‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 139 sur 224 · I. C»niille Riusîet, IHntoirr de tounoiï · texte numérisé non relu

I. C»niille Riusîet, IHntoirr de tounoiï

, IV, p, 53ï,

aulri.'. no fCit cntî^roment opprim(?e si un poste aussi important tombuil au pouvoir de l'Empereur que par aucun autre motif du bii'D ol de l'avantage particulier dos royaume, pays et États de Sa Majesté- Que môme, si Elle n'eût considéri' que ue qui convient à sa couronne, il y h longtemps qu'Elle cfil trouvé moyen de s'exempter d'une dispense aussi grande qu'n i^tt^ celle de l'entretien de cette place, J'autant plus qu'Elle n'a jamais eu intention de s'agrandir du cOt(5 de l'Italie, et que le diîsir qu'Elle auroît ou de maintenir tous les Princes el Etals qui composent cette belle partie de l'Europe dans la lîbertf? et dans tous les droits de sou ve rainette qui leur appartiennent, n'a pas été secûndt5 par eux avec toute la fermeti' que leur vt^ritable int^r^t demandoit.

(Juc c'est aussi ce qui a rendu i"i Sa Majesté les moyens de secourir Casai impraticables, et fait voir une impossibilité manifeste d'empCcber que les alliés ne s'en rendent maîtres cette campagne.

Que, dans celle extrémité, Sa Majesté n'a pus jugé pouvoir prendre un parti plus avantageux pour M. le duc de Mantouo et même pour tous les Princes et Etals d'Italie, que de faire raser les fortifications, en sorte qu'elle retourne audit duc de Hantoue et qu'il puisse y exercer librement tous ses droits de souveraineté, sans qu'il reste à la maison d'Autriche aucun ' prétexte de l'inquiéter et le troubler dans la pleine el paisible jouissance de ses Etats.

Que Sa Majesté est bien persuadée qu'il considérera ce qu'Elle fait en cette occasion comme une preuve certaine de l'amitié qu'Elle a pour ce Prince eldc la sincérité de ses intentions pour le repos de l'itîilie.

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