OCCUPATION DE MANTOUE
accorder do nuartiers d'h
troupes de l'Empereur, cl do De pas 1( dans st^s États.
et Sa UajeitA GaUiolique élabliionl à San Allease une peniion ïnouellc ée *ingl mille éea>. luonnûo de France, assignce. pour la pu-l du Roi CaLbolique sur U Tenne du ael od sur qualqne autre l'CTenu du doraaÎDe Ae l'Éul de HUaa. au cboix de San Aliène, laquelle pension loi sera payée de aii en ïii moig et canlinaera pvndoal lu vîc de Son Alteiio, sans aucune diminulion. Et Su Majeslé Tris-C!irili«nne ni Sa Hitje«të Cstlinlique ne pourront prétendre que Son AJtoaie et «M sacceucUFs, sous quelque litre que ce «oit, leur restitue ou compense tout ou partie des sonimcs stipulées danales orlictes 1 et 2 et dans le présenL
Art. TV. — Dès qu'en vertu des présents articles soeretE du traité conclu ce jourd'hui, ledit traité pourra £Ire rendu public, le Seignenr Roi Tréi-Chrétion et lo Seigneur Roi CatlioLque procureront, en conformité de l'anjcle 95 de la paii des Pyrénées, par la toio des olDces les plus propres, que des coniimasnires établis légitimement par les deui parties, reprennent, poursuivent et terinlnent selon les formes justes et conrenables, les tcailéa commencés sur les droits et prétentions de Son Altesse, tant comme duc de Montferrat que comme représentant U feue infante Marguerite, contre M. le duc do Saioio, Sa Majesté TrËs-Chrétienneot Kl Uojesté Catholique les disposant, par des foies propres etconTenablas. i J'eiéculiun do tout co qui aura été arrêté sur ces différends par leur entremise : et si lo sieur duc de SoToia s'; accordoit, le Pape pourrait entrer en tiers avec te Seignecr Roi Très-Chrétien et le Seigneur Roi Catholique.
Art. V. -~ Sa Majesté Trts-Chrélienne et Sa Majesté Catholique, imniédiatcinent après que le traité sera devenu public, obligeront U. le prince Vincent Ooniague 1 toutes les convenances dues 4 Son Altesse commo son chef et de toute
l:i maison de Ooniague et insistant aui articles de la paix de MUnster de
l'année IStS, de laquelle Sa Majesté Très- Chrétienne est garante et lesquels letîdea ont ctc acceptés par Son Altesse en cette partie seulement, dans lesquels il est déclaré que tes terres de Luuara et de Reggiolo et leurs dépendances appartiennent 1 Son Altesse comme terres du Uantouan, et desquelles elle est dépouillée contre la disposition de celle paii. Le Seigneur Roi Très-Chrétien et le Seigneur Roi Catholique agiront de manière qu'an bout de deux mois après que le traité aura été rendu public. Son Altesse soit effcctiTemcnl et réellement rétablie dans la libre et paisible possession de Lunora, Reggiulo et leurs dépendances, comme elle* étalent avant la paix, laissant it Sa Majesté Trts-Chrétienne et à Sa Majesté Catholique, s'il leur plaît, le soin do pourvoir avec leur bonté royale, aux intérêts dudit sieur prince Vincent Gonza^rue. avec participation et sans préjudice de Son Alteue.
Art. VI. — Toutes les fuis que l'année de Sa Majesté Très-Chrétienne et de Sa Majesté Catholique, ou du leurs uUiét, campera ou s'arrêtera, de quelque manière que ce loit. sur le Mantounn, en ces occasions. le Qénéral qui la commandera aura soin que l'on ait pour U. lo duc de Mantoue tous les égards dus à son rang, k sa qunlité de prince souverain et d'allié de Sa Majesté Trés-Cbrélieiine et de 8a Majesté Catholique, ledit sieur duc oQrant aussi de servir le Roi Trèi-Chrélieu et le Itoi Catholique même ullleurs dans un degré convenable et proportionne à sa dignité et d sa personne.
Art. vu. — En conformité de la convention du trfjlé. les troupes do Sa M^esté Très-Chrétienne et de Sa Majesté CothoUquo entreront dans leur temps dans Uantone, au nombre complet de quotre mille homme»; mais nonobstant cela, s'il arrivoïl que le Soigneur Bol Trés-Chrotien et le Seigneur Roi Cathobque eussent besoin de se servir d'unu partie de ces troupes, elles pourront les diminuer avec cependant la participation et le consentement de Son Allasse.
