‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 73 sur 224 · Cf. La Itemie Hnloriqvt du mo\i ds iiovem · texte numérisé non relu

Cf. La Itemie Hnloriqvt du mo\i ds iiovem

r rotnie Mattioli loil

OCCUPATrON DE CASAL, 1081. 447

TriUêr à PO qa'il ne prtl pas d'autres engagements. Pressé par l'agent français d'avoir h tenir ses promesses, ce prince déclara que la lettre de créance el le plein-pouvoir du comte Mattiolî étaient apocryphes, que la négociation iivnit éié faile sans son RUiorisattoa, al refusa de souscrire au traité. Cependant le duc ^lail toujours dans la niAme pi^nurie d'argent et dans le mfme Étal de dt^sarroi moral. Il n'y aval! pas lieu do di^sespérer. L'abbé Morel, agent délié et insinuant, remplaija peu apr^s M. dfî Ciaumont à Manloiie el fut plus heureux qa» son prédécesseur. Il »igna, le 8 juillet fC81, un traité secret qui uutorisAÎt la Franco û ociruper militairement In citadelle de (lasal. Aussilât après la remise de la place, le duc devait loucher une somme de cent mille pistoles d'l£spagne ; une pension »niiuelte de soixante mille livres lui était accordée. En cas de guerre en Italie. le duc avait la promesse d'être investi des loncliou» de généralissime avec une pension de cent mille livres pir an. Le 30 septembre 1681, une colonne française occupa HUÇinément Casai, traversant en pleine paix lesiKlats du duc tl« Savoie. C'était un coup de IhéAlre préparé par Louvois, Le ni*me jour, el presque à la même heure, Strasbourg ouvrait

Krles à une garnison française, ations. Une révolte agitait la Hongrie, les Turcs mennïttenl Vienne, l'Espagne ét<iit épuisée, la Hollande abattue, fAngieterre alliée ci pensionnée du Roi. Mais l'indignation ht profonde. En vendant Casai à Louis XIV, le duc de Mtntoue a facilité l'asservissement de l'Europe auquel tend Uuifestemenl In politique de la France. Tous les souverains loenacés confondront dès lors Charles de Gonzague dans leurs rancunes contre le grand Roi.

I! importe désormais de maintenir !e duc de Manloue dans Ulliance française, de l'aider de nos conseils, comme nous lûdons de nos subsides, el d'écaiter tous les dangers qui peu-

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