‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 31 sur 224 · LE MARQUIS DE CHALVELIN, I7S · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE CHALVELIN, I7S

fait ancDiie dédaction ponr l'entretien des garnisons, et je croîs. Monsieur, qae la manière dont nous avons procédé à cette ligoidalian est équitable, et qne la cour de Turin deTroît y passer.

C'est i quoi, Monsieur, *ons devei travailler, en faisant sentir au ministre piémoDtois que nous ne cherchons que la justice, de même que nous pn^umons qu'il est dans les mômes SfDtiments. Il ne s'agit donc que de chercher la vérité et de se la faire connoltre réciproquement. La manière d'opérer de la conr de Turin nous est visiblement désavantageuse dans le calcul des monnoies, et elle ne doit pas être étonnée que nous cherchions à relever ses erreurs. Vous observer^ d'ailleurs qu'indépendamment de notre intérêt, nous avons encore à ménager celui d'un tiers et que nous y regarderions peut-être d'un peu moins près, si nous étions seub intéressés dans cette affaire. Mais nous avons à compter avec la conr d'Espace qui, comme vous savei, n'esl pas favorablement disposée dans cette occa-

Notre calcul faisant monter le revenu du Plaisantin à un million de livres, monnoie courante da pays et â 3D0.000 livres, argent de France, le capital à placer sur la banque de Turin, seroit de 7.500.000 livres, de notre monnoie. Voilà l'éTalualion sur laquelle nous voudrions transiger. Cependant, vous pouvei, Monsieur, aller jusqu'à 8.000.000 livres, si cela est néces- Mîrv ponr consommer l'alTaire ; mais vous ne devei en venir k cette oBrt qu après avoir discuté tous les articles de la liquidation sur le pied le pins avantageux pour nous. Si la cour de Turin accepte cette proposition, voos ponrrei en dresser le projet de conveotioD, conformément à celui dont je vous envoie ci-Joint le modèle sous la cote D, et voos me l'enverrei après l'avoir concerté avec les ministres picmonloîs, parce que c'est ici que cette convention doit être signée, le même jour que les deux autres. Je vous observerai que, pour aplanir autant qu'il est possible les dîflicullés sor l'éraJuation des monnoies. nous avons spéciGé dans la convention qne le capital seroil remis à Gênes en pisloles d'Espagne, parce que cette monnoie a un libre cours à Pl&isance, et qu'il vous sera facile de savoir quelle en est la valeur réelle. J'avois d'abord proposé de payer à Plaisance en monnoie courante du pays ; mats j'ai réfléchi depuis qa'il ne seroit pas possible de faire une remise aussi considérable dans une >-ille qui n'a point de change et où les espèces sont très rares. Cette réQeiion m'a fait revenir i l'idée de Gênes, on les remises sont faciles, et où les pistoles d'Espagne sont connues. Cependant, si vous pouviet amener la conr de Turin à fixer ane somme eu monnoie de France, sur ou pied qui ne fut pas désavantageux et confonnément à l'évaluation de 7.500.000 livres ou tt.OOO.OOû livres que nous proposons, cela seroit meilleur et plus simple.

Je connais assei. Monsieur, vos talents et votre lète pour le service du Roi, pour être persaadé que vous mettret dans cette affaire toute la deiléfilé cl la n<ri»lesse qu'eue exige. J^ai lAché de tous l'expliquer de la ■Mnière la plus claire qu'il m'a été possible. Mais je sens qn'il me manque bcMKOup d« ooiiBOÎssaDees que je ne puis vous transmettre. M . du Tillot BSt le aeâl qui puisse vobs procurer des édairtissemenls pins étendus.

J« tiens, Monaenr. de receroir la réponse de M. votre frère à des qnestioas qne je hii avois &iles sur l'évaluation des monnoies.

ie joias là cette réponse sons la cote E. qui pourra vous servir, et qui est ute Boarelle preuve de l'inexactitude de t'estimalion de la conr de TiniB. Je deù nCne vous observer que l'évaluation de M. de Cbaurelin nërile la phu gnnde confiance, parce qu'elle est faite par une opérstiM^ pbjâfae s«K ks noniMies, et par l'analyse qu'il en a tait faire. C'est 1

:'est.|^H

REVERSION DL' PLAISANTIN.

lintaticn vraie de la matière, suivant le degré d'or oa d'u-gent fin qu'elle renfenae. Celte maoiêre d'opérer est lapins sûre, pnisqne l'or et l'argent pars doivent avoir le même prii dans tous les pays du monde.

J'ai rhonneur d'être, avec le plus stucèrL' allachement, Monsiear, votre Ute-bumble et très-obéissant serviteur

(Signé ;)

PàOJBT DK CONVENTION BNTRE t

SA UAItSTi CATBOLIgCE

d te Iturt dantmeiU Chtitnl-Pratlât

S CBRETCENni

Aff. Élr.. Coït. Turin. ïol. CCXXXIX. fol, ITI.

Boi Très Chrétien ayant assuré aMi roi de Sardaigne par une lettre s de sa main, le 5 février 1750, qne, si à l'époque de la paix, Sa liaj«sté Sarde n'étoit pas en possession de la ville de Plaisance et du territoire Plaisantin jusqu'à la Nura, selon le cas prévu par le traité d'AiX'Ia- Cbapeile, Sa Majesté Sarde auroit un équivalent dont elle seroit satisfaite; Sa Majesté Très Chrétieuiie a communiqué cet engagement à Sa Majesté Catholique, laquelle a bieu voulu concourir à l'acquit de la parole du Roi Très Chrétien, non seulement pour donner au !toi son cousin des preuves de l'amitié tendre qui les unit, mais aussi pour remplir les vues qu'ont les deux couronnes, d'assurer à Son Altesse Royale, l'Infant Don Philippe, frère de Sa Majesté Catholique et gendre du Roi Très Chrétien, la possession de tes États. El, comme jusqu'à présent l'équivalent territoriaJ qui ponvoit lalisfaire Sa Majesté Sarde, et dont ce Prince désiroit que la France fil la MOberche, n'a pas pu se trouver sans nuire à aucune puissance, ce qui Mtnt 1res contraire aux scntimeuts des trots monarques contractants. Sa ItaJBsté Sarde, pour complaire au Roi Très Chrétien, est convenue avoir UOK Majestés Chrétienne et Catholique, de la transaction suivante. El, en consËiiuence, Sa Majesté Très Chrétienne a autorist^ pour Iran-

«gïr

Et, Sa Majesté Catholique

â. Sa Majesté Sanle

ula, après E'Stre communiqué leurs pleins pouvoirs, sont convenus :

Article prehirb

J Majestés Très Chrétienne et Catholique reconnoissenl de nouveau, en faveur de Sa Majesté Sarde, le droit de réversion de h souverai- ■*** de la ville de Plaisance, et de ta partie du Plaisantin jnsques A la *•**«> fpécinée dans le trnité d'Aiï-la-Chapelle : au cas où la lignée mascu- I de rinfanl Dom Philippe, possesseur actuel, viendroil à s'éteindre ;

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