LE PEHE DE SALUCES
charge- d'aller en commcn^'ant parle (j;raiii] dut de Toscane, ■ repréu senior aux Princes rintérét qu'ils uvaieul h profiter des conjonctures il favorables qui s'offraient d'assurer leur libcrlù ' ". Arrivé à Florence Itïli septembre, M. de Ctiamilly fit les dtimarchesdont il ét^t chargé auprès du Grand-Duc, et se mil Immédiatement eu relations avec les ducs de Mantoue, de Parme et de Modène.
Au moment où futdécidLi l'envoi du comte de Cliamilly, on pensa, non sans raison, que certaines cours ilaliennes, redoutant la \cn- Rsance des Allemands, n'oseraient peut élre pas entrer ouvertement dans une négociation avec l'Envoyé de Louis XIV. Victor-Amédée et le comte do Tessé crurent opportun, en conséquence, de coalîer parallitlemcQl à la mission de M. de Chamilly une mission secrfele à un agent qui pourrait rendre visite aux Princes sans éveiller l'attvntion. Ils désignèrent pour ces pourparlers occultes, un jésuite, le père de Saluées '. Ce religieux devait faire savoir aux Princes de la Lombardie que Louis XIV avait envoyé ostensiblement lu comtu de Chamilly auprès du grand-duc de Toscane, el que, si les Princes le désiraient, celui-ci se rendrait également à leurs cours. S'ils craignaient de se compromettre, ils pouvaient envoyer, pour Iraîter, des personnes de conliance vers M. de Cliamilly ou vers le représentant du Roi à Turin. Ru Père de Saluées était autorisé, en outre, à dire aux Princes, au nom de Louis XIV et du duc de Savoie, que d'importants secours en argent pourraient leur être accordés dans le cas oA ils en auraient besoin pour so libérer des quartiers d'Iiîvgr des Impériaux.
En ce qui concernait particulièrement le duc de Mantoue, le Père de Saluées pouvait, le cas échéant, aller le rejoindre jusqu'à Venise, et lui donner l'assurance que M. de Chamilly s'y rendrait lui-même secrètement, si le duc le désirait.
La nouvelle de la signature du traité de Vigevano (7 octobre 1096), par lequel l'Empereur et le roi d'Espagne souscrivaient à un armistice et s'engageaient & retirer leurs troupes d'Italie, vînt inlerronipre les missions du comte de CliamillyetduriTedpSuluces. qui devinrent dès lors sans objet.
l'03. gijUTurnuDr ds Uijuii en lîlU. cuiiinLïiidanl pour le Kfi en Poilou iit en Atinis en Hti, il mourul en 1722.
I. Le Rois M. du Pré. septembre 1696. Aff. Kir. C»rr. Florence, rA XXIV, folio lU.
S. ]] } niait alori dans l'ordre des jésuites deux rcligïeui du nom de Salace* : l'un, le piire Philippe de Salucos. ne â Turin eu 1S4S, profcsia luccesûremoat i Bologne, PUieaoce, Rareniie el Vàrons, (ut directeur du cotltgc des jcimei noblei i Turin de 16!>ô i 1703. et mourut tn IT3S. L'antre, le p«r« Piorre-Paul de Sahices, ni i Salaces en tM4, enseigna i ïlilon, puis à Turin, 1 G'nes. k Arona et 1 Saron«. el monrut en lïïU. Il ; a lieu de supposer qu'il s'apl ici du premier ie cai teli|;ietti.