‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 30 sur 224 · RÉVERSION DU PLAISANTIN · texte numérisé non relu

RÉVERSION DU PLAISANTIN

d«> monnoîea. Je tous prie même d'obser*er que celui de Turin porte les ■vreiroa moins haut que celui de U. du Tillot. [I est vrai que daus celuici les charges sont plus fortes, ce qui rerient à peu près au m^me. Ainsi, TOUS ue derei point faire difficulté de prendre pour base, quant aut revenus, celui de Turin. C'est donc sur les charges, les nou-ïaleura et le calcul des monnoies, que se trouve la grande différence.

H. de Tillot relève quatre articles de non-valeur, dont je n'ai pas la preuve, mais que Je dois croire frais sur la parole de ue ministre. Ils moEitent A la somme de 6S.456 livres, 5' . 6' .

Il porte ensuile en dépense trois articles pour la garnison, montant à 162.91» lirres. V. S'.

L'ambassadeur de Sardaigne s'élève contre cette déduction, et soutient qu'il n'en coûtera rien à son maître pour ces garnisons, parce qu'il a un nombre de troupes surfisant, et qu'il lui est IndifTérent, quant à la dépense, ile les placer à Plaisance ou ailleurs. Cette objection nous a pam juste : et comme nous ne voulons pas qu'il y ait de notre par l'ombre d'une mauvaise difficulté, nous avons abandonné cet article.

H. dn Tillot forme un contredit très raisonnable, et prouve, à ce qui me semble, d'une manière évidente, que nous sommes extrêmement lés^s dons la méthode que l'on a suivie à Turin pour l'évaluation des monnoies. La conversion qu'on y a faite de la monnoie de Plaisance en celle de Piémont, et de celle de Piémont en monnoie de France, est doublement à notre préjudice. Le ministère piémontois a pris pour base un ri^^emenl de 1733, sur la monnoie de Plaisance qu'il a portée À un pied trop foible, et qui n'a jamais été suivi : en sorte que nous perdons considérablement dans cette première conversion ; et nous faisons une seconde perle dans la conversion de la monnaie de Turin en argent de France, parce que notre louis est estimé trop bas. Nous prétendons qu'il faut éviter ces deux conversions, et qu'il ne faut penser qa'k la monnoie de Plaisance, pour la convertir en argent de France. 11 s'agit ici d'un équivalent du Plaisantin ; et si le roi de Sardaigne étoit en possession de cet Etat, il percerroit son revenu en monnoie de Plaisance et non eu monnoie de Turin. Cet objet, Monsieur, est très important, puisque, suivant notre alcul, il résulte une diiïéreuce d'environ 64.000 livres, argent de France, mr la seule évaluation des monnoies.

Enfin, le dernier article est l'assignation de H'°° la Princesse d'Armstat >, quia 1BI.S0O livres, à prétendre sur les duchés de Parme et Plaisance, celui de Gnastalle n'eu étant point grevé. El s'agit de savoir quelle est la conitibution que le Plaisantin doit supporter, c'est-ii-dire, quelle est la por- Udd des revenus de Panne avec la partie du Plaisantin qui doit revenir uroi de Sardaigne. Nous avons estimé arbitrairement, que le Plaisantin inoit supporter un tiers ou un quart de cette assignation.

Lt résultat de nos calculs, Monsieur, comme vous le verrez dans le «riiw de nos observations, est, que le revenu du Plaisantin, toutes cb^es déduites, ne monte qu'à la somme d'environ un million, monnoie ^ PMjtie ; ce qui reviendroità 300.000 livres argent de France. La difTêrence ^' M résultat avec celui de la cour de Turin, provient, comme vous l'avez '1 ci-Jessus : i" de quatre arliclea de non-valeur : 2" de l'évaluation des moimoits ; 3" de l'assignation de M™ la Princesse d'Armstat. Nous n'avons

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