Art. "VIII. — Sa Majesté Très- Chrétienne et Sa Majesté Catholique feronlanssi, en considération dudit traité, paroitre en toutes occasions leur estime particulière, leur ice et leur alTection pour M. lo duc de Mantoue, et de telle fa^on qu'il r des honneurs et des prérogatives les plus distingues qui sont dus u
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L'ambassadeur dn roi de France no pul d'ailleurs aiDeoer la ptopart des autres cours ilalicnnes à se départir àf. la réserve qui s'imposait à leur faiblesse.
son rixne et à sa parsoime, Et ledit Seigneur Roi TrèS'Chi'^tÎHa, et ledit S Roi Catholique ne permettraot pas qu'il j ail quelrjuo diiTéreoce entre d'autre* piïncea de son rang et lui : ce qui sera obserTQ parcilleincnt et pratiqué par Im ininïslrea de Sa Majesté TrAs-CbréUenno et de Sa Ui«je)té Cattaoîique. qui. dans Iss oeeagiooi, uuronl à traiter avec Son Alloase , le Seignear-Roi TrAa-Cbr6lJen et io Seigneur Roi Catholique s'emploieront nxitfù pour qu'il plaise au Pape de tenir un nonce à Manlone, comme il Tait dans d'autres cours d'Italie. Et. pour ce qui regarde la priucipautâ et souTeroinelâ de CharlevillB, le Roi Trés-Chr£lien continuera à Son Altesse sa protection, de lu manière qu'il l'u Tait jusqu'ù pr^nl, pour qu'il conlioufl d'en jouir paisiblement i l'aïenir, comme par le passa, et de plus, Sadite Majesté TrAs-Chrâlionne aura agréable de députer des commissnirM ï ce qu'ils rendent briève justice & Son Altesse, et mùnliennent se» droits sur dillércnts intérêts ou prétentions que ledit sieur duc peut iiToîr dans le ro.taimie àa
a Altesse de lui donner le
Art. X. — Sa Uajcstâ Très- Chrétienne et Sa Ui^'^^té Cnlbolique, des que 1« premier traité aura été publié, feront des offices pressants et s'emploieront pour que la république de G^ncs donne k Son Altesae le sel pour le Hontferrat. au mëoie prîi qu'elle le donne & l'État de Milan, et qu'on lui en donne trois mille minots par an de plus que ce que l'on a de coutume de lui en fournir.
Art. X\, Quand les ratiQcalions et les approbations du Seigneur Roi Tr6s-Cluvtiea et du Soigneur Roi Catholique seront Tenues, la garantie du l'ape tunjourt supposée, Son Altesse en faisant aupararant instance. Sa Majeglé Tiés-Clirétiuuie et Sa Majesté Catholique seront obligées de faire avancer sur le Uantouan cl jusqu'ï Oauolo ou quelqu'autrc endroit qui sera ju^-é i propos par Son Allcise, un détachement de leurs troDpes, suivi de train d'artillerie, munitions, et autres choses nécessaires, faisant courir io bruit qu'ils veulent entrer par force avec tonte l'armée dans le Mantouan, même d'attaquer Manloue, et obliger Son Altcsw k se faire leur allié, lui faisant avec toute sorte d'éclat et de publicité, de* menaces. El. aprâs avoir putiqué toutes ces démonslratioiii, on renouvellera ledit Irailé en insérant les eipressions convenables, et l'on IJera paroilre qu'il n'aura été commencé que dans celte conjoncture li, et à cause des mouvements el dta menaces faites. El ce IraiUi, ainsi renouvelé, sera rendu public sous la Dgnre d'un traité nouveau dans la vue de pouvoir exécuter l'un el l'autre avec plus de facilité dans les parties qui resteront â exécuter, co présent Inùlé secret devant, dons tea ' | les temps et toujours demeurer suus le sceau d'un secret inviolable, ' Sa Majesté Très-Chrétienne et Sa Mnjesté Catholique voudront bien engagerj! parole royale.
