‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 74 sur 224 · DUC CHARLES IV · texte numérisé non relu

DUC CHARLES IV

vent bienlât menacer sfs ÊUits. Afin de faire faceaux exigences I nJf celte situation nouvelle, Louis XIV se décida & entretenir UD résident à Mantoue. Le baron de Breteuil et M. Gombftud occupèrent successivement ces fonctions de 1682 & 1688. Les aanées, d'ailleurs, n'avaient point assagi le duc Charles, et il y aurait eu. sans doute, de graves inconvéDicQts &. Iv , laisser sans Meator abandonné ik sa légèreté native. « Le v Prince nu nulle application .iii\ alfaires et ne pense qu'ft I ses plaisirs, » écrit M. Gombaud en IG88'. Il s'intéresse k \ Autant «le femmes n qu'il y a d'étoiles dan» les deux Uuraes du pAle Arctique cl Antarctique' », rapporte un autre contemporain. Dans une dépOche adressée au roi en 4693. M. do I iLouciennes raconte que u la plupart des chanteuses d'Italie 1 se mettent sous la protection de M. le duc de Mantouc. tÀ' I prince leur donne des patentes comme étant à son service... 1 Elles sont fort esclaves, car il ne veut pas qu'elles aillent d'un f lieu b un autre sans s» permission, et l'Electeur lie Saxe, n dernier mort, pour en avoir emmené une en son pays dont il t'était devenu amoureux à Venise, en eut une 91 grosse ulFaire \ kt avec ce prince-ci qu'ils pensèrent en venir aux coftteaux I tirés, et l'on eût bien de la peine ù les accommoder' ■>. L'exercice du cheval, la surveillance de ses écuries et de son manège ^ absorbent, d'autre part, le plus clair de son temps. Et encore ces distractions ne lui suflîsent-elles pas, » U est de ceux I qui se trouvent toujours mieux ailleurs que chez eux'. » I *Aussi entrcprcnd-il de continuels voyages à Rome, à Padoue, ii ] Naples, à Gènes, et surtout à Venise où il passe des mois l iCntiers. II y retrouve joyeuse compagnie et notamment ses I ifamombrables protégées. La fréquentation abusive d'une pareille j éociélè semble avoir contribué, en outre, ii développer chez lui l'in goût des mises ridicules et des allures théâtrales qui cuss- (•tituaient encore un des travers du duc Charles IV.

'1. Oombaud &u i-oi, SI février 1688. AIT. Elr., Curr, Uanlouo, t. XIX. fol. S!.

S. Lilirra tlu maréchal de Tetfé. pabllé^a par le cpinte <I( R&nibntGBi>, p. III.

. LoucieniMt ho Roi, il octobre 1693. Air. Elr., Corc. Muiloue. l. X.VIl,

*. Mtitt du marichal de Têtue, p. 60.

' 5. I.ODcifnnflB3uRoi, 26 Moût lOSS. Aff. E

., Corr. Mantoue. 1. XXII. M.S

IFOBCBS DONT DISPOSE LE DCC DE MANTOUE. Ii9 Les troupes qui compo!-eDt les forces du duc de Mantoue se iL'SscDtent de l'indiffi^rence du maître. « Il n'y a pas, » écrit Breteuilau Roi, u un homme de ceux qui sont en âge d'agir, qai' « ait ouï tirer un coup de mousquet ni, jo crois même, étudia ^ ' 1(?5 fortifications sur tout le Màntouan, et les six cents hommes J « de garnison qui sont dans cette ville n'étant compos(^s que 1 » de scélérats bannis pour crimes de tous les lieux du monde^ ' il est probable qu'en un besoin toute ceUo canaille ne man- I queroit pas de s'(5chapper. Il n'y a pas un des officiers qui 1 [' commandent ces soldats qui soit gentilhomme. Les comps* J " gaies et les autres charges sont la récompense des valets de | " chambre, des luquais, et de quelque chose encore de pis, 1 C'est en vain que les ministres de ce prince et moi particuli&>- 1

■ rement l'avons souvent exhorté de mettre quelque discipline I

" dans lo peu de troupes qu'il a Il connaît mieux qu'aucun J

" aulre la raison et la vérité sans vouloir se donner la peiné \

■ de les suivre'. »

Tflcher de faire entrer quelques idées siJrieuses dans l'esprit, i

4'aUlenrs assez ouvert, de ce grand enfant; régler ses dépenses; 1 l'finpficber d'accepter les offres sonnantes que lui font l'Es- I (•gHfl ou l'Autriche pour le détacher do la France ; hàlcr l& j Mtiuration des fortifications de Mantoue et la réorganisation T des troupes; combattre l'inlluence de ministres mal iulen- 1 tiooiiés ; suivre le duc dans tous ses voyages, car il importe de I De pas Tabandonner un jour à des influences rivales; llatterf les vices et les caprices du prince ; braver la fièvre des maraie muitouans : telle est la vie qui s'impose aux envoyés de Ifluis XIV à la cour du duc Charles IV. M. Gombaud périt à la lâche. En 1688, il accompagna le duc de Mantoue dans une ''icursîon aux quartiers de l'armée autrichienne qui faisait alors lo siège de Belgrade, et fut emporté par la fièvre au cours "iece voyage. En dépit des difficultés qu'ils rencontraient, les «gents de Louis XfV obtinrent cependant certains résultats fort "Ppréuiablcs. Par extension des stipulations du traité du ^juillet 1681 . le duc de Mantoue confia auX' troupes françaises,

' BreliuU i

lï nuTSQibre 1683. AIT. J

, Corr. Minloue,

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