LE COMTE DE GEROY
ENVOYÉ EXTHAORniNAlBt
En 1702, Philippe V vint t-n personne visiter ses provinces italiennes. Assisté de Vcadâmc, il commanda les armées des deux couronnes qnt 1 remportërenl la victoire de Luzzarii (août 1702). Durant cette cam- J pagne, le duc de Hantauu lit Tunclions de généralissime. Il n'avait ni I la bravoure militaire, ni les talents qu'exigeait un pareil emploi, et J l'on s'arrangea de manière à ee qu'il ne le remplit que pour la forme. " Cependant le Manlouan était toujours le théâtre des liosLîlités. BientAt | fatigué du bruit des combats, le duc se retira, en septembre 1702, siif j un point moins exposé de ses Ktals, à Cas&I, « i>ii il emmena ses I " caresses, ses confidente et une partie de sa musique masculine et. 1 '< réraiiiine, avec son poète, pour lui préparer un opéra' ». C'est là ( que vînt le rejoindre M. de Gergy', successeur de M. d'Audiffret. ' Durant ce temps, M. Liesse continuait A résider à Mantoue auprès do j la duchesse. Pendant les premiers mois de l'année 1703, tous deux I adressèrent simultanément des rupport.s à la cour. Les instructions J remises par le marquis de Torcyau nouvel Envoyé du Hoi à ManLoue, 1 donnaient pour principale mission k M. de Gergy de déjouer intrigues qui pourraieni être nouées pour détacher le duc de l'alliance française.
e 17UÎ. Air. Kir. Carr. Utolone,
S. Jacqaei-VincaaL Lauguel, baron puis cumte de Qergy. seigneur de MontchainBl, Aanaj. Raconnay, genLilhomme ot-diaalrc de la chambre du Roi, EnToji en 1597 près lo duc de Wiirlemberg, EnToyJ eilraordînaire k Mantoue (1702- 1708). ministre en Toacane de 1709 ï 1710. EnTOjo k la Dièle de Ratitbonne, da J 1715 à 17!I, ambassadeur ù Venise en 17S3. La leire de Oerg; fuUrigée en coiptA 1 en sa faienr par lettres dn mois d'août I7IK. Il moDrut lo 17 norembre 173i. H 1 était frire <te Jean-Joseph Longuet, archoTéiiue de Sea». inembre de l'AcadémiB J française, et de Joan-Baiilisie- Joseph, curé de Saini-Sulpice,
LE COMTE UE (JEItGY. 1705-1708.
A celU' époque, la situuliun 'les iirmi^»!» fraucu-^spagnoles daaib Haute-Italie est satisraisanto. Nod s<?uluincnl elk-f« ool mis le duc de MantouG en possession du duchi? des Guaslalle (septembre 17(8), mais, le prince de Bozmlot'tant morl, le ducCtmrli>sput, grAceànotn appui, anni;xer ses Étiits an Uantounn (avril 17(13). Au munient oA s'uu^Til lu campnf^ae do ilQ'A, lu tAch<^ di- M. de tïergy coDsi^ta sortout à t'Iuîgncr de l'espril du duc de MiinUiue Tidéu d'exercer un commaDdutnt-Dt uu ihef. Il eut qaelqw peinr & Taire taire les seDliments de vain» gloriole du prini'c îlalien. Tri's affecté d'abord de la défeclîun du duc de Savoie (octobre 1703), le duc de Mantoue repritun peu d'assurance, lorsqu'il apprit que le ducdeVeudAme avait désarme les troupes pi é mou taises, et lorsqu'il vit Cttsnl en état de défense.
Le 18 novembre 1703, la hucliesse de Mautoue luourul dans sa capitale. Elle dirigeait avL>c Termeté les affaires du Maiittiuan, pendant que son mari résidait & Casai. La duc nomma, pour la remplacer, un conseil composé des marquis Amorolli, Nerli, Aldegati et Vialardi et du sieur de Ceppi, secrétaire. La première préoccupation du duc Charles, devenu veur, fut du se remarier. 11 lit aussilâl prendra des informations sur toutes les princesses d'Kurope et particulièromenl de France. Trois veuves, la princesse de Conti, la duchesse d'Arenberg et la ducbesse de Lesdiguières, et trois jeunes princesses. Mesdemoiselles d'Engliien, d'Armagnac et d'Elbeuf furent désiçuéc» spécialement à son allention. Pour se renseigner sur leur compte, le duc Charles mil en campagne ses agents & peu près comme il l'cAt fait pour préparer la conquête de quoique dame de théfttre'. Voyageant incognito suus le nom du marquis de San Salvator, il se àétermina au printemps de 1704, à aller lui-méuie à la cour de France afin de voir de ses propres vous ce qu'on lui proposait. Son séjuur&Psrit se prolongea environ six mois et donna lieu aux plus ridicditf intrigues*. Hademoisclle d'Elbeuf, •> belle et bien faite », Unit pat fixer son choix. Le contrat fut signé i Paris, et il fut convenu que te mariage aurait lieu à Mantoue. Les fiancés partirent chacun séparément pour l'Italie, après avoirprîsftNevers congé l'un de l'autre, dans des conditions qui prêtèrent à la Cour aux plus malicieux propos-
Le comte de Gergy et le marquis de Monteleone, ministre d'Esp^u k Mantoue, accouipagnèrenl le duc durant son séjour en France. L'Envoyé de Louis \IV retourna & Casai avec le duc Charles, au mois de novembre 1704. Pendant toute l'année 1703, le duc et la nouvelle