Aolpt article additionnel secret ;
Quand même l'empereur n'enverroît point do troupes en Italie et que Sa Majefl^ Très- Cliré tienne et Sa Majesté Catholique ne jngeroient pas â propos d'en mtroduire aucune dans Manloue, dans Casai, et diins les autres places de M. le duc de Manloue. tonlelois ce prince ayant exécuté el accompli de sa part toulM Ici conditions do traité, Sa Majesté Ttéa-Chrétienno et Sa U«jesto Catholique veulent bien promettre de l'exécuter aussi de leui' c6tc. et par conséquent de satisfaire t toutes les conditions portées pur le présent traité en faveur dudit tiour duc de Manlone.
(AIT, Elr. Corr. Mantoue, toi. XXXII, fol. tO cl suivants.) ;
UCCl'PATION DE MANTOUE.
LS nai AU CARDINAL D'BBTRiSa AIT. Ëlr. Coït. Koroe. »oI. CCCCXV. folio «5.
(cousin, jnïtiis pri5vpnn la domanUe iplP vous mo faJloB par Tolre du 3G' du mois dei-nicr, ot ji^ tous avois accordil la pfMmission de rcrenir auprès de moi, me souvenaot de ce qve von» m'avci dit avant voire départ. Mnis, i^oii(Ur voa« croyez votre retour nécessaire pour rtïtablir l'onlre dans Ibs ofTairos de votre maison, j^ suis pornuadit i[uc mon servicv deraaindanl qne vous domeuriei; cncoro ([ui>lqur; Icmp» en lUlîo, voua me donnereu les marqoRS ordinaires de votre itle avec le raême plabir et le même empressement que voua aveu tait paroltrc en toutes occasions. Il ne s'agit pas de prolonger votre séjour h Komo : il Tant au contraire que vous en parUei aussitôt que voua aurez reçu celle lettre ; mais au lieu de revenir directement auprès de moi, l'élat pnisenl des afTaires demande qne vous passieî h Venise et chei tous les Prinvos d'Italie. Il est absolument ni^cessaire de leur Taire connottre le piiril qui les menace, de lenr indiquer les moyens de l'éviter, de les amener à se servir de leurs forces pour assurer le maintien de la iranquillité dont ils jouissent présenlement, et qu'ils perdront biontât s'ils permellenl que les troupes du l'Empereur pdnttrent en Italie. Toutes les nouvelles qne je reçois m'apprennent qu'il persiste dans le dessein d'y faire marcher une armée de trente mille hommes ; qne tes ordres pour les logements sont envoyés déjà ilana I<^ TyruI et que, sans avoir aucun traili5 avec lu Ilépublique de Vnnise, llntenlioD de ce Prince est de prendre par force les passages qui lui seront refusés. Il ne savait point encore à la vérité que le Uilanois aroit reçu avec toutes les démonstra lions de la plus vive joie la nouvelle do l'accepLiUon que j'ai faite du leslamcnl du feu roi d'Espaftne. Il comptoit SOT les dispositions de cet État à recevoir ses troupes, et particulEËrement sur le Princo du Vnudfmont, if^norant emrore les assurances qu'il avolt données de sa lldélité au Koi mon pclit-lils. Mais je doute que ces dérider» avis changent les résolitlions prisvs A Vienne. Lu fuiblesse des Espa^ols est connue. L'Empereur, accoutumé â se llatter des plus heureux événements, espérera que la diligence de ses troupes préviendra toutes les mesures <jae l'un poui-roil prendre pour la défense du Uilanois, et je sols qu'il compte déjù qu'elles arriveront sur les frontii^res Je cet Ëtat au comme ne «ne nt du mois de janvier.
Je doute  la vérité que leur marche puisse i^trc aussi prompte ; la saison seule y peut apporl-T de grands embarras, et je vois, par lea lettres que je reçois de Vienne du I" de ce mois, que les ordres n'i5loient pas encore donnas pour mettre ces troupes en mouvement. Hais il suffit de counoltre les inlcntions J« l'Empereur pour songer aux précautions nécessaires pour los prévenir en quelque temps que ce soit qu'il veuille exécuter ses projete. Toute l'ilalio est également intéressée à, s'opposer au retour des Allemands: ils ont fait voir, pendant la dernière guerre, ce que l'on doit craindre de leur violence ; il est aisé de juger qu'elle seroît pri'scntcmenl beaucoup plus grande. Les Allemands étoient alors on petit nombre, leur «ibsisbuice éloU assurée, le projet de l'Empereur est d'envoyer présentement trente mille liommes on Ilolic ; le Uilanois leur est fermé ; ils seront obligés d'y faire la guerre, et cependant, soit qu'ils y entronl, suit que leur» cfTorls soient inutile^, comme il y u lieu de le croire, il faudra qn'ib
LE CARDINAL DESTREBS, 1700.
