‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 113 sur 224 · A«- Élr., Corr. Venise, vol. XCU · texte numérisé non relu

A«- Élr., Corr. Venise, vol. XCU

DIFFICULTES DE CEBÈMONIAL.

évident qQRUCUn desdits Printes ne voudroil pas songor & rien ctmlester ù un Elcclfiir,

Chacun de ces trois ducs de Mantoue, Parme el Mudène, ont «•u, on leur particulier, des inti^rôts Irbs iniportiints à démêler avec d'autres Princes, dont deux d'entre eux ne peuvent vrai- ««rahlablement bien sortir que par la seule protection du Roi, et, parcelle eonsiil(?ration, si c't^toit dans une matière moins délit:ole, on auroit lieu de se promeltre qu'ils se rendroient faciles A ceque ledit sieur Présidentdésireroit d'eux ; mais, comme il fwjroit question on cela de rolAcher d'un avantage qu'ils ont usurpô, dont la possession leur donne de la gloire dans lis monde, et leur attire plus de respect de leurs sujets, on doit croire qu'aucun d'eux ne voudra faire la pliinclie aux autres ni &1t(' le premier à se priver de cet avantage. Celui d'entre eux q ue l'on y pourrnit probablement le plus tôt disposer seroit le duc iv Mantoue. tant parce que ses intérêts où il a un absolu besoin de la protection du Roi sont plus consid(îrables, que pnrw qu'on lo peut battre de l'exemple que feu son père don- '^oit quand il alloit et revenoit de Mantoue ft Casai, et qu'il ne fiiisoit aucune difficultt^, en passant à Milan, d'accorder la main «ans son appartement au gouverneur de ce duché. Mais, comaie ledit duc est encore mineur : que la duchesse sa mère, qui est d'ailleurs du sang d'Autriche, n'aura aucune disposition * feire h. son fils un préjudice de cette nature, il sera plus de la Q'gnité du Roi que ledit sieur Président n'entame pas une pareille négociation qui ne sau roi l avoir présentement un bon SUCCÈS, el qu'ainsi il aille son chemin droit à Venise, sans vcir aucun de ces trois Princes.

Il sera bon, lorsqu'il passera dans leur État comme à Casai p' même dans le Milanois, qu'il avertisse auparavant les gouverneurs des places, afin qu'ils aient le temps de lui préparer '•''' honneurs qu'on a accoutumé de rendre au caractère dont il est revêtu, de la même manière que le gouverneur de Milan ''"' lit rendre au sieur archevêque d'Embrun à son passage """a Miliin même, et. s'il y trouvoit quelque difficulté, il pas- "f^fi inconnu comme s'il n'y avoit que parlie de son train et 41 il eût pris quelque autre chemin.

Mcheil des instb. oiplom. xv — 16

2*2 LE PRESIDENT DE SAINT-ANDRE. I«fi8-ir.71.

Comme ledit sieur Président pourra voir en lieu tiers k Venise quclquos-uns desdils ducs lorsqu'ils vont s'y promener pour leur divertissement et qu'il auraaussi tous les jours occasion de traiter avec les rdsidenls qu'ils tiennent aup^^s de la Ki^publiquo, Sa Majesté estime de donner audit sieur ambussndeur une connoissance giJndrale des intérl^ts dont ils lui pourront faire parler.

En premier lieu, touchant les inti^rôts de M. le duo dfî Mantoue, il en a de deux sortes : l'un regarde une grande prétention contre la maison de Savoie, touchant la dot de la Princesse Marguerite de Savoie son aïeule, qu'il fait monter il une somme de quatorze cent mille tfcus d'or, et en cette alTaire le Roi n'entre et ne prend autre part que comme médiateur ou comme arbitre conjointement avec le Roi d'Espagno pour assoupir tous les démêlés de ces deux maisons, qui pourroicnt autrement avec le temps rallumer un nouveau feu dans ritalic. Il faudroit un volume et non pas simplement quelques articles de cette instruction pour informer ledit sieur ambassadeur de tout le détail de cette affaire, c'est-à-dire des raisons de la prétention de l'un et des exceptions de l'autre, et do tout ce qui s'est passé tant aux conférences de Valence sur le VCt qu'aux Pyrénées dans la négociation de cet accord qui n'a pu encore réussir. Mais, comme Venise ne sera pas le lieu où on continuera de le traiter, il seroit superllu d'en donner une si particulière information audit sieur Président qui doit se contenter de témoigner aux parties le sincère désir qu'a Sa Majesté de moyenner entre elles un bon accommodement, et nommément aux ministres de Manloue en particulier, qu'aucune considération ne sera capable de l'empêcher de rendre la justice aulaol qu'elle la connoJtra.

L'autre affaire qu'a ledit sieur duc de Manloue, rcgai-do directement le Roi, lequel en conformité du traité fait & Quérasquft en l'année 1631 doit audit sieur duc une somme de quuln' cent quatre-vingt-quatorze mille écus d'or, ÏV la décharge de M, le duc de Savoie qui en étoit le piemier débiteur pour la plus-value des terres du Monlferral qui lui furent adjugées par ledit traité. Mais, outre que ledit duc de Mautoue

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