‹ Savoie-Sardaigne et MantoueChapitre 75 sur 224 · GUERRE DE LA LIGUE DAUGSBOUBG · texte numérisé non relu

GUERRE DE LA LIGUE DAUGSBOUBG

outre la cttudelle de Casai, la garde entière de la ville. Uo de ses ministres, le marquis Canossa, ayant été convaincu de nouer des intrigues avec la maison d'Autriche, le duc le fit emprisonner (1685). En maintes circonstances, le bon vouloir du prince suppléa d'ailleurs aux défauts de son caractère.

Cependant, après la conclusion de ta ligue d'Augsbourg et de la Grande Alliance de 1689, la situation devint plus difficile. La rupture survenue en 1690 entre le duc de Savoie el Louis XIV I réduisit les Français à observer ta défensive en Italie, et les mit F dans l'impossibilité de couvrir les Etats du duc de MantoUe. I Dès lors. Impériaux et Espagnols mirent à rançon le Mantouao et le Montferrat. Appuyt^ par ta France, le duc fit appel au pape. I & la république de Venise et à tous tes princes de la Lombardie, I pour obtenir par leur entremise quelques adoucissements à ses I maux. Louis XIV s'efforça, d'autre part, de faire agréer au [ Bsint-Siège diverses combinaisons qui eussent eu pour consé- Iquencc d'assurer le maintien de l'intégrité territoriale des États I du duc de Mantoue, en eonlîunl pend§,nt la durée de lu guerre I la garde de ses places aux troupes pontificales. La supériorité I militaire des alliés s'affirmait trop puissamment en Italie pour que ces démarcbes eussent aucune cbance d'aboutir contre la volonté des Autrichiens et des Espagnols. Les princes voisins regardèrent les mauvais traitements inlUgés au duc de Mantoue 1 comme une pièce de théâtre à laquelle ils n'avaient point I part' ». Le traité de Gazzuolo (juin 1691) imposé par tes l^pugnols, contraignit, le duc de Mantoue à prendre l'engage- 1 Oient d'observer la neutralité. En fait, les duretés des alliés I rproduisirent un résultat tout autre que celui qu'on attenivdait sans doute à Vienne et à Madrid. Au lieu de réduire le I Tprince mantouun. elles le révoltèrent. Profondément blessé, il I donna " tout son cœur' » à Louis XIV et iie vit plus de chance l de salut que du cûté de la France. Lorsqu'on 1692 le comt« I de Rébenuc séjourna dans les différentes cours de la Haute- Italie, le duc Charles prit vis-à-vis de lui l'engagement secret

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