Loucieimcs a loi
S, Loucicjinei ui
■ceiiibi-fl 1(189, Afl. Etr-, Coït. Manloue, l. XIX li imi. Air. Eli'., Cuit, MaiiWuc, [. XIX. Col. I3fl.
L'ENVOyÉ FRANÇAIS EST CONGÉDIÉ- IHI
ie recevoir des troupes fran(;aises dans Mantoue dès que le roi pourrait eatreprendre une nouvelle campagne en Lonibardic. A plusieurs reprises, les Impériaux sommèrent le duc de Manloue de chasser de ses États le résident français. Il repoussa; i longtemps ces olTensantcs priStentions. Cependant, dans les, I premiers jours d'avril 1694, les Allemands renouvelèrent leurs , eiigeuces, déclarant qu'en cas de refus ils allaient dévaster le | territoire de Mantoue et affamer la ville, Pour éviter de nou- ] veiks calamités au duc Charles IV, le ministre français, M. du Pr^, se relira avec l'assentiment du Roi. Au moment où il prît con^ du prince, celui-ci lui fit de touchants adieux : « Vous | pariez, « lui dit-il, « et je vais rester ici comme un corps sans « imc ; mais assurez bien Sa Majestd que je n'y demeure que 1 « pour voir si je pourrai encore y être de quelque utilité pour , " son ser>'ice ' . »
De 1694 jusqu'à la paix de Ryswick, il n'y eut pas d'agent frmi^is à Mantoue. Le duc continua à entretenir une correspondance secrète avec M. du Pré qui résida d'abord à GËnes, puis k Florence. Ces années furent marquées par deux événeneuls d'une importance capitale pour les Gonzague. En 1695, Louis XIV consentit à remettre à Victor-Amédée de Savoie la place de Casai pour être rendue démantelée au duc de Mantoue. U Roi renonçait ainsi à l'un des principaux avantages acquis i la France par Richelieu à l'époque où le duc de Nevers était ■{ wnB prendre possession de ses États italiens. En restituant ^ i'tanfe suivante Pignerol au duc de Savoie, Louis XIV aban- < donna la porte de l'Italie léguée à son père par le grand Car- •linaL C'était la fin du système crée en 1631 après la guerre' lie la succession de Mantoue et qui, pendant plus de soixante snnées. avait permis à la France de jouer un rôle prépondérant Jaas une partie de la Péninsule.
La paix de Ryswick ne fit perdre aucun territoire au duc de Mantoue; mais elle ne lui accorda pas les indemnités auxquelles il croyait avoir droit pour les dommages considérables que la guerre lui avait fait subir. Le comte Bagliani. résident ordinaire
I. Uu IVî au Roi, 19 avril ItiOi. A.ir. Elr., Corr. ManWue, l. XXIII, fol. lôî.