des dites places et Estais, maïs encore i attaquer au dit cas ceux qui anroient commencé il troubler le repos qui ; est establi, et ceux qui lo seroient joinli ï eux directement ou indirectement ; le tout conjoiotemenl avec toute U cavalerie et infanterie de Monsieur le Duc de Savoie, auguenUes ainsi qu'il est dit, et sous les ordre» d'un Général nommé par le Roi.

- Toutes les susdites troupes de Sa Majesté, soit eu passant sur les Bkitala ■t le Duc de Savoie, soit pendant la temps qu'elles agiront au dit cas de I, seront entretenues ani dépens de Sa Majesté, tant pour la paye que pour L, les charois, et généralement pour toutes choses, eicoptë le simple couvert. |t M «éjourneront dans les Estais de Monsieur le Duc de Savoie, sous quelque pré-

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leurs efforts pour exciler du Irouble dans les états de ce prince et faire perdre à Madame la duchesse de Savoie toute l'autorité qu'elle y a acquise ; et comme Sa Majesté n'a pas moins d'intérêt à maintenir cette princesse dans le gouvernement absolo des états du duc son (ils qu'à conserver les ville, château et citadelle de Casai contre les entreprises dont cette place est menacée, tant par l'augmentation des troupes du Milanois, que par celles que l'empereur pouvoit faire passer en Italie, Elle a résolu de prendre avec ladite dame duchesse deSavoie les mesures nécessaii'es pour s'opposer à l'exécution des desseins que !k maison d'Autriche a pu former, tant contre les intérêts de Sa Majesté que contre ceux de cette princesse, qui ne sont pas moins chers à Sa Majesté que les siens propres. C'est pour cet état qu'elle a résolu d'envoyer audit sieur

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les y iMigitsieM néceasure-

Vm. — Les RDsdileB troupes, unies sous les ordres d'un Qincral du Roi comnu il est dit, auroDt urdre de prendre des quarllers d'IiÏTer, dès la première annAe di Il guerre, d&ns les pays des puissances qui l'auront cauïée en ntlaquant les pr»niiers les dîtes places du Koi, ou Eslats do MoDsieur le Duc de Savoie, et ledit Oénèral fera pirt dos àiU quartiers uui troupes du dit seigneur duc i. proportion de leur aambra en des postes de seureU, el de subsistance à l'enli6re descbarge daa Eslats de Ssvoie.

TS. — Le détail du commandement et police des troupes de Monsieur le Duc de SaToie, tant de cavalerie et iofantene de raugmeoUtion ci<dessus énoncée qu« d'aulres, restera toujours entier i celui qui les commandera de sa part ; le quai commandant ne se» oblige de receioir aucun ordre que du Oéndral du Roi iounA' diaiement, el cela seulement pendant que les dites troupes seront en c«mp*gn«, ou dans des quartiers proches les uns des autres.

X . — Les ginéraux dos troupes do Monsiear le Duc de Savoie entreront au Conseil de guerre, et seront re^eus i, donner leur avis sur les délibérations qui s'y feront pour le bien de la CKuse commune, el le Général du Roi donnera part & Monsieur le Duc de Savoie, ou, en son absence, il Mulamd la Duchesse de Savoie, des résolutions qui se prendront au dit Conseil de guerre toutes les fois qu'il j aura matière importante de délibération.

XI. — Les troupes de Monsieur le Duc de Savoie, tant lie cavalerie que d'infanterie, auront toujours l'iiisle gauche : el dans les détachemens où il en faudroit mes- 1er, les ofltciers des unes el des autres ne seront distingués que par leurs chargea ; bien entendu que l'ofScier &an{ois en même dignité commandera toujours.

KU. — Au dit cas de guerre. Sa Majesté promet de ne jamais faire ta pux qna conjointement avec Monsieur le Duo de Savoie, et qu'on ne lui aitresUtué, rendu, on repris tout ce qui pourrait avoir esté pris et occupé dans ses Estais ; et en cat que la dite guerre donnSl motif i la publication de quelque Ban de l'Empire contra Lui ou ses Estais, Sa Majesté promel pareillement de la faire révoquer et qu'en confirmation des traités de Munster et des Pyrénées elle renouvellera pour que Sa Majesté Iropétiale accorde à Monsiear le Duc de Savoie le.

Kl !

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