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qu'il y ft entre Sa )laj«sté et ledit duc de SaToie. It pourra encore ajoQter à ces raisons une plus forte, qui est que la capitulation faite pour ces trois n^gimenls porte qu'ils ne seront renroyé» à M. le duc de Savoie qu'en cas qu'il ail la guerre, ce qui n'est pas encore arrivé, et apparemment n'arrivera pas.
Enitn. après que ledit sieur de R^benac, dans sa première audience, aura assuré ce prince que, dans toutes les occasions qui se pourront présenter. Sa Majesté sera bien aise de procurer ses avantages et sa satisfaction, il lui insinuera qu'elle est toujours également sensible aux bons Irailements qu'il conlinne de faire à madame ta duchesse douairière sa mère, et qu'encore qu'il suive en cela son inclination naturelle et les mouvements de son cœur, néanmoins Sa Majesté ne laisse pas de s'y intéresser beaucoup par le souvenir qu'elle conserve de l'application que cette princesse a eue. dans le temps le plus difficile de sa minorité, & ne rien faire qui pAt être désagréable à Sa Majesté.
Après que ledit sieur de Rébenac se sera acquitté de ce premier devoir auprès du duc de Savoie, comme il seroit trop longtemps dans l'attente de son équipage sans entrer dans tout le commerce de cette cour. Sa Majesté trouve bon qu'il visite de même en particulier mesdames les duchesses de Savoie et madame la princesse Louise.
A l'égard de la duchesse mère, après qu'il lui aura rendu la ■ de la main du roi, il l'assurera que Sa Majesté lui a tné le même ordre qu'au marquis d'Arcy, de procurer dans t le cours de son ambassade les avantages et la satisfaction fteette princesse, de prendre ses avis sur tout ce qui pourra ^rder les intér^^ts de Sa Majesté, et lui communiquer tout I qu'il aura ordre de faire ; qu'il a déjà témoigné dans la preière audience que !e duc de Savoie lui a donnée, à quel point ^ Majesté est sensible aui: bons traitements que cette prin- ; reçoit de lui ; que Sa Majesté continuera avec plaisir de tsi donner, dans toutes les occasions qui s'en présenteront, des marques de son amitié et de sa protection et que lui, comte de Rébenac, a ordre de se conduire dans cette aUaire et dans toute autre, selon les intentions de celte princesse.
iiO LE COMTE DE RÉBENAC, 4690-1691.
Il donnera aussi à la duchesse de Savoie, nièce de Sa Majesté, en lui rendant la lettre de la main, des nouvelles assurances de la tendre et cordiale amitié que le roi continue d'avoir pour elle, et il lui fera connoitre que Sa Majesté la chargé expressément de l'informer souvent de Tétat de sa santé et de tout ce qui la peut regarder personnellement.
Ledit sieur comte de Rébenac verra aussi la princesse Louise et l'assurera de la continuation de l'affection que Sa Majesté a pour elle dans les termes qu'il croira l'en devoir mieux persuader, et, comme il saura dudit sieur marquis d'Arcy quels sont les ministres auxquels le duc de Savoie prend le plus de confiance, et de quelle manière il se doit conduire avec eux pour se les rendre favorables et trouver d'autant plus de facilité dans l'exécution des ordres qu'il recevra de Sa Majesté, elle se remet à ce qu'ils concerteront ensemble touchant les visites qu'il aura à leur faire, et la manière dont il leur doit parler pour les disposer à bien agir dans les occasions qui s'en présenteront.
Mais, après ces premières audiences, ledit sieur comte de Rébenac doit donner tous ses soins à bien reconnoitre par luimôme le génie, les talents et inclinations tant du duc de Savoie que des principales personnes de sa cour.
Quoiqu'il y ait beaucoup de raisons de croire que ce prince, ayant l'honneur d'être dans l'alliance de Sa Majesté, demeurera toujours inséparableniimt attaché à ses intérêts, d'autant plus que la puissance de Su Majesté et les fortes garnisons qu'elle tient dans Pignerol et dans Casai, ne permettroient pas à ce prince de prendre impunément un autre parti ; néanmoins, lavcrsion qu'il a toujours eue pour les conseils de ceux de ses ministres qui ont le plus de penchant pour la France, et le peu de déférence qu'il a eue depuis le commencement de cette guerre pour tout ce que Sa Majesté lui a témoigné désirer, d'ailleurs sa correspondance continuelle avec le gouverneur de Milan, et beaucoup d'autres mauvaises démarches qui ont été très désagréables à Sa Majesté, peuvent donner quelque sujet de croire que, s'il pouvoit, il entreroit dans quelque engagement avec l'Espagne, dans l'espérance mal fondée de pouvoir gou-