REMISE DE LA VILLE DE CARAL. -IW
ledit sieur Gombaud, dont elle a reconnu !e zèle, la fidélité et la capacité en différents emplois qu'elle lui a confies, et en dernier Heu en celui de son envoyé extraordinaire auprès du fou évËque de Munster, dont il s'est acquitté h l'cntif-re satisfaction de Sa Majesté; en sorte qu'cllL- no peut pas douter qu'il n'ait toutes les qualités nécessaires pour bien exécuter les ordres qu'elle voudra lui confier.
Pour instruire ledit sieur tîombaud de l'état des affaires qui pourront faire à Mantoue le sujet de son application et de ses soins, Sa Majesté lui fait remettre entre les mains la copie du traité qui a été conclu et signé, par ses oi'dres, te 8 juillet 1GK1 , sur lequel il y a seulement à remarquer qu'encores que, par Jcs articles 2 et 3 de ce traité, ledit sieur duc de Mantoue ne s'oblige de remettre entre les mains de Sa Majesté, que ta seule citadelle de Casai, néanmoins la connaissance certaine que Sa Majesté a fait donner à ce Prince des desseins que les Espagnols avaient formés pour se rendre maîtres du cliâteau de Casai, et non seulement s'emparer ensuite de la citadelle par le moyen des troupes qui devaient passer d'Allemagne dans le Milanais, mais aussi se saisir de la personne dudit due, et te forcer il leur remettre la ville et citadelle de Mantoue, lui ayant fait faire de justes réflexions sur la nécessité de faciliter à Sa Majesté les moyens de le protéger, enfin, ce prince pressé par les avis réitérés de ces entreprises et par la sûreté de sa personne et de ses États qui ne se peut plus rencontrer qu'en laissant à Sa Majesté la garde entière des ville, château et citadelle de Casai, a enfin pris ce parti : en sorte que, de son consentement, il n'y a plus d'autres troupes que celles de Sa Majesté dans k citadelle etcliAteau de Casai. Ainsi, ledit sieur Gombaud ne peut recevoir aucune plainte sur ce sujet, et, si on lui en faisait quelqu'une, il peut assurer ce prince que, moins il donnera d'inquiétude aux officiers de Sa Majesté sur la garde et conservation des ville, citadelle et château de Casai, et plus il doit être assuré d'y exercer sa souveraineté dans toute son étendue, et do jouir paisiblement de tous les droits et revenus qui lui appartiennent.
Ledit sieur Gombaud saura aussi qu'en conséquence de l'ar-
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ticle 24* dodit traita ei de l'arrêt do conseil de Sa Majestéd 2 aun 1682, ledit sieur doc de Muiloue est rentré dans U possession de U souvenioel^ de CbaHenlIe, et eo jooit effectiremenl ea la même manière qa'il faisait aopuwant les arrêts reodas par le parlement de Paris.
Enfin, SaMaje&té a satisfait josqaes s présent anx principales obligations dans lesquelles elle est entrée par le snsdit traita, et il ne reste que les conditions qni regardent l'avenir comme les cas de snocessitm. la garantie qne Sa Majesté a promise si ledit doc de Mantooe Tenait h être attaqué, la pension dont il a dé}à rec» àeax paiements et le dernier an mois de novembre dernier; en sorte que ledit sieur Gomtiauil doit trouver, selon toutes les apparences, ce prince et ses minieires bien disposés à continuer de tenir une conduite qui soit a^ri^le à Sa Majesté.
Ledit sieur Gombaud partira incessamment pour se rendre à Hantone, on il trouvera encore le siear de Breteuil qui lai donnera une connaissance exacte de l'état où il laisse les affaires de cette coar, el, après qu*il en aura tiré les éclaircissements nécessaires, il demandera son audience audit duc de Mantoue, et, en présentant à ce prince la lettre de créance de Sa Majesté, il lui fera connaître que le sujet de son envoi vers lui et du séjour qu'il a ordre de faire à sa cour, est de lui confirmer les assurances qui lui ont été données par ceux qui l'ont précédé de la continuation de l'estime de Sa Majesté, et de la disposition où elle est à lui donner, dans tontes sortes de rencontres, de véritables marques de la sincérité de son affection, qu'elle est bien persuadée qu'il y répondra toujours par un attachement inébranlable aux engagements qu'il a pris avec elle, el qu'elle sera 1res nise aussi de procurer la satisfaclïa les avantages de sa maison.
Ledit sieur Gombaud assurera la princesse douairière ^ duchesse de Mantoue de l'estime et de l'affection de Sa Majet et, comme il sera informé par ledit sieur de Breteuil des talents et inclinations des ministres de cette cour, il se conduira envers eux selon ce qu'il aura appris de leurs dilTi^rcnts intérêts. Il y a même bien de l'apparence que ces ministres ayant fort bien agi dans tout ue qui s'est passé au sujsl
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