Aff. Êlr,, Corr. Veniae, roi. XCIX, fol. aw
PROJET DOGCUPATION DE CASAL. aW
Louis XrV et le marquis di; PompoDoe adressèrent, en dale des 1 i Janvier, 1" mars et 5 avril 1678. les înslructions suivantes & l'abbé d*Estrades. '
LE noi « Xtf. Ktr., Con
l'abbé DESTR^nES Venise, toI. CI, fol.
UonsIcuT l'abbé d'Eslradcs, j'ai vu avec plaisir, par voire lellre du 16 dit mois passé, l'application que vous avez donnée pour lirer le duc de Manloue non seulement de l'assoupissement des plaisirs et des débauches oit tl porolt enseveli, mais pour l'exciter encore â secouer le joug de l'archidachesse sa mère et du moine Bulgarini qui, sans lui laisser aucune part un gouvernement de son Etat, augmentent de jour en jour les liens et lu dépendance par lesqueb ils l'ont soumis h la maison d'Autriche. Je m'intéresserois d'autant plus aux résolutions plus généreuses qu'il pourroit prendre que Je le regarde toujours comme sorti d'une maisou qui a été si longtemps françoise, et à laquelle le Roi mon père a donné de si grandes laarqnes de son amitié et de sa protection.
Aussi désirai-je que, par les mêmes canaux desquels vous tous êtes servi pour lier cette négociation, tous lui fassiez conuollrc que j'ai appris atec beaucoup de satisfaction les sentiments qu'il vous a fait parotlre pour mes inléréls, et pour prendre des partis plus conformes à sa gloire et h sa naissance; que, pour cela, j'entre avec plaisir dans les propositious qu'il vous a fait faire de s'altacher à moi par des mesures plus étroites, et de remettre mes Carmes dans Casai au même état qu'elles y ont été si longtemps. L'expérience a dû lui faire connoUre que jamais l'auloritc du duc sau père n'a été plus établie à Casai et dans le Uontferrat, que lorsque celte place et cet Elut ont été appuyés de ma protection et l'alTection qui est encore restée dans ses peuples pour le nom françois est lui assex grand témoignage de l'avantage et de la douceur qu'ils en ont tirés.
Hais, aRu de répondre aux articles qu'il vous a fait communiquer. Je commencerai à répondre par le premier qui porte l'offre de me remettre la citadelle et le château de Casai. Je me contenterois volontiers de les tenir en la même forme que je les ai tenus autrefois, c'est-à-dire de les conserver pour le duc de Mantoue, et de faii'e payer les garnisons que j'y entre tiendrai.
Je pourrai même, pour seconder l'inclination que ce prince témoigne pour la guerre, prendre des mesures avec lui pour le commandement des armées que j'enverroi delà les monts.
Mois il doit juger que je ne puis du tout entrer dans l'article par lequel il me demande que Je lui fasse restituer les terres dn Montterrat qui ont été cédées au dnc de Savoie. Elles sont autorisées par tant de traités dans lesqnelsj'ai été comme partie principale que je ne pourrois y donner atteinte : ce qui me resteroit seulement, seroit de m'employer ainsi que je l'ai fait diverses fois, pour accommoder les différends qui restent entre eux, louchant l'évaluation de ces mêmes terres, et les sommes qui dévoient être payées par le duc de Savoie,
Il n'en seroit pas de même des pertes que le duc de Mantoue pourroit faire dans ta guerre où il s'engageroit avec moi. Je m'obligerois volonliers
240 LE PRESIDENT DE SAINT-ANDRE. f008-107l.
r impossibilité de trouver en France un parti convenable, et le Jn prince épousa, quelques mois plus tard, avec l'approbatioi) du Roi, sa cuusine, la princossc Anne-Isabelli? de Goazague, héritière de (iuaslalle (1 avril 1671 ;. Vers la m6me époque, le président de Saint- André eut une autre occasion de montrer les bonnes dispositions lia Louis XIV envers la maison de Hantoue, en intervenant (février 1671) pour terminer un différend qui se produisit entre elle et la République de Venise à cause des relais de la rivière Tartaro '.
Les instructions suivantes furent remises au président de Saint- André relativement aux aiïaircs de Mantoue. Hugues de Lionne étiiil alors ministre des Alîaires i-trangëres.
U&IIOIRE POUB SERVia d'iNSTIIUCTIOS Atl 3IEUB PHÉSIDEST
DE sM^T-A^'I>Rfi, s'en allant aubassadeur ordinairi;
Afl. Étr.. Corr. VcnisB, roi. LXXXVIII, (ol. 21S.
Clismbord. i octohi
(Juanl aux autres Princes d'Italie qui se Irouvont
route dudii sieur ambassadeur comme Manioue, Parme (^ % Modène. Sa Majesté ddsire qu'il évite de les voir h son passagi^ a si ce n'pst qu'il put auparavant s'assurer qu'ils rcmetlroift. < toutes choses en ce qui irgarde les truilements réciproques a"«J nii^mc i^lul qu'elles avoient accoutumé d'être de tout temps, c'est-it-dirc que Icsdits Princes lui donneront lu main dans Icu r* Etat. L'exemple des Espagnols, la minorité du Roi, et le désir que la France et l'Espagne ont ou chacune îi l'cnvi petidanl la guerre de s'attaclier lesdils Princes et de priver de leuradh**rencp l'autre parti, ont donné lieu h l'introduction d'un abuK qui est que le Grand-Duc à l'exemple de Savoie, et deput!<. les autres à l'exemple de Toscane, se sonl emparés de la main droite sur les ambassadeurs des Rois. Sa Majesté aujourd'hui ne veut plus tolérer ce renversement de tout ordre, el avec grande raison puisque les Electeurs mi^mes de l'Empire en usent encore h présent plus cïvilemenl, et qu'il est d'ailleurs