TRAITÉ DES PYRENEES
KUilenUons du duc Charles, se reodit-il, au commencement de mars 1657, inopinément à Mantoue et arracha-t-il au prince l'engagement d'aller dans un délai de quinze Jours à Casât, poory signer une nouvelle convention avec la France ' : loutes en mesures ne purent arrêter Charles 111 qui passa peu après iHil&D où il " changea du bianc au noir^ > en signant un traité mêle comte de Fuensaldagna. gouverneur espagnol du Mîla- Bpis. f Madame sa femme évanouit de joie lorsqu'elle l'apprit''. ■ Leduc Charles ne demeura pas d'ailleurs plus fidèle au roi d'Espagne qu'il l'avait été à Louis XIV. Dès l'année suivante, Iw armées coalisées de France, de Savoie et de Modène firent de tels progrès en Lombardie que Ïp. duc de Mantoue. menacé dut ses Etats, dut faire appel aux bons offices de la République de Venise pour se réconcilier avec le Roi. Le 9 juillet 4658, il signa avec la France un traité par lequel il s'engageait 4 1 KVder la neutralité'.
Peu après, les conférences pour la paix s'ouvrirent dans l'ile JesFaisans. Le duc de Mantoue envoya un de ses ministres [Kiur y plaider sa cause. Cet agent ne fut point admis à assister aui colloques de Mazarin el de Don Luis de Haro. Ni la France J ni l'Espagne n'avaient de motifs pour prendre en mains les J inlérèls d'un Prince versatile, qui avait successivement trahi 1 lous ses alliés. Le traité des Pyrénées (art. 94) confirma pure- \ menl et simplement, en ce qui concerne la maison de Mantoue, les arrangements conclus à Cberasco. Le roi de France était lutorisé à en " soutenir l'observation et l'exécution même " par les armes ». Les différends qui subsistaient entre lea cours de Turin et de Mantoue au sujet de la dot de la princesse 1 ^rguerile de Savoie, aïeule du duc de Mantoue, devaient ^tre réglés (art. 95) par des commissaires piémontais el man- 'ouans qui s'assembleraient trente jours après la signature de 'i paix, et auraient à conclure un arrangement délinilif dans
'< Mittoiiti de du PU'sii-Uetancon, p. 102 el iuît.