LE CHEVALIEB. PUIS MARQUIS DE CHAUVELIN
MBASSADEtB
É^^TnriD le 17 octobre I75i, le martiuis t des raifiODS de santé ^ demuida pn-sque aussitôt ft être releré fonctions et quitta fe Piémont aumois de mars 1753. M. Boyer'. pKOMemntent chargé d'affaires à Dresde, p^ra l'ambassade en attendant TairiTée du chevalier de Chauvelin', successeur désigné de H. des Issarts.
Officier général d'an mérite reconnu, Chanvelin arail servi dans la plupart des guerres du règne de Louis XV, notamment en Italie. Organisateur de la défense de Gènes en 1747. il avait été chargé en 1749 de représenter la France en qualité de ministre auprès di> i-etle République. H. et M"" de Chauvelin élaienl des amis de Vollaire & qui ils rendirent visite à Ferney. « On ne peut trop faire pour do « tels b<3tes, > écrivait Voltaire; • il n'y a rien de plus aimable au
I. Joseph Bofer, d'une funille d'Aii en ProTence, flUe d'Honoré el de Jeannx Ctmand, dutTgé d'ïffùres en Saie en t153, k Turin ri753), i Rome <IT57), \ Vienne IITbfll. ntânUlre 1 Liige an I7M. ministre k GJnes en 17<8.
I. PrBncoïs>CIsDde, cfaeTalier pniam&rqois d^Cbauveltn i partir de l'uiaiie 1758, lignlenant au riigiment d'infanterie dn Roi en 1731; St lei campagnes de 1733 ut t73i en iLaiie, capiUinB en 1734; aid«-major général k l'arnifie d'Allema^e en 1133, colonel d'infanterie le SU novembre t73â, brigadier le 3 mai 17i4 ; mardclia] de camp le !3 joiUel 1TI5 ; combattit à Rudcooi, prît part i U dtfénae de O^nes en 1717 ; ministre de France * Gênes en I7i9 ; lieolenanl général pour exercer un commande raont en Corse le 25 août 1719; ambassadeur i Turin en mars t7S3; grand-croii de Sjtinl-LoDis le S janiier tT&8; maître de la garde-robe du roi le Jejanrier 1760; mort en 177*. En 175*. aprê» la mort de Saiut-Cootett, FrançoU- %aiido de CbauTelin fut l'un des candidats pour occuper le poste de ministre dei « élrsngère». Cf. Mémoirtt de tTArgtntQit, t. VUI, p. ÏÏT.
m LE MARQUIS DE CHACVELIX, 1758-1765.
tf monde; ils réunissent tous les talents et toutes les grâces; ils u KfMJuiraient un amiral anglais et feraient tomber les armes des a mains du roi de Prusse*. >
Les instructions suivantes, remises à Chauvelin pour son ambassade à Turin, furent conçues dans le même esprit que celles de ses deux prédf^cesseurs. Tout en laissant à Charles-Emmanuel l'initiative des premières propositions, le nouvel ambassadeur devait s'efforcer de ramener à rechercher Talliance française : Chauvelin trouva la cour de Turin « très opposée à toute espèce d'engagement' ».
Saint-Contest était alors ministre des Affaires Étrangères.
M^.MOIRE POUR SERVIR D 'INSTRUCTION AU SIEUR CHEVAUER DE CflAUVKLIN, LIEUTENANT GÉNÉRAL DES ARMÉES DU ROI, ALLANT A TURIN EN QUALITÉ D*AMBASSADEUR DE SA MAJESTÉ AUPRÈS DU ROI DE SARDAIGNE.
Aff. Élr., Corr. Turin, toI. CCXXI, fol. 313.
VersaiUos, 9 septembre 1753.
L'inlérftt réciproque des deux cours de France et de Sardaigne est d'Atro parfaitement unies. C est une vérité incontestable vX démontrée par la suite de tous les événements tant du siècle dernier que du siècle courant.
Le roi de Sardaignc ne pourra jamais, sans le secours de la France, parvenir au but qu*il s'est proposé, de se rendre maître du Milanois.
La France ne peut aussi, de son côté, espérer de réussir à diminuer efficacement la puissance de la maison d'Autriche en Italie, que par une étroite alliance avec le roi de Sardaigne.
Ces deux principes étant une fois bien établis, il est étonnant que les cours de France et de Sardaigne, sans perdre de vue leurs objets, se soient néanmoins trouvées désunies, dans des moments où elles étoient Tune et l'autre le plus à portée de les suivre avec succès, et de profiter de leurs avantages.