snbsisicnla
épargné lorsqu'ils se seront emparés de quelque place, soit dans celui lie Venise, soit dans le Hantouan ou dans le Hodénois. II est aisé de préioir tous les majbeurs où l'Italie va se trouver exposée, si les Allemands ; peuvent encore pénétrer ; mais la crainle extrême que ses Princes ont loujount eue de la guerre, est capable de leur en faire ressentir les eiïets les plus Tunestes s'ils ne surmontent la timidité qu'ils ont Tait paroltre eu de semblables occasions.
Heureusement lo Pape ' que l'on vient d'élire est d'un ige peu avant*, plus capable par conséquent de s'appliquer ans grandes affaires, d"y apporter toute la fermeté qne lenr importance exige et de donner, comme père commun et comme premier l'riuce de l'Italie, les conseils et l'exemple nécessaires aux autres Princes pour leur sûreté conunuoe.
J'ai lien de croire, par le compte que vous me rendes de vos premiirrs audiences, qu'il est tout disposé à faire sur ce sujet les démarches les plus convenables au maintien du repos de l'Italie ; aussi mon intention lai qu'aussitôt que vous aurei reçu cette lettre, vous informiez Sa Sainteté de ce qui est contenu dans les différents avis qne j'ai reçus des dessein» de l'Empereur, de ses préparatifs pour faire marcher incessamment ses troupes, et principalement, des projets qu'il forme pour s'ouvrir par force les passages de l'État de Venise, si la République refuse de les accorder volontairement. Vous direi à Sa Sainteté que, dans une telle coujonclure, un doit bien croire que je ue laisserai pas l'Ëtat de Hilon sans secours ; qne déjà mSme je fais avaucer mes troupes, afin de les faire passer dan» le Milanoifi, aussïtdt qu'il sera nécessaire : qu'ainsi la guerre va commencer en Italie, mais qu'eÛe sera juste de ma part seulement pour la défense des Étals appartenant au lloi d'Espagne et que, de celle de l'Empereur, elle ne doit être regardée que comme une pore violence sans aucun droit pour attaquer un pays soumis à un Prince légitime. Que, cependant, cette guerre s'étendra dans tous les États d'Italie ; que celui de Ûilan souffnra peut-être moins que les autres par les secours que je lui donnerai ; que l'État de l'Église, ceux de la République et des Princes do Lombardie seront les plus exposés. Vous lui représenterez vivement ce que l'Italie a soufTert pendant la dernière guerre, et tes raisons qu'il y a de craindre pour elle de plus grands maux, si la paix dont elle jouit est encore troa- Llée. Vous ferez voir à Sa Sainteté que, n'ayant plus h se ménager entre la France et l'Espagne, rien ne l'empccbe de prendre tous les parUs qu'elle jugera convenables au miûntien du repos de la chrétienté. Que ce devoir étant un des premiers d'un père commun, se rapporte en mfme temps aux intérêts du Saint-Siège et à la conservation de l'Ëtat ecclésiastique. Vous lui représenterez la timidité des Princes d'Italie, et combien il est nécessaire que Sa Sainteté leur donnt; l'exemple de ce qu'ils ont i faire. Enfin, je remets h votre prudence de vous servir de tous les moyens que vous croirez les plus propres pour persuader an Pape qu'il seroil ' nécessaire que dans cette conjoncture i) entrât dans une ligue avec moi. avec le Roi d'Espagne, les Vénitiens, et, généralement, tous les Princes d'Italie, pour s'opposer ensemble à l'entrée des troupes île l'Empereur. Vous lui direz, qu'en vous permettant de revenir auprtis de moi, je vouï ai fait savoir que je désire que vous passiez pour cet effet à Venise et cbei les autres Princes d'Italie; que vousseriez persuadé de l'heureux succès de